Le marché primaire des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) a enregistré une progression des levées de fonds au cours des cinq premiers mois de l’année 2026. Selon la synthèse du marché publiée à la date du 31 mai 2026, les États membres ont mobilisé un total de 6 738,1 milliards de FCFA, soit une hausse de 11,32 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette progression est principalement portée par les Obligations assimilables du Trésor (OAT), dont les émissions ont augmenté de 80,44 % pour atteindre 5 099,64 milliards de FCFA. À l’inverse, les Bons assimilables du Trésor (BAT) ont reculé de 49,22 %, s’établissant à 1 638,46 milliards de FCFA.
Sur la même période, le montant total remboursé par les États de l’Union s’élève à 4 813,1 milliards de FCFA, en hausse de 20,04 %. L’encours global de la dette par adjudication dans l’espace UMOA atteint désormais 23 990,15 milliards de FCFA, soit une progression de 2,67 %.
La Côte d’Ivoire demeure le principal émetteur de la zone avec un encours de 7 708,16 milliards de FCFA, suivie du Sénégal (5 060,12 milliards FCFA), du Burkina Faso (3 012,61 milliards FCFA) et du Mali (2 637,64 milliards FCFA). Le Niger affiche la plus forte progression de son encours, avec une hausse de 22,42 % sur la période.
Pour le seul mois de mai 2026, les États de l’Union ont levé 1 254,01 milliards de FCFA contre 1 210,64 milliards un mois plus tôt, soit une progression mensuelle de 3,58 %. Les remboursements se sont établis à 789,57 milliards de FCFA. Quinze adjudications ont été réalisées au cours du mois, contre vingt-trois en avril.
Au niveau national, le Niger a été le principal mobilisateur de ressources en mai avec 567,49 milliards de FCFA levés, devant la Côte d’Ivoire (330 milliards FCFA). Le Mali a pour sa part mobilisé 93,5 milliards de FCFA, dont 65,21 milliards sous forme d’obligations assimilables du Trésor et 28,29 milliards en bons du Trésor. Les remboursements effectués par le Trésor malien sur la période se sont élevés à 110,07 milliards de FCFA.
Les données du marché montrent également une préférence croissante des investisseurs pour les maturités longues, la durée de vie moyenne des titres émis ayant atteint 3,45 années en mai, contre 3,08 années le mois précédent.
Cette évolution confirme le rôle croissant du marché régional des titres publics comme principal instrument de financement des États membres de l’UEMOA, dans un contexte marqué par des besoins budgétaires importants et une diversification des sources de financement souverain.

PAR SIKOU BAH

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *