La Commission nationale de destruction des drogues saisies a procédé, lundi dernier, dans la commune de Dio (cercle de Kati), à l’incinération d’une quantité importante de produits stupéfiants, psychotropes et de médicaments contrefaits saisis à Bamako par l’Office central des stupéfiants (OCS).

L’opération s’est déroulée sous la coordination du chef de division des opérations, le colonel Mohamed Ag Dahamane, en présence du conseiller national de l’Ordre des pharmaciens du Mali, Moustapha DAOU, des représentants des douanes, de l’environnement, de la société civile et des médias.
Le stock incinéré comprenait notamment 43,9 tonnes de produits pharmaceutiques contrefaits, 21 170 comprimés de Tramadol, 632 080 comprimés de Diazépam ainsi que d’importantes quantités de charbon, d’arômes et d’appareils de chicha, sans oublier 342 bouteilles de protoxyde d’azote.
« Il s’agit de produits pharmaceutiques contrefaits, de psychotropes et de drogues. Pour l’OCS, mettre ces produits hors du marché est une nécessité pour protéger la population en général et notre jeunesse en particulier », a précisé le colonel Mohamed Ag Dahamane, soulignant que l’enjeu majeur de cette opération est de neutraliser des substances qui empoisonnent la société.
De son côté, le conseiller national de l’Ordre des pharmaciens du Mali a indiqué que ces faux médicaments, destinés à une consommation illicite, représentent un danger mortel pour la santé humaine.
Pour Moustapha DAOU, cette incinération est un acte symbolique pour la sauvegarde de la vie des citoyens maliens, tout en saluant la détermination des autorités et l’efficacité des agents de l’OCS sur le terrain.
Depuis le 1ᵉʳ janvier dernier, l’Office central des stupéfiants a considérablement durci le ton contre les réseaux de distribution.
Conséquences : plusieurs dizaines de kilogrammes de Kusch et des milliers de comprimés psychotropes (Tramadol, Diazépam) ont été retirés de la circulation.
Des balances de précision et des ateliers de conditionnement ont été neutralisés, désorganisant les circuits de revente locale.
Le contrôle rigoureux des établissements de divertissement a permis la saisie de centaines d’appareils de chicha et de produits chimiques dangereux (protoxyde d’azote).
Véritables sentinelles de la santé publique, ce bilan témoigne du professionnalisme et de la détermination des agents de l’OCS.

Par Abdoulaye OUATTARA

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