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vendredi 13 décembre 2019
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Biennale artistique et culturelle 2020: les acteurs se positionnent dans les starting-blocks

La 11e édition de la Biennale artistique et culturelle du Mali aura lieu en 2020, selon les responsables du ministre de la Culture du Mali. Ainsi, dans le cadre des préparatifs de ce rendez-vous majeur, une session de renforcement des capacités des administrateurs et techniciens chargés de la mise en œuvre de biennale artistique et culturelle du Mali a ouvert ses portes ce mardi 23 juillet 2019 au Palais de culture Amadou Hampathé BÂ.

Initiée par la Direction nationale de l’action culturelle avec l’appui financier de la GIZ, à travers le projet ‘’Donko Ni Maaya’’, cette session regroupe pendant cinq jours les participants venus du district de Bamako et toutes les régions du Mali. Elle vise à rehausser le niveau de l’ensemble des encadreurs de troupe et l’ensemble des acteurs étatiques impliqués dans la mise en œuvre pratique et organisationnelle de la Biennale Artistique et culturelle. Il s’agit d’enclencher au sortir de cet atelier, le processus irréversible d’une bonne organisation de la prochaine édition de cet événement.

Dans son mot de bienvenue, la directrice du projet ’Donko Ni Maaya’’, Mme Magali MOUSSA, a rappelé que son projet mis en œuvre par la GIZ au compte du ministère fédéral des Affaires étrangères allemand vise à prévenir les crises et à renforcer la cohésion sociale, à travers la promotion du secteur de la culture. Elle a exprimé la fierté de sa structure d’appuyer cette activité qui vise à déclencher le processus de préparation à ce rendez-vous de 2020.

À l’entame de ses propos, le ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye DIALLO, qui présidait ce mardi 23 juillet 2019, l’ouverture des travaux, a rappelé qu’au lendemain de l’indépendance, l’État malien, conscient de l’importance de la préservation de l’identité culturelle de son peuple, a-t-elle fait savoir, s’est attelé à la promotion de sa culture dans toute sa diversité.

Ainsi, a-t-elle poursuivi, le Gouvernement a mis en place une politique culturelle forte et volontariste, dans le but essentiel de promouvoir une unité nationale fondée sur le sentiment de l’affirmation de l’identité culturelle. Un espace culturel dénommé « Semaine de la jeunesse » fut créé par le gouvernement de la première République avec les ardeurs de l’indépendance. Les semaines, tout comme les autres espaces culturels se sont appuyés sur la jeunesse de l’époque. De ses explications, il ressort que c’est sous la deuxième République que la semaine de la jeunesse est devenue « Biennale artistique, culturelle et sportive » qui a connu dix éditions de 1970 à 1988. Pour le ministre Rama, la Biennale artistique et culturelle demeure le socle de la construction nationale, de la fraternité, de l’édification dont la jeunesse est le maître d’œuvre. La mise en œuvre de la précédente édition, dite spéciale, en décembre 2017, a relevé des lacunes majeures après plus de 7 ans d’hibernation. Des lacunes qui sont au double niveau de notre architecture d’organisation de la Biennale et plus globalement de la qualité des œuvres présentées.

Elle a insisté sur le fait que la Biennale doit s’inscrire aujourd’hui dans une dynamique d’industries culturelles, et devenir un pôle de développement socioéconomique pouvant contribuer à la création d’emploi, à la génération des revenus, donc à la réduction de la pauvreté. Aussi, elle doit de s’adapter aux évolutions sociales, culturelles, techniques et technologiques pour répondre aux aspirations des populations.

Pour le ministre DIALLO, l’atelier doit apporter des réponses à ces préoccupations. Pour ce faire, elle a invité les participants à réfléchir à la question incontournable du financement, en sortant des sentiers battus et en intégrant toutes les données relatives à une nouvelle formule proposée pour la région d’accueil de la Biennale. Avant de terminer, elle a tenu à remercier la GIZ et à reconnaître au projet « Donko Ni Maaya » son apport dans la structuration des acteurs de notre culture et surtout dans la création d’un pont entre cette culture et la paix.

Par Abdoulaye OUATTARA




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