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dimanche 24 octobre 2021
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47ème Panafricaine: le sursaut au féminin

Notre pays, à l’instar de la Communauté Africaine, a célébré le 31 juillet, la Journée Panafricaine des Femmes sous le thème : « Femmes et filières porteuses soutenues par la diaspora ». La commémoration de cet événement s’est déroulée le samedi dernier au CICB.

La ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille accompagnée notamment par son collègue en charge des Maliens établis à l’extérieur a présidé la cérémonie dont l’éclat a été rehaussé par la présence de plusieurs anciennes ministres de la Promotion de la femme ainsi que des responsables des faitières des femmes.
L’une des innovations de cette édition a été le défilé des femmes des communautés étrangères vivant au Mali en vue de manifester l’engagement commun des femmes en faveur de leur émancipation.
Après les mots de bienvenue du maire de la commune III, la vice-présidente de l’Organisation panafricaine des femmes (OPF), Mme DIALLO Kama SAKILIBA, a rappelé la lutte héroïque menée par les femmes pour leur émancipation et ayant consacré à l’institutionnalisation de cette journée, dans les 1960.
Pour elle, ce combat émane de la volonté manifeste des femmes d’Afrique à dépasser les barrières géographiques, linguistiques et culturelles, pour se donner la main, en vue « d’échanger et d’agir ensemble, pour accélérer le mouvement d’émancipation des femmes et soutenir le grand courant de libération politique et économique de l’Afrique ».
Après ce rappel historique, elle a focalisé son intervention sur le thème de cette journée. Au plan international, le thème suivant a été retenu: « Inclusion financière des femmes : défis et opportunités ».
Pour elle, il vise à contribuer à la vulgarisation et à la mise en œuvre de la décennie de l’inclusion financière et économique des femmes 2020-2030 lancée par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, en février 2020, à Addis Abeba.
« Cette nouvelle décennie des femmes africaines vise à faire progresser leur situation financière et économique sur le continent ; à réaliser le potentiel de développement des entreprises féminines, à travers des actions permettant de développer leurs capacités ; à renforcer leur capital humain et physique ; à les aider à accéder à la technologie et pouvoir l’utiliser en vue d’augmenter la productivité de leurs entreprises », a expliqué la vice-présidente de l’OPF.
Elle a profité également de la circonstance pour saluer le Fonds des femmes leaders d’Afrique par les Chefs d’État et de gouvernement en 2020, à Addis Abeba. « Ce fonds vise à soutenir les femmes entrepreneurs pour une croissance économique durable du continent », a précisé Mme DIALLO Kama SAKILIBA.
Malgré les efforts, la vice-présidente de l’OPF a déploré que l’atteinte de l’inclusion financière et économique des femmes se heurte toujours à l’accès aux financements bancaires, à la stabilité socio-politique des Etats membres, au terrorisme, aux violences basées sur le genre.
Face à la situation, elle a tiré l’attention des autorités sur des initiatives qui pourraient soutenir l’inclusion financière et économique des femmes.
Il s’agit, pour elle, de faire de la femme le levier de l’opérationnalisation de la zone de libre échange continentale africaine (ZLECAF) ; de mettre en œuvre le programme de l’UA sur la mécanisation de l’agriculture et de mettre en place de véritables politiques foncières plus inclusives et durables.
De son côté, la ministre Wadidié Founè COULIBALY a indiqué que les thèmes de cette édition ne sont pas fortuits. Selon elle, ils visent à amplifier l’information, la sensibilisation et le plaidoyer autour de la décennie de l’inclusion économique et financière des femmes à l’horizon 2020-2030.
Quant au thème national, il met l’accent sur la contribution des femmes de la diaspora dans l’économie malienne, à travers les filières porteuses.
« Ces thèmes sont aussi en cohérence avec l’ODD 5 de l’agenda 2063 de l’Union africaine (UA), en rapport avec le cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable, la politique nationale genre, les programmes et outils de l’autonomisation de la femme et l’épanouissement de l’enfant », a fait savoir la ministre.

Dans son intervention, elle a aussi évoqué l’apport de la diaspora dans l’économie nationale. Les transferts de fonds envoyés par celle-ci constituent une richesse indéniable pour le développement du Mali. A titre d’exemple, ceux-ci s’élevaient en 2017 à plus d’un milliard de dollars US, soit plus de 7% du PIB.

Par Sikou BAH




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