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lundi 1 mars 2021
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Bamako 2017: m’exploit

Annoncé dans un concerto de scepticisme, de railleries et attendu dans une flopée de pessimisme, le sommet « octroyé » par le président Hollande à un pays qui ne le méritait a été. Déjouant tous les pronostics dantesques, Bamako 2017 a réuni, ce week-end, 60 délégations, dont 35 conduites par les Chefs d’État et de gouvernement, plusieurs leaders d’organisations internationales et sommités du monde des sciences, de l’économie, de la culture et des sports.
Qui l’aurait cru… dans le tintamarre des « fuites » alarmistes ! Ce que les oiseaux de mauvais augure et les pécheurs en eaux troubles avaient oublié c’est la baraka ce peuple, qui uni, peut tout réussir.
Pour ce challenge, il fallait faire confiance à la résilience de ce peuple. Le président a pris le pari. Il fallait aussi croire en ses propres capacités. Notre orgueil et notre fierté de Malien ont fait de ce qui était perçu à l’entame comme une gageure, un exploit qui bercera pour longtemps la fierté de notre nation.
Parce que la légende n’était pas écrite à l’avance dans un pays qui était comme un champ de friches où rien ne tenait presque debout. Oui, lorsque François Hollande désignait notre pays comme l’hôte du sommet, la peur et l’inquiétude régnaient en maître alimentées par des officines défaitistes et alarmistes qui tentaient de plomber tout espoir de renouveau.
Le bel hommage de l’ami Hollande est à cet égard un janjo mérité pour chaque fille et chaque fils qui a cru et qui a œuvré pour que ce sommet soit. Un janjo qui doit sonner le glas de cette autodérision et de toute cette tentative de déconstruction forcenée.
Le président de la République française n’ayant rien d’un flagorneur, comment ne pas s’émouvoir lorsqu’on l’entend dire s’agissant de notre pays : « Il y a peu d’exemples au monde où un pays déchiré, menacé par les terroristes, divisé en son sein, et qui pouvait douter un moment de son propre avenir… Oui, il y a peu d’exemples au monde que ce même pays était capable de se redressé aussi rapidement, et de se tenir debout aujourd’hui devant nous. »
Les terroristes ont subi de rudes coups, la démocratie se raffermit, les libertés publiques se consolident, l’économie repart, la paix et la réconciliation sont en marche… voilà la belle leçon que le pays du président IBK, à travers la tenue de ce sommet à Bamako, adresse à l’ensemble de la Communauté internationale.
Merci président Hollande d’avoir cru en le Mali, de n’avoir pas eu tort de prendre le pari sur notre pays. Merci pour nous avoir dit : « c’était à la fois, une affirmation de volonté, mais aussi un défi ».
La volonté, c’était de prouver, dire aux Maliens qu’ils pouvaient être capables à leur tour d’organiser une manifestation d’ampleur internationale.
Mais c’était aussi un défi. Un défi, à la fois, en terme logistique, car il s’agit de recevoir autant de chefs d’État et de gouvernement, avec le protocole, avec les délégations, avec les milliers d’observateurs et de journalistes. »
Merci président IBK d’avoir relevé le défi au quadruple plan de la logistique, du protocole, de la sécurité et du leadership. Il fallait oser, avec l’ensemble des Maliens, vous l’avez fait et c’est un pari gagné ensemble pour l’honneur de notre peuple.
Un peuple fier et comblé qui rend hommage à ses forces de sécurité, toutes couleurs confondues, pour leur vigilance et leur professionnalisme. Il faut aussi tirer le chapeau pour à la télévision nationale pour la couverture complète et professionnelle de l’événement.
À chacun et à tous qui ont œuvré pour cette éclatante victoire qui fait honneur à notre peuple. Et celles à venir…
Béni soit qui Mali honore !

Par Mohamed D DIAWARA




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