L’Association Yamarou Photo a officiellement annoncé, ce jeudi 15 janvier, la tenue prochaine de la 1ʳᵉ édition du Prix Ibibi, dédié à la promotion de la photographie africaine. En lice, 10 œuvres provenant de 7 pays africains.
Bamako accueillera, à partir du 10 février pour un mois, une série d’activités culturelles et artistiques destinées à célébrer la photographie africaine tout en distinguant des œuvres et des talents du continent. À travers cet événement, Yamarou Photo entend créer un espace durable de reconnaissance, de formation et de professionnalisation pour les photographes africains. Une centaine d’œuvres photographiques ont été recensées suite à un appel à candidatures.
Parmi lesquelles, 10 œuvres ont été retenues par un jury composé de plusieurs nationalités africaines et européennes pour décrocher les prix en compétition qui seront décernés pendant la semaine professionnelle, du 10 au 15 février 2026.
Ces prix sont en l’occurrence le prix Ibibi qui récompensera le meilleur projet photographique d’un artiste vivant sur le continent africain ; le prix Naomie Steuer, dédié à une femme photographe émergente africaine, en hommage à l’ancienne directrice de la Fondation Oumou Dilly ainsi que le prix du livre photo, décerné à un ouvrage photographique africain édité par un éditeur du continent.
« Malheureusement, nous n’avons enregistré qu’une seule œuvre au compte du prix du livre. Ceci démontre qu’il y a un travail à faire dans ce domaine », a indiqué Bintou Alexandra DIARRA, se réjouissant par ailleurs que les nominés à cette initiative proviennent de 7 pays, à savoir : le Bénin, le Cameroun, le Congo, le Togo, le Sénégal, le Mali et la Guinée Conakry.
Outre les distinctions, les lauréats bénéficieront d’une période de coaching de près d’une année et des opportunités leur seront offertes afin qu’ils exposent dans les rencontres de photographie au Mali ou d’autres pays africains et ailleurs.
Pour le directeur artistique, Seydou CAMARA, ce projet soutenu par Stichting DOEN et la Fondation Oumou Dilly vient en renfort à d’autres initiatives de la photographie pour combler le vide de l’inter-biennale des Rencontres de Bamako.
« Nous voulons, après les rencontres de photographie qui se déroulent tous les deux ans à Bamako, tenir aussi le programme du prix Ibibi. Il sera aussi biennal. Par cette initiative, nous accompagnons et dynamisons les rencontres de Bamako. La finalité est que Bamako demeure la capitale de la photographie africaine », a précisé M. CAMARA.
Son ambition : faire de cette rencontre un rendez-vous majeur de la photographie en Afrique et bien au-delà en mettant en lumière et en accompagnant les talents.
En plus des distinctions, il est prévu une série d’activités comprenant conférences, formations thématiques et expositions destinées à démocratiser la photographie et à sensibiliser les populations aux enjeux sociaux, culturels et citoyens.
PAR SIKOU BAH