À la veille du quart de finale opposant le Mali au Sénégal, la conférence de presse des Aigles, conduite par le coach Tom Saintfet et relayée par le milieu de terrain Lassana Coulibaly, a mis en lumière un optimisme mesuré mais déterminé. Dans un contexte où l’adversaire reste l’un des favoris du tournoi, les deux représentants maliens ont insisté sur la force mentale et la cohésion du groupe comme leviers de performance. Lassana Coulibaly a souligné la solidité de l’équipe, sa capacité à se surpasser face à l’adversité, et la nécessité d’aborder le match sans pression mais avec concentration et engagement total sur chaque minute de jeu. La victoire contre la Tunisie, obtenue à 11 contre 10, est présentée comme une preuve de résilience que l’équipe compte réitérer face aux Lions de la Teranga.
Le discours de Tom Saintfet complète cette lecture en insistant sur la préparation minutieuse et la discipline tactique, mais aussi sur l’importance des détails physiques et du turnover dans un tournoi où la fatigue et les aléas peuvent peser lourd. Le coach malien a insisté sur la complémentarité entre discipline et créativité sur le terrain, affirmant que la stratégie ne se limite pas à un seul joueur mais repose sur l’ensemble des 28 éléments disponibles. Il a également relativisé la notion de favori face au Sénégal, rappelant que chaque joueur est conscient de son rôle et que la victoire dépendra autant du mental que de la technique.
Dans ce mélange d’humilité et de confiance, l’angle d’analyse est clair : le Mali mise sur un collectif discipliné, renforcé par la motivation historique et l’esprit combatif, pour tenter de renverser la hiérarchie du tournoi. L’optimisme affiché n’est pas une simple déclaration ; il traduit une stratégie consciente, où préparation physique, intelligence tactique et résilience psychologique sont les piliers d’une ambition qui va au-delà du simple quart de finale. Pour les Aigles, la qualification est un objectif réaliste, à condition que la concentration et l’intensité soient maintenues du coup d’envoi jusqu’au dernier souffle.
Voici les réponses qu’ils ont donné aux questions des journalistes :

Réponses du joueur Lassana Coulibaly

Lassana ce sont des joueurs sénégalais que vous connaissez, que vous avez affrontés déjà différemment avec vos clubs respectifs. En tant que joueur, qu’est-ce que vous vous êtes dit pour préparer cette rencontre contre le Sénégal ?

Lassana Coulibaly : Je sais que pour le match de demain, ça sera un match très difficile des deux côtés parce qu’on a tous des bons joueurs. Comme le coach l’a si bien dit, le Sénégal c’est l’une des meilleures équipes en Afrique. J’ai déjà joué contre des joueurs sénégalais et déjà joué avec des joueurs, déjà partagé des vestiaires avec des joueurs sénégalais. C’est une très bonne équipe et nous aussi nous sommes confiants. Depuis que nous sommes là, nous ne faisons que des bonnes choses même si nous avons beaucoup de choses à régler. Mais nous sommes une très bonne équipe, une équipe solide et sur un match de 90 minutes, tout est possible. Nous sommes confiants, nous sommes surtout concentrés sur le travail que nous avons fait.

Question : Votre qualification contre la Tunisie a révélé la véritable force mentale de cette équipe du Mali. Comment comptez-vous maintenant capitaliser là-dessus avant d’affronter une équipe du Sénégal qui a des certitudes dans le jeu ?

Lassana Coulibaly : Contre la Tunisie, nous avions besoin de ce genre de mentalité pour pouvoir nous qualifier parce qu’à 11 contre 10, c’était pas du tout facile. Donc même contre le Sénégal, nous avons besoin encore de ce genre de mentalité. Nous savons que ça ne va pas être facile mais il faut se battre et se battre en jouant, en se donnant la possibilité de se qualifier. Parce que c’est une très bonne équipe en face, que ça soit offensivement, défensivement, nous avons nos armes aussi. Nous allons profiter de ça pour nous battre, ne rien lâcher et se battre jusqu’au bout. Sur un match de 90 minutes, tout est possible et sur ça il n’y a pas de favori ; ça va se jouer sur le mental et sur le plan physique.

Question : Ce match Mali-Sénégal est un classique. Qu’est-ce que ça représente pour vous et votre groupe ?
Lassana Coulibaly : C’est très, très important pour nous d’être là parce que nous sommes venus pour une cause et nous savons que pour cette cause, il faut passer sur ce chemin. C’est un pays voisin. Nous savons que ça fait toujours plaisir de jouer ce genre de match. Aujourd’hui nous sommes concentrés, nous savons pourquoi nous sommes là et nous irons jusqu’au bout.

Question : En tant que cadre, comment est-ce que vous encadrez ces joueurs-là, surtout pour ces matchs à élimination directe ?
Lassana Coulibaly : Il faut beaucoup de communication, surtout envers les jeunes joueurs. Je pense qu’aujourd’hui, s’ils sont arrivés là, pas par hasard. Ils ont montré beaucoup de choses et je pense aussi qu’ils savent ce qui nous attend, surtout le Mali. Ils savent que nous avons besoin de ce trophée et que nous sommes là pour ça. Nous sommes là en tant qu’ancien pour leur donner des conseils, pour qu’ils prennent leur responsabilité parce que sur le terrain nous n’allons pas être derrière eux. Ils ont leur responsabilité, ils sont conscients. Je pense qu’ils sont aussi concentrés quel que soit celui qui joue ou qui ne joue pas. Ils savent que quand ils vont rentrer, ils doivent donner le meilleur d’eux-mêmes. Nous leur donnons beaucoup de conseils pour prendre leur responsabilité. Ils sont conscients de ça.

Question : Un discours comme ça, est-ce qu’il vous motive ? Est-ce qu’il vous met davantage de pression ?
Lassana Coulibaly : Pas de pression. Nous savons que nous sommes là pour ça. Quoi qu’il arrive, nous savons que nous sommes venus pour la coupe ; et pour la gagner, il faut passer par là. Nous nous attendions, déjà à ça. Et pour revenir, pour revenir à son discours, ça nous motive, ça nous motive et ça nous donne encore la force de nous battre. Et pour demain, comme j’avais déjà dit, sur un match de 90 minutes, tout est possible. Tout est possible. Ça nous donne la possibilité de nous qualifier en se battant, en se donnant la main, en s’encourageant. Parce que nous savons tous que demain ça ne sera pas facile ni pour nous ni pour le Sénégal. Et voilà, ça va être un match très tendu des deux côtés.

Question : Estimez-vous que le Mali arrive face au Sénégal plus fort mentalement ou sous pression ?
Lassana Coulibaly : Comme j’avais dit, nous ne sommes pas sous pression. C’est un match, ça va être difficile mais pas de pression ou de peur. Non, nous sommes là pour ça. Nous sommes des joueurs de foot et nous sommes concentrés sur ce que nous faisons parce que nous savons que nous aurons besoin de la concentration demain. Parce que c’est une très belle équipe en face avec des très bons joueurs avec des qualités. Nous sommes confiants parce que nous savons que nous pouvons les mettre en difficulté. Que le meilleur gagne, nous savons que ça ne sera pas facile non plus.

Comment est-ce qu’il va aborder cette rencontre-là ?
Lassana Coulibaly : Comme vous savez, c’est un joueur très important pour nous et sur le terrain, même en dehors du terrain, et nous savons aussi que c’est quelqu’un qui est fort, très fort mentalement. Ce penalty ne change rien pour lui. Il donnera encore plus que le match passé parce qu’il sait que le Mali a besoin de cette coupe et il sait que lui aussi il en a besoin comme nous tous nous avons besoin de cette coupe. Et nous savons que pour gagner cette coupe, il faut se donner le meilleur de nous-mêmes. Chaque match est différent. Le match contre la Tunisie, nous avons déjà oublié et le match de demain est à notre portée. Tout ce qui s’est passé du début de compétition jusqu’ici, on a déjà tout oublié. Nous nous servons juste des erreurs que nous avons commises pour ne pas commettre la même chose. Sinon tout ce qui nous intéresse c’est le match de demain et nous travaillons pour ça.

Est-ce que ça vous donne une motivation de plus pour aller plus loin dans cette compétition ?
Lassana Coulibaly : Oui, même avant d’arriver ici. Dès le début, nous nous sommes donné rendez-vous jusqu’en finale. Avec cette qualification pour le quart de finale, avec les équipes qui sont là aujourd’hui, ça nous donne encore plus envie d’aller remporter cette coupe. Mais avant de gagner cette coupe, nous avons déjà un match qui est là contre le Sénégal et nous savons que ça ne va pas être facile mais nous savons tous que ça devrait passer par là pour pouvoir gagner cette coupe. C’est ce qui nous donne encore plus envie d’aller chercher ce trophée.

