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dimanche 28 février 2021
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Blocage des négociations: le CETM proteste et dénonce

À l’appel du bureau exécutif de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), des mouvements : « Réveil citoyen », « Ras-le-bol » et « An tôrôla », plusieurs centaines de personnes ont battu hier jeudi le pavé. La marche est partie du siège de la CSTM (quartier du fleuve), pour prendre fin par un grand meeting aux pieds du Monument de l’indépendance après un détour à la Place de liberté (face au ministère de l’Éducation nationale), en passant par le cinéma Babemba.

Initiative de la CSTM et de ses alliés de la société civile, cette marche vise à protester contre la cherté de la vie, les coupures d’eau et d’électricité les nombreuses violations des droits humains, des libertés individuelles et collectives, notamment la liberté syn-dicale ainsi que les licenciements massifs et abusifs en cours dans notre pays.
Sur les différentes banderoles et pancartes brandies par les manifestants, on pouvait lire : « Non au chômage » ; « Non à la vie chère » ; « Non à l’insécurité », « Non aux violations des Droits et libertés », « Non à la Fonction publique des Collectivités des enseignants », « An tôrôla », etc.
Cette deuxième marche, en moins de deux mois, selon ses organisateurs, rentre dans le cadre d’une série d’activités que la CSTM entend mener jusqu’au changement tant attendu par l’ensemble du peuple malien, conformément aux promesses de cam-pagne du président de la République, IBK, en 2013.
À travers cette marche, ses organisateurs entendaient dénoncer l’immobilisme gouver-nement face aux attentes des Maliens.
À l’issue de ce meeting, le secrétaire général de la CSTM, Hammadoun Amion GUINDO, a déclaré : « Nous sommes là pour répondre à un appel de nos militants, pour qui nous ne sommes que des porte-parole. Il n’est pas exclu que nous tendions la main à tous les démocrates qui souhaitent un changement pour une bonne gouvernance dans ce pays ». Pour M. GUINDO, sa centrale estime qu’il était nécessaire, face aux nombreuses défaillances constatées de la gestion du pouvoir, de rappeler au gouver-nement ses engagements. Il revient au gouvernement d’étudier, voire de qualifier la nature du conflit qui les oppose et de prendre toutes les dispositions pour que la paix et la sécurité reviennent dans notre pays, a-t-il dit.
Par ailleurs, a-t-il fait constater : « Tout le monde sait aujourd’hui qu’il n’y a aucune vision et personne ne sait où va le pays, et cela dans tous les secteurs sans aucune réaction de la part du gouvernement. Le peuple est laissé à lui-même et cela ne peut pas continuer », s’est-il insurgé.
Avant de poursuite que : « Nous irons jusqu’au changement radical souhaité par le peuple malien, particulièrement en faveur des travailleurs du Mali ».
Selon le secrétaire général de la CSTM, les militants se sont beaucoup plus mobilisés au cours de cette marche (hier) que lors du 21 avril dernier.
Dans la déclaration lue, au pied du Monument de l’indépendance, il ressort que les responsables de la CSTM ont organisé cette marche pacifique pour protester contre : ‘’le blocage prémédité des négociations autour du préavis de grève de la CSTM des 21 et 22 mars 016 par le ministre chargé du Travail’’. Il s’agit, surtout pour la CSTM, de dénoncer son manque de professionnalisme voire son incompétence dans la conduite des négociations du préavis de grève des 3 et 4 mai 2016.
Autres préoccupations de la centrale syndicale, la flambée constante des prix des den-rées de première nécessité aggravant, chaque jour, la cherté de la vie qui ont atteint aujourd’hui un niveau insupportable pour la grande majorité des populations de notre pays. De même, il s’agit aussi et surtout, de dénoncer les coupures intempestives d’eau et d’électricité et leurs coûts difficilement supportables par les populations ; l’accaparement des terres et l’expropriation des paysans de leurs champs et même par-fois de leurs villages ; les mauvaises conditions de vie et de travail des masses labo-rieuses et la paupérisation galopante de la population.
Par ailleurs, les manifestants du jour avaient aussi à cœur de s’insurger contre les mul-tiples violations des lois, des conventions internationales ratifiées par le Mali, des droits humains et des libertés individuelles et collectives, notamment la liberté syndi-cale ; les licenciements massifs et abusifs des travailleurs notamment dans le secteur des mines ; l’accroissement du taux de chômage des jeunes ; l’état de dégradation poussée de la situation scolaire et de la santé.
Autres griefs de la centrale contre le régime, le non-respect des engagements pris par l’État ; la corruption, l’impunité t la discrimination qui ont atteint un niveau inquiétant et constituent aujourd’hui un système de gouvernance ; l’insécurité grandissante qui s’est étendue sur l’ensemble du territoire ; la perte progressive d’une partie de la sou-veraineté du Mali, etc.
Face à toutes ces dérives, la CSTM, selon Hammadoun Amion GUINDO, réaffirme son attachement à l’unité territoriale du Mali et à sa souveraineté entière et condamnons fermement l’attitude du gouvernement pour son immobilisme face aux problèmes des Maliens.

Par Abdoulaye OUATTARA




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