Renforcer les capacités des leaders religieux du Mali en matière de médiation pénale afin de promouvoir des solutions alternatives à la détention pour les enfants en conflit avec la loi, dans le respect des droits de l’enfant et des normes nationales et internationales ; tel est l’objectif d’une session de formation initiée par le bureau du HCIM du Mali avec l’appui financier de l’UNICEF.

L’ouverture des travaux était présidée par le représentant du gouverneur de Bamako, Mangoro KONATE, le lundi 16 février, dans les locaux de la bibliothèque nationale du Mali. C’était en présence du directeur régional des affaires religieuses, Sidiki TOUMAGNON; du Vice-président du HCIM, Ibrahim KONTAO ; du président du bureau régional du HICM, Mohamed Macky BAH ; du représentant de l’UNICEF au Mali, FRANK KASHANDO, chef de la protection des enfants au Mali.
Cette rencontre regroupe, pendant deux jours, une quarantaine de participants, dont : les imams, les représentants des bureaux régionaux du HCIM de 7 régions du Mali ; les représentants du Bureau national du HCIM et d’autres associations membres du HCIM.
À travers cette session, il s’agit d’édifier les leaders religieux sur le cadre juridique et les principes de la justice pour mineurs au Mali ; de promouvoir la collaboration entre leaders religieux, autorités judiciaires et communautés pour des solutions alternatives ; de renforcer la compréhension des rôles des leaders religieux dans la prévention et la résolution des conflits impliquant des enfants, etc.
Selon les initiateurs de cette rencontre, le HCIM dispose d’une expertise avérée en matière de médiation sociale. Ces démarches, souvent couronnées de succès, ont permis aux leaders religieux d’avoir une notoriété auprès de la communauté mais aussi d’être l’un des premiers recours pour la gestion des conflits. D’où l’organisation de cette session : des solutions alternatives au système judiciaire n’offrent que l’emprisonnement ou la privation de liberté alors qu’ils devraient être le dernier recours.
Au Mali, les enfants en conflit avec la loi sont principalement impliqués dans des infractions telles que le vol (38 %), les coups et blessures (18 %), le vagabondage (11 %) et le viol (10 %). Les principales causes de contact des enfants avec la justice incluent la pauvreté, la déscolarisation massive, le travail des enfants, l’instabilité familiale, ainsi que l’impact des conflits armés qui favorisent le recrutement forcé par des groupes armés et l’exposition à la violence.

PAR Abdoulaye OUATTARA

 

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