À la veille du mois de ramadan, les marchés bamakois enregistrent une variation des prix des denrées alimentaires de base sur le marché. Alors que le riz connaît une baisse notable, le sucre, quant à lui, affiche une légère hausse, comparativement aux deux dernières semaines. Mais pas de panique, il n’a pas, pour le moment, dépassé le prix plafond fixé par les autorités, à savoir 600 f CFA le kilo du sucre local et 650f pour le sucre importé.

Si notre enquête de la semaine dernière nous a permis de recouper les prix de certaines denrées de première nécessité jugés stables, la situation est tout autre dans les marchés à la veille du mois béni Ramadan.

Au moment où le riz, la farine de blé, l’huile et même le lait connaissent une stabilité du prix voire une baisse significative, le sucre, par contre, qui se livrait à un prix très salutaire, il y a quelques semaines, prend de l’ascenseur.
En effet, le sac de sucre qui était cédé, en début février à 22 500f, par endroit, était livré 25 250 FCFA la semaine dernière.
Mais, à quelques heures du début du Ramadan, le sac à grimpé à 26 500 FCFA, soit une augmentation de 3 500 FCFA en moins d’un mois.
Ainsi, au lieu de 550 FCFA (prix de la semaine dernière), le Kilo du sucre est aujourd’hui vendu à 600 f CFA au niveau Grand marché de Bamako.
Mais elle n’a surtout pas intérêt à dépasser le prix plafond fixé par l’Etat, qui est de 600 f à 650 FCFA le Kilo, selon la DGCCC.
Bien assis dernière le guichet de sa boutique de vente en gros et détails, Ousmane T est incapable de nous éclairer à propos de ce changement.
« Hier lundi, on a vendu le sac à 26 000 FCFA, mais aujourd’hui, avec les nouveaux conteneurs qui sont arrivés, on nous livre le sucre à un prix un peu plus élevé (26 500f) » a-t-il témoigné.
Tout comme chez lui, le même constat est fait chez Aguibou, un vendeur grossiste.
Comme par coïncidence, nous avons rencontré dans cette même boutique, une équipe de la Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence qui était en plein contrôle des prix des denrées dans les marchés.
Après avoir fait le constat, Mme KAMATE Safiatou CAMARA, agente de terrain de la DGCCC a conseillé à Aguibou de se conformer au prix fixé par l’Etat.
Celui-ci cède le bidon 20 litres d’huile entre 19 000 et 22 500 FCFA, alors que le prix indiqué par l’agent de la DGCCC est de 20 000 FCFA.
« À combien vous vendez le gaz ? » a questionné Mme CAMARA afin de s’assurer de la conformité des prix.
Dans son registre, le Gaz est fixé par la DGCCC 7000 FCFA contre 8000 F chez Aguibou.
« Mon fournisseur me le livre à plus de 7000 f CFA » a-t-il défendu. Par conséquent, il doit le livrer au-dessus de 7000 f pour avoir des bénéfices.
Par ailleurs, le prix du kilogramme de riz a enregistré une baisse significative ces derniers jours.
Selon plusieurs commerçants, le Kilo a connu une baisse et est actuellement entre 400 et 500 francs CFA, en fonction de la qualité et de la provenance du produit ; soit une diminution par rapport à l’année dernière où le Kilo était livré entre 500 et 600 FCFA.
« Je vends le sac de riz Gambiaka entre 24 000 et 25 000, selon la qualité » nous confie un vendeur de céréales à Wôlôfôbou.
Pour ce qui est de l’huile, le litre reste à 1100 f, la farine de blé à 500 f ; le kilo d’oignon entre 400 et 500 FCFA et le lait en poudre est vendu 2500 le kilo.
Les commerçants expliquent cette diminution des prix de certaines denrées par une meilleure disponibilité du stock sur le marché et par certaines mesures de régulation visant à stabiliser les prix.

PAR AMINA SISSOKO

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