Réponses du Coach Tom Saintfet

Coach, bonjour et bienvenue à Tanger. Vous allez jouer demain le premier quart de finale de cette très belle compétition et contre une équipe qui est le voisin du Mali que vous connaissez très bien parce que vous suivez de près le football sénégalais. Comment vous avez préparé ce match-là, cette confrontation entre le Mali et le Sénégal ? Merci.

Tom Saintfet : Bonjour tout le monde. Good morning everyone.
Jouer un quart de finale, c’est toujours quelque chose de spécial et sûrement dans ce cas ici. Quand on voit les huit (8) équipes qui sont qualifiées, ce sont tous les grands pays du football africain. Mais je pense que demain nous allons jouer contre le plus grand pour le moment, le Sénégal, qui a été qualifié très facilement pour le 2ᵉ tour aussi en quart de finale. 10 buts marqués dans quatre matchs. L’année passée, Sénégal en 2025 a perdu seulement contre le Brésil, gagné contre l’Angleterre là-bas, match nul contre l’Irlande et c’est une équipe stable avec beaucoup de qualités individuelles mais aussi une équipe très forte qui marque facilement, qui n’encaisse pas beaucoup et qui joue très direct. Quand il y a l’espace, ils sont très dangereux.
Mais nous avons aussi une très bonne équipe. Nous n’avons perdu aucun match. Nous avons bien joué contre la Tunisie et contre le Maroc, deux équipes fortes. Nous avons des bons joueurs, nous avons bien préparé, nous avons récupéré aussi parce que la fatigue dans un tournoi, c’est aussi une influence et nous avons quelques jours que nous pouvons récupérer. Tout le monde est disponible, tout le monde est frais et je pense que ça va être une guerre demain qui ne sera pas facile. Nous avons une chance, le Sénégal est le favori pour lequel nous avons beaucoup de respect mais nous n’avons pas peur. J’ai confiance que nous pouvons faire ce pari demain, inchallah.

Bonjour coach. Chogbe de l’Afrique du Sud. Coach, j’ai évidemment regardé le match que vous avez joué contre la Tunisie, où vous étiez à 10 pendant une très longue période, et vos joueurs ont continué à se battre jusqu’à atteindre ce stade du tournoi. Quelle est l’importance du travail réalisé par votre préparateur physique, Rido, et pouvez-vous nous éclairer sur votre relation avec lui, sachant que vous travaillez ensemble depuis assez longtemps ? Merci beaucoup pour votre question.

Tom Saintfet : Rido est très important. Je connais Ro depuis 2014, quand j’étais en Afrique du Sud, et il a voyagé avec moi partout en Afrique et dans le monde entier. C’est probablement le meilleur préparateur physique d’Afrique et l’un des meilleurs au monde, et il fait un excellent travail. Après trois semaines de CAN, nous n’avons aucune blessure. Nous avons un joueur à l’infirmerie à cause d’une rupture ligamentaire, mais 27 joueurs seront disponibles demain pour le match. Cela montre que notre préparateur physique a fait un travail remarquable. Si vous jouez 120 minutes, presque à 100 % avec les hommes disponibles et que vous pouvez maintenir votre niveau, vous pouvez même être dangereux en seconde période ou en prolongation. Le rôle du préparateur physique est donc très important, et c’est aussi la raison pour laquelle il est avec moi. Je veux les meilleures personnes autour de moi : les meilleurs entraîneurs de gardiens, analystes, préparateurs physiques, équipe médicale. Si nous voulons rivaliser avec les meilleurs, nous devons avoir les meilleurs.

Le Mali est une des sélections dans le tournoi qui a fait le plus de turnover. Il y a que quelques joueurs, vos gardiens qui n’ont pas pris part, à part Djigui. J’aurais voulu que vous nous parliez justement de ce turnover par obligation aussi parfois, mais aussi sans doute pour de l’équilibre. Qu’est-ce que vous pouvez nous en dire de fait d’utiliser tous ces joueurs ? Merci.

