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mardi 9 mars 2021
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Affaire des groupes électrogènes: Soumi au cœur d’un nouveau scandale

Comme le dit un adage bambara, si les amis décident de se faire la guerre, les secrets se retrouvent dans la rue. C’est la parfaite illustration de ce qui se passe entre les amis d’hier et les adversaires d’aujourd’hui de la classe politique de notre pays. Et pour cause, après la révélation accablante de EDM-Sa et de la SOMAGEP-Sa sur les factures non payées du président du PARENA, Tiébilé Dramé, voilà une autre confidence sur le chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé. Une révélation qui risque de faire tomber plus d’un de ses admirateurs qui voient en cet opposant un messie.

En plus de la fameuse affaire des 27 milliards des forages révélée par notre confrère de Dakar, un autre pot aux roses vient d’être découvert concernant le très honorable chef de l’opposition, Soumaila Cissé, qui se dit pourtant blanc comme nègre, pardon comme neige. Pendant qu’il se bat pour convaincre les Maliens de son innocence dans l’affaire des forages fictifs, le Dr Oumar Mariko vient d’enfoncer à nouveau l’élu de Niafunké, en lui posant une question très très controversée dont la réponse tarde à venir, après la marche du 21 mai. Pourtant, elle est simple et précise, cette question : « Quand vous étiez alors ministre des Finances et du Commerce, la République fédérale d’Allemagne voulait faire un don d’un groupe électrogène qui était capable de ravitailler tout le Mali. Vous avez refusé cette offre pour acheter un autre moins performant. Les Maliens et moi voudrions savoir pourquoi ? »
Voilà la toute petite question que le député de Kolondièba a posée à son homologue de Niafounké, depuis le jeudi dernier, sur les antennes de la radio Kledu. Aujourd’hui, les Maliens dans le pétrin des coupures d’électricité, depuis deux mois, et qui ont battu le pavé avec lui (Soumi), pour réclamer aux autorités nationales l’eau potable et le courant, veulent entendre sa réaction face à cette question. Quoiqu’embarrassante, pour sa crédibilité, Soumi Champion est tenu d’éclairer la lanterne des Maliens, surtout ses fans. Pour notre part, nous pensons que le chef de file de notre opposition qui se dit blanc comme neige n’a pas besoin de midi à 14 heures pour prouver en face des Maliens sa crédibilité dans cette autre affaire, du moins sulfureuse. Surtout qu’il se trouve actuellement, selon nos informations, à Bamako, contrairement au moment de la révélation de l’autre affaire dite des forages fictifs.
En tout cas, comme Soumi tarde à répondre à la question au point que certains Maliens s’en sont déjà chargés à sa place en attendant qu’il ne soit prêt. C’est ainsi qu’un de ses partisans a réagi sur les réseaux sociaux : « C’est une histoire de commission, les achats sont plus rentables pour les ministres d’État que des dons… On ne peut pas lui en vouloir pour cela puisque tout le monde le fait ! », Avant de renchérir : « Mais Soumaila Cissé n’est pas n’importe qui. Il est un élu de la nation, un cadre de ce pays et de surcroit le Chef de File de l’Opposition. Ce rôle fait de lui, le gendarme qui suit de près le gouvernement et de l’avertir sur ses dérives ». Mais hélas, ce partisan ne pas comprendre que ce statut aussi se mérite. Car : « quand on a le pantalon troué, qu’on se garde de monter sur un arbre », nous rappelle un adage bambara.
À la suite de cette question de l’honorable Mariko à Soumaïla Cissé, nous comprenons maintenant pourquoi, ce député, chef de file de l’opposition, ne pouvait pas interpeler le ministre de l’Énergie et de l’Eau, malgré les coupures intempestives. Nous pouvons deviner dès l’instant que les arguments supposés du ministre Keita pouvaient le compromettre devant le peuple du Mali qui n’est plus dupe. C’est la raison pour laquelle, il a opté pour la marche au détriment de l’interpellation qui est pourtant un moyen d’expression démocratique qui sied mieux à un élu, député.
En tout état de cause, « Soumi Champion » se doit de respecter les principes de la démocratie, comme il aime lui-même le dire : « je suis venu accomplir un agréable devoir qui est celui de respecter un principe qui m’est cher, à savoir l’obligation de rendre compte. Un exercice démocratique qui s’impose à tout homme politique qui accepte la transparence comme règle », lors de la conférence de presse sur l’affaire des 27 milliards. Donc, on ne lui apprend rien des principes démocratiques, la balle est dans son camp !
Déciment, les gourous de l’opposition ont eu tort d’organiser cette farce dont les populations en étaient des dindons cuits sous ce chaud soleil de 40 °C. Et pour cause, les Maliens ont vite compris après que ceux-là mêmes qui se sont alignés au-devant du pavé pour crier leurs difficultés, ne sont que des comédiens à qui ces rôles de personnes offusquées et pitoyables ne siéent aucunement. Car l’histoire semble être en train de rattraper doucement, mais surement, ces ‘’donneurs de leçons’’ qui se révèlent comme des fossoyeurs de cette entreprise dont ils dénoncent les faiblesses.

par Mariam koné




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