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mercredi 24 février 2021
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Annulation de la marche à la demande du Chérif: c’est un sursis, pas une capitulation

L’Imam Mahmoud DICKO a déclaré hier mercredi surseoir à la marche du vendredi prochain à la demande du Chérif de Nioro. Toutefois, le combat contre le mensonge reste intact. En clair, la position du Guide vis-à-vis du pouvoir en place reste constant.   

 Le Parrain de la CMAS, l’Imam Mahmoud DICKO, a fait une déclaration, ce mercredi 4 mars, à la presse au cours de laquelle il a annoncé surseoir à la mobilisation du vendredi prochain contre le mensonge d’État, la corruption et pour la reprise des cours.

« Hier (NDLR : mardi 3 mars), le Chérif de Nioro m’a appelé plusieurs fois pour prendre de mes nouvelles par rapport à ma convocation. Encore aujourd’hui (mercredi 4 mars), il m’a appelé. Et compte tenu de la situation de fragilité du pays, il a souhaité un report de la marche. Sur la demande de notre Chérif, notre guide Mouhamed Hamaoullah plus connu sous le nom de Bouyé, nous avons décidé de surseoir à la marche du vendredi», a déclaré l’Imam Mahmoud DICKO.

Pour lui, le message de Bouyé est clair. C’est un ordre et il doit être exécuté, a estimé l’Imam DICKO. Dernière l’initiative, il n’y a aucune pression d’une personne ou d’un groupe. « On sursoit à la marche, mais on n’y renonce pas », a précisé le religieux. Aussi, leur position par rapport au régime n’a pas changé. « Nous allons toujours continuer à nous battre pour le pays et contre le mensonge », a-t-il réaffirmé.

Par la même occasion, il a dénoncé le fait que ses propos ont été sciemment sortis de leur contexte par certains faisant croire à l’opinion qu’il voudrait mettre le pays à feu et à sang. « J’ai lancé un appel à Iyad et Amadou Kouffa pour leur demander une trêve. Car on ne peut pas négocier pendant que les tueries continuent. J’ai dit que s’ils n’étaient pas d’accord, nous devons nous préparer en conséquence pour organiser la résistance, car nous ne sommes pas un peuple de soumission. C’est à cet effet que j’ai invité les gens à prendre les gourdins et autres», a-t-il précisé.

«Nous ne sommes pas de ceux qui souhaitent mettre ce pays à terre. Mais nous sommes dans notre droit de dire la vérité quand ça ne va pas», a-t-il assumé. Avant de remercier ses soutiens pour la grande mobilisation de ce mardi devant le Tribunal de la Commune V où il avait été convoqué.

L’Imam Mahmoud DICKO a par la même occasion réitéré son appel aux syndicats d’enseignants pour la reprise des cours. «Certains pensent que l’école appartient aux enseignants et à l’État. Non, l’école appartient au peuple. Nous demandons aux enseignants de reprendre les cours pour que nos enfants ne deviennent pas des délinquants. Mais aussi à l’État de s’assumer pour mettre les enseignants dans leurs droits», a-t-il conclu.

PAR SIKOU BAH

 




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