Le Commissariat chargé des activités minières (CCAM) a tenu le vendredi 5 juin, à Koulouba, la première session de son Comité technique. La rencontre, présidée par le ministre commissaire chargé des activités minières, Hilaire Bébian DIARRA, marque une nouvelle étape dans l’opérationnalisation de cette structure créée dans le cadre du Code minier de 2023.

Réunissant des secrétaires généraux de nombreux départements ministériels ainsi que des organisations de la société civile, la session devait aboutir à des conclusions pour orienter la politique publique en matière de gouvernance minière de notre pays.
Souhaitant la bienvenue, le ministre commissaire, Hilaire Bébian DIARRA, a rappelé que cette première session vise à mettre en place les mécanismes de concertation et de coordination nécessaires à une gouvernance plus efficace du secteur minier.
Le secteur qui occupe une place essentielle pour notre pays, en matière de sa contribution financière au budget national, est confronté à plusieurs défis, selon le ministre commissaire, citant notamment l’amélioration de la gouvernance, le suivi des engagements des acteurs, le renforcement du contenu local.
Pas que, a-t-il ajouté, la préservation de l’environnement, la valorisation des ressources minières ainsi que l’augmentation des retombées économiques et sociales au profit des populations.
En réponse à ces problématiques, a signalé Hilaire Bébian DIARRA, les réformes engagées sous l’impulsion des autorités de la Transition ont conduit à l’adoption d’un nouveau Code minier ainsi que de la loi sur le contenu local.
Ces réformes, en plus de renforcer la souveraineté de l’État sur les ressources minérales, ont contribué à l’augmentation de la part de l’État dans les mannes générées par les mines. A cet effet, le ministre DIARRA a précisé que le code minier a porté à 35 % la part cumulée des intérêts publics et privés nationaux dans les projets miniers, contre 20 % sous l’ancien régime.
Egalement, a ajouté le ministre commissaire, la création de son département placé sous l’autorité du président de la République est l’une des innovations de ce code. Avant de préciser que sa mission de son commissariat consiste à “ renforcer la cohérence de l’action publique dans le secteur minier, d’assurer le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre de la politique minière, de conduire des analyses et études prospectives, de proposer les réformes nécessaires à l’amélioration du secteur et d’éclairer la prise de décision du Président de la République sur les questions stratégiques liées aux ressources minières de notre pays.”
Pour l’atteinte de cette mission, le Comité technique, devant se réunir périodiquement, occupe une place centrale, a-t-il relevé, pour faire l’examen notamment des dossiers techniques et stratégiques qui lui sont soumis, tout en formulant des avis et recommandations destinés à éclairer les orientations du Commissariat.
A cet effet, a-t-il insisté : ‘’Les conclusions de vos travaux constituent ainsi la base des avis et recommandations soumis au Conseil stratégique composé du Premier ministre et des membres du Gouvernement et présidé par le Président de la République.’’
Ainsi, conformément à son mandat, les travaux de ce Comité devront leur permettre d’identifier les défis émergents, d’anticiper les évolutions du secteur, de proposer des solutions adaptées et de renforcer la coordination entre les différentes institutions impliquées dans la gouvernance minière.
‘’Notre ambition, à chacun, devra être de contribuer à l’émergence d’un secteur minier souverain, performant, transparent et créateur de valeur pour notre pays’’, a-t-il affirmé.
La finalité, selon lui, est d’avoir un secteur minier capable de soutenir durablement la croissance économique, de favoriser l’emploi des jeunes, de promouvoir le contenu local, de renforcer les compétences nationales et de contribuer davantage au bien-être de nos populations.

PAR SIKOU BAH

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