Tom Saintfet : Oui, nous avons une équipe, 11 joueurs qui font leurs débuts à la CAN. Nous avons changé quelquefois la sélection pour quelques raisons. Chaque match est différent et demande une stratégie particulière, une autre qualité. Ce n’est pas possible que tu joues comme entraîneur avec les mêmes 11 contre Zambie et contre Maroc. Cela demande d’autres qualités, d’autres choses pour jouer tactique. Mais naturellement, nous avons Aliou qui a deux cartons au premier tour qui n’est pas disponible. Doudou Haidara, maintenant Coulibaly carton rouge. Ce sont des choses dans le football qui sont là. Mais comme entraîneur, quand tu fais une sélection de 28, tu as confiance à tous les 28. Pour le moment nous avons seulement Sékou Niakhaté et Mamadou Doumbia et deux gardiens qui n’ont pas joué mais le reste des minutes. Pour moi c’est aussi quelque chose que de motiver l’équipe. Quand tu veux rester jusqu’à la fin tu dois motiver tous les joueurs pour faire part de la sélection. Je pense à tout, à chaque détail. Tu ne peux jouer avec le même 11 tout le temps mais après il y a 17 joueurs qui sont pas contents. Pour beaucoup de raisons on fait des changements c’est soit tactique soit pour des blessures, des cartes rouges ou cartes jaunes mais c’est aussi psychologiquement. J’ai confiance à chaque joueur de mon équipe, chaque joueur a son rôle du jour et quand on gagne c’est avec 28 et pas avec 11 ou avec 16.

Les matchs à élimination directe demandent souvent plus de prudence. Est-ce que vous allez rester fidèle à votre style de jeu ? Merci.

Tom Saintfet : Il y a du mal à mixer beaucoup de bons joueurs. Nous avons une équipe avec beaucoup de qualités. Nous sommes très forts dans la possession de ballon. Seulement, nous manquons un peu d’efficacité. Nous n’avons pas créé beaucoup d’occasions. Dans la qualification, nous avons marqué des buts : 3-0 contre Comore, 4-1 contre Madagascar, 6-0 contre Swatini. Ici, nous jouons dans un autre niveau. Nous avons eu le premier match contre la Zambie avec un peu de malchance. Nous n’avons pas marqué, nous avons raté un penalty. Nous avons une équipe qui joue dans la discipline et nous savons que quand tu restes dans un tournoi, l’adversaire est toujours mieux comme avant. Ce sont seulement les meilleurs qui restent. Donc c’est clair que nous devons trouver une combinaison entre jouer avec beaucoup de disciplines mais aussi naturellement avec créativité dans la possession du ballon. Je ne peux pas changer beaucoup dans le jeu. C’est seulement les noms qui peuvent être différents. Mais en général, les joueurs maliens sont fantastiques. Ils ont de très bonne technique, très bonne mentalité et ils jouent aussi avec la discipline. Il n’y a pas beaucoup de changement, je pense.

Le Mali est connu pour son beau jeu mais on a l’impression que vous vous préférez l’aspect physique, le combat plutôt que le beau jeu. Est-ce que ça vous plaît de jouer comme ça ? Est-ce que ce sera encore le cas demain ?

Tom Saintfet : J’aime le beau jeu mais quand ce n’est pas réaliste de gagner avec le beau jeu, je préfère gagner. Nous pouvons jouer le bon jeu et perdre 3-0 demain et on peut jouer le mauvais jeu et nous qualifier avec penalty. Pour moi, je l’ai dit toujours : confiance derrière, qu’on n’a jamais gagné un match mais on a trois matchs extra avec des penalty, des victoires. Je vais essayer d’être direct : pour moi le beau jeu, quand Maroc a joué en Coupe du monde. Le Maroc n’a pas bien joué mais ils sont 4e au monde et tout le monde a oublié la manière. Pour moi je préfère le bon jeu quand c’est possible. Je ne vais jamais dire à mes joueurs de pas jouer bien ou de pas marquer des buts qu’on peut gagner 5-0 demain, inchallah. Mais ce n’est pas réaliste et c’est bien qu’on puisse aussi jouer différent. Avant, le Mali était connu pour le beau jeu mais pas pour le battre, pas pour leur discipline et c’est peut-être les petites touches que j’ai données à l’équipe. Ensemble avec mon staff, et le mix entre être capable de jouer bien mais aussi de jouer comme une équipe unie et combattre ensemble c’est peut-être le plus important. Je pense que demain combattre c’est plus important que le beau jeu parce qu’on ne joue pas contre un petit pays, on joue contre un des plus grands.

