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samedi 8 mai 2021
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Bétisier

Excentrique, et provocateur un milliardaire périclitant en embuscade présidentielle, prend la politique pour de la science exacte et s’autoproclame président de la République en 2022. Spécialiste des boulettes, il brandit l’argument du magot à la lisère entre le mythe et la réalité pour atteindre son objectif politique. L’on est forcément partagé entre perplexité et consternation. C’est le sujet de votre bêtisier.

Présidentielle : la crétinerie politique

Cuisiné sur ses chances à l’élection présidentielle de 2022, le minier déchu embusqué en politique, délivre une sentence éthérée : «aujourd’hui, IBK est hors-course, Soumaïla CISSE est décédé ; donc sur les 24 candidats qui se sont présentés à la présidentielle de 2018, je suis le premier national ». En voici une espèce d’ovni politique qui veut défier toutes les lois de la République et de la démocratie. Cousin, la politique n’est pas de la science exacte. Diantre ! Qui l’eût cru que l’intelligence du peulh et le flaire légendaire de l’homme d’affaires pouvaient foutre le camp aussi facilement chez ce pouvoiriste ? Autant il y a des marchands d’illusion politiques, autant il y a des militants et des électeurs alimentaires. Dans notre Bled, le déviationnisme alimentaire est la règle, l’attachement idéologique est l’exception. En raison de cette loi universelle sous nos tropiques, l’effectif d’un bataillon politique est toujours fugace.
Une autre donne que le vainqueur auto-proclamé de la présidentielle de 2022 devrait ensemencer dans sa caboche, c’est que s’il est arrivé en troisième position, en 2018, c’est avec seulement 8% des suffrages valablement exprimés. Un score vraiment dérisoire pour faire le fier-à-bras. 8% de 8 000 462 inscrit en 2018, entre nous, c’est ridicule
Il y a enfin la donne des faiseurs de roi que tous les gens avisés intègrent dans leurs pronostics pour la présidentielle de 2022. Les soudards qui ont besoin d’être étoilés étant déjà tous colonelisés, d’être graciés avant toute condamnation pour pronunciamiento ne peuvent qu’avoir un plan de retrait de la troupe précautionneux. Cette prévoyance implique que le futur président ait des atomes crochus avec les putschistes, parce que le temps des bidasses benêts est révolu. A moins que notre poivoiriste ne soit de leur galaxie… ! Sinon, se vautrer dans le fauteuil présidentiel en 2002 relèverait d’une vue de l’esprit de sa part.
Donc, en s’arc-boutant sur un score ridicule de 8%, pendant que les concurrents tutoyaient les 50%, c’est faire montre d’un simplisme abêtissant qui serait juste risible. C’est la preuve qu’on se trouve en situation de stagnation intellectuelle et de cécité politique, « le symptôme d’un affaissement de la pensée politique », comme dirait l’autre.




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