Bamako a accueilli, du 30 janvier au 1er février 2026, la première édition du Festival du livre de Bamako « FestiLire ». Initié par la librairie Lire à Gogo, l’événement placé sous le thème assez évocateur « Un Enfant, Un Livre, Un Avenir » avait pour ambition de faire du livre un outil de plaisir, de créativité et de réussite éducative.
La cérémonie d’ouverture qui avait pour cadre le Musée national du Mali était présidée par le représentant du ministre de l’Education nationale, Issouf Arbert Bédari TOURE ; en présence du secrétaire général du ministère de l’Artisanat et de la Culture, Mahamadou dit Koumbouna DIARRA ; de Mme Sylla Fatoumata Baduru SIDIBE, promotrice de la librairie Lire à Gogo à Bamako ; du directeur du Musée national, Daouda KEÏTA, etc.
Pensé comme un rendez-vous culturel et éducatif inédit, le FestiLire est un festival de la lecture innovant et ambitieux, conçu pour transformer l’avenir éducatif des enfants à Bamako.
Dans un contexte où les résultats scolaires sont souvent fragilisés par un accès limité aux livres et une culture de la lecture peu valorisée au quotidien, FestiLire se positionne comme un mouvement éducatif et culturel inédit au Mali.
Ce festival vise à réinventer la perception du livre en le transformant en un outil de plaisir, de créativité et de réussite scolaire.
À travers cette approche globale, FestiLire se veut à la fois un levier culturel et un outil concret de transformation éducative.
Une programmation riche et varié
Durant trois jours, le public a eu droit à une programmation dense et évolutive, pensée pour tous les âges.
Près de 15 jeux et activités ludiques, plus de 20 animations (Contes sous le baobab, chasse au trésor littéraire, espaces de lecture en plein air, concerts acoustiques, expositions) et 7 ateliers créatifs – de la calligraphie à la bande dessinée, en passant par l’écriture et le théâtre – rythmeront le festival.
Sept grands panels et conférences ont également réuni des auteurs, conteurs, éducateurs et penseurs maliens et internationaux autour des enjeux de l’éducation et de la lecture.
L’événement qui a mobilisé plus de 10 000 visiteurs, selon les organisateurs, était organisé en trois temps : une journée institutionnelle et médiatique le 30 janvier, une journée éducative et ludique le 31 janvier, puis une clôture compétitive et festive le 1ᵉʳ février.
Au-delà de l’animation culturelle, le FestiLire vise des retombées sociales et économiques importantes, avec un impact direct ou indirect sur plus de 100 000 personnes, tout en valorisant l’écosystème du livre au Mali.
Selon sa promotrice, Mme Sylla Fatoumata Sidibé, le FestiLire vise à faire du livre un réflexe, plutôt qu’un luxe, une fête, une contrainte, un chemin vers l’avenir.
Par Abdoulaye OUATTARA