Tom, est-ce que vous pouvez nous parler un peu s’il vous plaît de Gaoussou Diakité ? Est-ce que son entrée face à la Tunisie vous a plu ? Vous avez donné envie de lui donner un peu plus de temps de jeu et n’est-il pas l’un des joueurs idoines pour le jeu de transition que vous voulez mettre en place ? Merci.
Tom Saintfet : C’est un jeune joueur de 20 ans, première année en première division en Suisse avec Lausanne, 14 matchs, 4 buts, 4 passes décisives avant de passer en Autriche. Mais un joueur avec beaucoup de talent et un joueur avec beaucoup de joie dans son jeu, quelque chose de spécial, quelque chose de mythique. Il joue comme à la plage, il joue comme dans les rues. C’est un joueur qui peut donner quelque chose à l’équipe et c’est important d’avoir des joueurs comme ça et c’est bien pour cela qu’il est là. La raison pour laquelle nous l’avons sélectionné est parce qu’il a fait seulement 20 minutes avec l’équipe nationale. Il a été une fois sélectionné pour l’équipe nationale. Nous avons pensé qu’il est quelqu’un pour commencer parce que nous avons beaucoup de bons joueurs mais nous savons qu’il peut rentrer. Au début, il a eu un peu de problème d’adaptation dans le groupe pour prouver des choses à l’entraînement mais les dernières semaines il est ouvert. Il s’entraîne à haut niveau. Naturellement, 5 minutes contre la Tunisie et son penalty ça donne plus de confiance. Inchallah, il va être très important demain pour nous, Saint Jouir avec un grand futur, et on espère qu’il va donner tout demain pour une victoire.

Le Mali a marqué trois buts. Les trois buts, c’est par le même joueur, Lassine Sinayoko. Est-ce qu’on peut dire qu’il y a une dépendance sur ce joueur ou si oui, comment vous expliquez cette dépendance ?

Tom Saintfet : Oui et non. Naturellement, nous avons joué avec un attaquant et c’est clair que l’attaquant c’est celui qui marque le plus. Mais le premier match, nous avons eu avec Bilal un penalty et on l’a raté. Quand Bilal a un peu de chance, il marque. C’est lui qui marque tous les buts. Pour moi, ce n’est pas important, mais là Sinayoko, il joue fantastique plusieurs fois seul devant. Il travaille beaucoup parce que ce n’est pas quelqu’un qui manque des buts. Il travaille beaucoup parce qu’il aide l’équipe quand nous n’avons pas de ballon, il est disponible quand on a le ballon. Il est bien dans la transition, il est dangereux, il crée des pénalties et il a marqué trois buts : un but dans le jeu et deux penalties. Mais pour moi, c’est un très bon joueur, très important pour l’équipe, mais pas le seul. Il peut seulement marquer quand les autres font leur travail. Pour moi nous avons des bons attaquants avec El Bilal, avec Diakaté, avec Dorgeles, avec Kamori Doumbia, avec Mamadou Doumbia, avec Mamadou Camara. Nous avons beaucoup de bons joueurs qui peuvent manquer des buts. Ce n’est pas important qu’il manque un but, mais c’est clair que le signe pour le moment après les dernières cartes, il a marqué aussi trois buts. J’espère que demain il va marquer son 4e but. Ce n’est pas important qu’il marque mais je suis très content pour son travail.

Alors certainement c’est votre premier quart de finale en tant que coach dans votre aventure en Afrique si je me trompe ? Non. Alors contre le Sénégal est-ce que vous avez des joueurs sénégalais ou un joueur sénégalais dont vous craignez ? Merci.

Tom Saintfet : En 2021, nous avons joué avec la Gambie contre le Cameroun en quart de finale. Non c’est le 2ᵉ en 4 ans. J’ai dit ça. Pour moi, toute l’équipe du Sénégal est bien. Ce sont des bons joueurs. Je ne dois pas parler de noms parce que tu connais tous les noms que moi. Je connais aussi tous les noms. Moi je ne suis pas intéressé par le Sénégal, je suis intéressé par mon équipe. Comme Lassana a dit, nous sommes ici pour une mission. Nous avons un rêve, le peuple malien a un rêve. J’ai dit ça avant, nous avons une histoire et nous pensons que c’est notre moment. Nous sommes le seul pays qui n’a jamais gagné ce titre. Pour les Maliens, pour nous, pour les Aigles, c’est notre moment. La seule chose qui compte, ce sont les Aigles du Mali pour moi. Nous savons, nous allons affronter une équipe très forte. C’est clair. J’ai dit ça avant avec chaque individu du Sénégal qui joue de très haut niveau avec les grandes stars, mais nous ne sommes pas impressionnés. C’est ce sont des joueurs comme mes joueurs. Mes joueurs sont aussi des grandes stars, des bons joueurs avec toutes les qualités et nous n’avons pas perdu dans ce tournoi, juste comme le Sénégal. Nous avons un peu de chance à marquer des buts mais nous avons affronté peut-être des équipes plus fortes que le Sénégal. Nous avons affronté Tunisie et Maroc. Pour moi la seule équipe qui compte et les seuls joueurs que je connais demain sont mes joueurs, les meilleurs joueurs.

Transcrite par la Rédaction de Info-Matin

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