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lundi 1 mars 2021
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Arrestation de Bakary Djamou à Yélimané: mobilisation générale pour sa liberation

Depuis le lundi 2 mai 2016, le torchon brule les agents municipaux de Yélimané et la population, suite à l’arrestation du porte-parole de l’Association pour le développement du cercle de Yélimané « Dagakané », Bakary DJAMOU. Il est reproché à celui-ci ‘’d’opposition à l’autorité et de troubles graves à l’ordre public’’. Mais les populations, principalement les jeunesses et les femmes de Yélimané, n’entendent pas se laisser faire, car depuis cette arrestation, ils sont constamment mobilisés pour obtenir sa libération.

Au cours d’un entretien qu’il nous a accordé, le président de l’antenne de Bamako de l’association Dagakané, Daman KONTE, a expliqué largement l’affaire et le raisons de la mobilisation des jeunes et femmes de Yélimané jusqu’à sa libération
Rappelons que cette arrestation du sieur Bakary Djamou intervient environs un mois après sa convocation par les autorités judiciaires et administratives de la ville. C’était sous une forte pression de la population, qui avait manifesté sa solidarité envers Bakary Djamou, en organisant un sit-in dans la ville, que celui-ci avait été relaxé.
Le lundi 2 mai, l’affaire a pris une autre tournure lorsque le gouverneur de la région de Kayes a envoyé trois camions remplis de porteurs d’uniformes (des éléments de la garde nationale, de la police et de la gendarmerie) pour arrêter M. Djamou.
Selon le responsable associatif, ces forces de sécurité accusaient M. Djamou ‘’d’association de malfaiteurs, troubles graves à l’ordre public, opposition à l’autorité légitime, refus de payer les impôts, rébellion et menace’’.
Le président de l’antenne de Bamako de l’association Dagakané, Daman KONTE, a battu en brèche ces reproches formulés contre M. DJAMOU. Selon ses explications, l’association, depuis sa création, est confrontée à de nombreuses difficultés dans l’exécution de son programme d’activités qui ne vise que l’essor des 12 Communes du cercle. Mais regrette-t-il, au lieu de soutenir les actions salvatrices de leur mouvement, certains élus locaux font tout pour empêcher l’association de jouer sa partition dans le développement du cercle en l’interdisant toutes activités et en enfermant ses leaders.
« Notre porte-parole est seulement victime de sa popularité. C’est parce qu’il est populaire dans toutes les 12 Communes qu’on veut l’empêcher de faire des activités. Sinon, comment comprendre qu’au moment où les élus locaux veulent l’emprisonner, le ministre de la Santé et de l’hygiène publique, le Dr Marie Madeleine TOGO, se déplace à Yélimané pour la réception de nos appareils éoliens pour l’électrification de l’hôpital », s’interroge M. KONTE ?
Il a rappelé qu’à cause de l’arrestation de Bakary Djamou, les ressortissants du cercle de Yélimané résidants en France, à New York, en Mauritanie, au Gabon ; sont actuellement en sit-in devant les consulats du Mali dans ces pays.
« Nous sommes résolument mobilisés pour la libération de Bakary DJAMOU dans les plus brefs délais. Nous savons qu’il n’y a rien de grave contre lui, c’est pourquoi nous sommes là pour que les autorités sachent que partout dans le monde, il est soutenu. Dans tous les consulats du Mali en France, au Gabon, au Japon, partout dans le monde c’est la même mobilisation. A Yélimané aussi c’est pareil, les gens quittent de tous les côtés pour aller soutenir M. Djamou », a témoigné Daman KONTE.
Il a par ailleurs regretté les comportements des forces de l’ordre qui ont réprimé les femmes de Yélimané le mardi dernier lorsqu’elles manifestaient leur mécontentement devant le tribunal de la ville.
« Beaucoup de femmes ont été blessées dont deux grièvement. Nous ne comprenons rien, mais nous continuerons notre manifestation jusqu’à la libération de Bakary DJAMOU et la levée de l’interdiction sur l’association », a conclu notre interlocuteur qui dénonce accuse l’honorable Mamadou Hawa GASSAMA d’être derrière toute cette manœuvre.

PAR MODIBO KONE




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