Le Pr Boubacar NIARE est le nouveau secrétaire général du Syndicat des médecins du Mali (SYMEMA). Il a été élu ce samedi 31 janvier 2026 à l’issue du 3ᵉ congrès ordinaire de l’organisation syndicale pour un mandat de 5 ans.

Placé sous la présidence du ministre de la Santé et du développement, le 3ᵉ congrès ordinaire du SYMEMA s’est tenu sous le thème : « Syndicalisme en période de crise ». Des congressistes venus de nombreuses localités du pays, notamment Kidal, Kayes, Ménaka y ont pris part.
A l’absence du ministre de la Santé, l’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général dudit département, Abdoulaye GUINDO qui avait à ses côtés le président de la commission d’organisation de l’édition, Brehima Sabake DIARRA ainsi que le secrétaire général du bureau sortant, Siaka KEITA.
Une occasion, pour M. KEITA, de faire le bilan de son mandat impacté par les conséquences de la Covid, les crises institutionnelles et politiques ainsi que les sanctions prononcées contre le pays par des organisations communautaires (CEDEAO et UEMOA).
Alors que le mandat de son bureau arrive à terme, le secrétaire général du SYMEMA reconnaît que son équipe a consenti des efforts en faveur de l’amélioration des conditions de vie et de travail des médecins.
Cependant, avoue-t-il, il reste beaucoup à faire pour mettre fin à la précarité des médecins, notamment l’épineuse question du ’’statut’’.
« La précarité des médecins est d’hier et d’aujourd’hui. On ne le souhaite pas qu’elle soit une réalité demain », indique le responsable du bureau sortant, soutenant qu’ils font partie des plus nécessiteux de la sous-région.
Il regrette qu’après des années d’études, des médecins continuent de se battre pour la survie. Conséquence, les médecins sont démobilisés et démotivés, a fait savoir M. KEITA. Une situation qui, dit-il, a un impact négatif sur la qualité des soins.
« Ce secteur est en souffrance, malgré les efforts, il a besoin des autorités. Il a besoin de plus d’engagement. Aussi, il faut une priorisation des médecins dans les politiques de l’Etat », a interpellé Siaka KEITA.
A sa suite, le représentant du ministre de la Santé a rappelé des initiatives soutenues par les autorités dans le développement du secteur de la santé. Celles-ci sont illustrées par la dotation des structures de santé en équipement solaire, la construction de nouveaux hôpitaux régionaux et des hôpitaux de districts, l’opérationnalisation du RAMU.
S’agissant des préoccupations soulignées par le bureau sortant, Dr Abdoulaye GUINDO a affirmé que le département suit avec un grand intérêt les conditions de vie du personnel en lien avec les différents Procès-verbaux de conciliation signés entre les syndicats de la santé et du gouvernement.
« Plusieurs rencontres d’évaluation ont été faites par le chargé de suivi. J’invite le SYMEMA à s’inscrire dans cette dynamique du pacte de stabilité sociale et de gestion collective des préoccupations », a exhorté Dr GUINDO étant persuadé que rien ne peut se régler sans le dialogue.
Dans son speech, il a laissé entendre que le département n’a aucune volonté de brimer ce secteur. Parce que, se défend-il, ils demeurent avant tout des médecins.
L’ouverture des travaux a été suivie notamment de la présentation des bilans (moral et financier), l’examen par les congressistes du cahier de charges et de ses résolutions.
Ensuite, la mise en place du collège électoral pour l’élection qui a abouti à la constitution du nouveau bureau. Il est dirigé par le Pr Boubacar NIARE pour un mandat de 5 ans. Le bureau compte 17 membres en plus de 3 membres de la commission contrôle.

PAR SIKOU BAH

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *