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mercredi 14 avril 2021
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Affaire de la redevance péage: ni transport, ni commerce ce mercredi

Pour protester contre la décision du gouvernement de payer la redevance péage à chaque passage, les transporteurs ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Après un arrêt de travail observé le 3 février dernier, la journée d’aujourd’hui mercredi 17 février 2021 a été décrétée journée sans transport. La décision concerne les camions, les bennes, les SOTRAMA, les taxis, les tricycles, les mototaxis. Aussi, les commerçants et les consommateurs ont décidé de rejoindre le mouvement pour mettre la pression sur le gouvernement.

Ces informations ont été données par Siaka DIAKITE, vice-président du SYNTRUI (Syndicat national des transporteurs routiers urbains, interurbains internationaux du Mali). Le responsable du SYNTRUI a tout d’abord précisé que compte tenu de la situation que traverse notre pays actuellement, leur ambition n’est nullement d’en rajouter à la souffrance des populations. Il a dénoncé la décision du gouvernement de fixer le paiement au niveau des péages à chaque passage.
Les syndicats des transporteurs estiment que cette décision constitue un abus dont ils sont victimes. «Le pays fait face à des problèmes et ce n’est pas au secteur du transport d’endosser les charges. L’actuel ministre est venu trouver les péages en place et tout se passait sans problème. Au début, il y a eu la communication et l’implication de tous. Cette décision unilatérale des autorités actuelles ne peut pas passer», a prévu le vice-président du SYNTRUI, Siaka DIAKITE.
Il a expliqué que l’argumentaire selon lequel c’est une décision de l’UEMOA qui veut que le paiement de la redevance péage soit désormais à chaque passage ne tient pas. Selon lui, le plus important est de discuter de la situation dans notre pays. «Nous voulons des règles adaptées à nos réalités », a insisté le syndicaliste.
En effet, après un arrêt de travail observé par les transporteurs le 3 février, le ministère a décidé de reporter l’application de la décision du péage par passage au 17 février.
Le lundi 15 février, une délégation composée de transporteurs et de chauffeurs a été reçue par le ministre des Transports. L’objectif était de trouver un consensus sur le paiement de la redevance péage. Selon les explications du vice-président du SYNTRUI, l’intention du ministre est de diviser les acteurs du domaine pour faire appliquer sa décision.
« Il a affirmé lors des échanges qu’il verra comment alléger les conditions du paiement des péages pour certaines catégories de véhicules et les autres paieront les péages au tant de fois qu’ils passeront », a fait savoir Siaka DIAKITE. Avant d’insisté sur le fait que les syndicalistes, tous les véhicules sont les mêmes au Mali. «Il n’y aura pas de division entre les transporteurs », a-t-il dit. Pour lui, tous les transporteurs sont concernés par ce combat et que personne n’accepte la division. «Nous voulons des dirigeants qui unissent les maliens et non ceux qui amènent la division. Que le ministre sache que nous sommes tous des Maliens et nous sommes tous égaux», a déclaré Siaka DIAKITE.
Il a précisé que la décision de l’UEMOA concerne uniquement les routes internationales. Aux dires de M. DIAKITE, les postes de péage doivent être implantés uniquement sur les routes internationales. Mais, dénonce-t-il, au Mali c’est devenu autre chose car les péages sont installés sur toutes les routes secondaires.
Le syndicaliste a profité de l’occasion pour critiquer les autorités maliennes qui de son avis, au lieu d’aider les transporteurs et les chauffeurs prennent des décisions pour les piétiner. «Contrairement aux autres pays de la sous-région qui donnent des faveurs à leurs transporteurs, au Mali les autorités nous tuent à petit feu», s’est lamenté le responsable du SYNTRUI.
Pour rappel, la décision du paiement de la redevance péage avait été reportée à aujourd’hui mercredi 17 février. Elle a été encore repoussée au 1er mars. Malgré ce report, les transporteurs ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Aujourd’hui mercredi a été décrété journée sans transport. La décision concerne les camions, les bennes, les SOTRAMA, les taxis, les tricycles et les mototaxis. Sachant qu’une augmentation des frais de péage aura des répercussions sur les prix des marchandises, les commerçants et les consommateurs ont décidé de suivre le mouvement.
En faisant front commun, les transporteurs, les commerçants et les consommateurs ont décidé de faire de cette journée sans transport une réussite pour faire plier

PAR MODIBO KONE




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