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samedi 23 octobre 2021
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Affaire Wagner: la Russie recadre l’Europe

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a indiqué, samedi, en marge de la 76e assemblée générale des Nations Unies que les autorités maliennes ont contacté des compagnies armées privées russes, au cours d’une rencontre avec les médias. À l’occasion, le ministre russe a tenu à recadrer des responsables européennes sur leur vision de l’Afrique. Selon lui, l’appel des Maliens à une société privée est consécutif de la situation d’insatisfaction qui prévaut sur le terrain au Mali. Parce que la France qui s’est engagée à mener le combat est loin des objectifs fixés. Nous vous proposons l’intervention du ministre Sergueï Lavrov.

«Vous savez, il y a un pouvoir de Transition là-bas. Ils font des efforts de revenir à une vie dans le cadre constitutionnel pour préparer des élections, pour revenir à une gouvernance civile. Les élections sont prévues en février et se tiendront sous l’égide de la CEDEAO et de l’Union africaine.
Les autorités de Transition maliennes soulignent clairement leur attachement aux obligations et, par ailleurs, luttent contre le terrorisme. Elles se sont tournées vers une société russe privée étant donné que, si je comprends bien, la France veut réduire considérablement son contingent militaire qui y était déployé et était censé comme tout le monde l’a compris combattre les terroristes qui sont campés dans le nord et dans un district appelé Kidal. Mais ils (les Français) n’ont rien fait et ce sont les terroristes qui mènent la danse. Alors que les autorités maliennes évaluaient leurs propres capacités sans soutien extérieur comme insuffisant et comme le soutien extérieur de la part de ceux qui s’étaient engagés à aider à éradiquer le terrorisme se réduit (le pouvoir malien) s’est tourné vers une société militaire russe privée. Nous (NDLR :le gouvernement russe) n’avons rien à voir avec ça. Cette activité est exercée de manière légale et concerne les relations entre la partie qui (embauche des spécialistes). Il s’agit d’un gouvernement légitime reconnu par tous comme une structure transition légitime, d’une part, et ceux qui offrent les services de spécialistes à l’étranger.
En passant, je soulignerais que nous apportons notre contribution par le biais des approches étatiques et non d’entreprises privées en ce qui concerne la capacité défensive du Mali, sa préparation au combat pour éradiquer les menaces terroristes et autres. Nous livrons de la production militaro-technique en tant qu’aide de notre part au Mali. Et dans le cadre du Conseil de sécurité et bien entendu, nous participons à l’élaboration d’approches optimales pour poursuivre des efforts de maintien de la paix (…)
Encore une fois je ne veux pas qu’il y ait de doute là-dessus, le ministre malien des Affaires étrangères que j’ai rencontré vendredi a dit que cela ne pose pas de problème.
D’autre part, il y a des collègues de l’Union européenne comme l’a dit Josef Borel, ils le disent directement : « ne travaillez pas en Afrique, c’est notre territoire » ?
Je pense qu’il serait mieux de coordonner nos mouvements entre la Fédération de Russie et l’Union européenne en matière de lutte contre le terrorisme pas seulement au Mali, mais dans toute la zone du Sahel. Mais, dire que je suis le premier ici vous devez quitter les lieux, c’est d’abord humiliant pour le gouvernement de Bamako qui a invité des partenaires étrangers. Et deuxièmement, ce n’est pas comme ça qu’on doit parler ».




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