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lundi 1 mars 2021
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Barrick Gold: paiement du 1er dividende de Loulo

En marge de son conseil d’administration, le complexe minier Loulo-Gounkoto de Barrick Gold corporation a abrité une conférence de presse pour présenter la réalisation de son plan d’affaires en 2020 et les prévisions de 2021.

Selon le Dr Mark BRISTOW, Président et Directeur Exécutif de Barrick, le complexe minier Loulo-Gounkoto a produit au cours de l’année 2020, 680,215 onces d’or, dépassant ses prévisions de l’année, nonobstant la pandémie de la COVID-19 et bien d’autres défis. Cette performance, il l’impute à l’engagement des travailleurs, à la très forte mécanisation de la mine qui trône parmi les leaders au plan mondial, aux investissements importants dans la mine souterraine de Gounkoto, permettant une extension de sa durée de vie de 3 ans.
Au compte des autres réalisations, le Président Directeur Exécutif cite le paiement par Loulo de son premier dividende, au cours du 3e trimestre 2020, suite à l’amendement de la convention de la mine. Interrogé sur le temps passé entre la première production de Gounkoto, en 2011, le début de la mine souterraine de Loulo, en 2006, et le paiement du premier dividende seulement en 2020, Mark BRISTOW explique que Loulo-Gounko n’a pas fini ses investissements pour payer des dividendes. En plus, fait-il savoir, la société n’a pas été aidée par les cours mondiaux de l’or. Sinon, a-t-il souligné, Gounkoto a payé en moins de deux ans des dividendes.
Explicitant, le Directeur Afrique de Barrick Gold, Chaka BERTHE, a d’abord rappelé que le dividende est un retour sur investissement ; donc, il n’est pas possible de le payer pendant qu’on investit et qu’on n’a pas remboursé les prêts contractés. Ensuite, le paiement n’est pas une question de timing en raison de la réalisation préalable des conditions de retour sur investissement.
Au demeurant, informe M. BERTHE, la société paie à l’Etat les taxes et les royalties à hauteur de 6% avant même bénéfice ; 30% sur le résultat total avant distribution. Ainsi, Loulou et Gounkoto ont déclaré et payé des dividendes cumulés de l’ordre de 240 millions de dollars, en 2020. « Au cours des 24 dernières années, Barrick et sa société historique Randgold Resources ont contribué à l’économie malienne à hauteur de $7,7 milliards sous forme d’impôts, de redevances, de salaires et de paiements aux fournisseurs locaux. Sa contribution annuelle représente 5 à 10% du PIB du pays », a-t-il fait savoir.
Selon les responsables miniers, le projet d’agro-business est en cours, à l’instar de projets communautaires, dont certains ont été complétés en 2020 : 1 nouvelle école à Djidjan ; 6 centres multifonctionnels construits pour les femmes ; 4 forages et 4 systèmes d’adduction d’eau ; 2 moulins offerts aux femmes ; 1 nouvelle maison construite pour le chef de village…
En termes de perspectives, la mine a annoncé la mise en service de la nouvelle usine de traitement ; la mise à niveau de la ligne électrique pour soutenir l’exploitation souterraine de Gounkoto ainsi que l’expansion de la capacité de production d’électricité ; une joint-venture avec un partenaire local pour se lancer dans un projet de production de calcaire qui sert de matière première dans la fabrication de la chaux vive beaucoup utilisée dans les opérations minières ; s’engager avec les autorités nationales et régionales pour résoudre les problèmes d’exploitation minière illégale qui représente une véritable catastrophe pour l’environnement ; accélérer la localisation grâce au développement des compétences techniques et la gestion de la main d’œuvre locale…
Barrick Gold a également en vue un projet pilote de réorganisation du secteur de l’orpaillage illégal pour lequel il est prêt à mettre à la disposition des opérateurs une partie de son permis et leur fournir de l’eau. Ce, quand bien même, reconnaissent ses responsables, il est difficile d’organiser ceux qui opèrent en passant d’un côté à l’autre de la frontière avec les voisins.
Le ministre des Mines :
« Les investisseurs ont besoin de garantie »
Le ministre des Mines, de l’Énergie et l’Eau, Lamine Seydou TRAORE, qui n’a pas pris part à la conférence de presse, avant de prendre son vol pour le retour, a souligné la qualité du partenariat avec Barrick Gold qui est engagé pour le développement du secteur minier et pour accompagner l’État pour que l’or brille pour tous les Maliens, une préoccupation des autorités de la Transition.
Parmi les préoccupations exprimées par le ministre TRAORE, il y a comment faire pour que les travailleurs soient des Maliens pour que l’argent reste.
Il a exprimé l’ambition que nos compatriotes qualifiés puissent travailler dans d’autres mines, hors du pays.
Le ministre des Mines confie avoir compris l’énorme potentiel dont nous disposons. « Nous sommes dans le souterrain ; maintenant, comment faire pour l’essor des ressources minières, comment organiser l’orpaillage pour sauver l’environnement », tels sont les défis pour M. TRAORE qui n’oublie pas que les mines demandent beaucoup de fonds et qu’il faut des garanties pour les investisseurs.

PAR BERTIN DAKOUO




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