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samedi 27 novembre 2021
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Célébration de la Journée mondiale de l’enfance: plus de 1500 écoles sont encore fermées au Mali

Le Mali, à l’instar des autres pays du monde, a célébré ce samedi 20 novembre 2021, la Journée Mondiale de l’Enfance sous le Thème : « Un système de protection renforcé pour une protection des droits adaptée à chaque enfant ». C’était au Palais de la Culture Amadou Hampathé BAH. La cérémonie d’ouverture était présidée par la ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Mme Wadidiè Founè COUBILABALY ; en présence de deux membres du gouvernement, à savoir la ministre de la Santé et du développement social, Mme Diéminatou SANGARÉ, et son homologue de l’Emploi et de l’entrepreneuriat, Bakary DOUMBIA.

Outre les membres du gouvernement, cette cérémonie a également enregistré la présence de Nouhoum Cherif Haïdara du parlement des enfants ; de la représentante résident de l’Unicef au Mali, Mme Sylvie Fouet ; du président de la Coalition malienne pour les droits de l’enfance (COMADE), Antoine AKPLOGAN ; des Ambassadeurs, etc.
Célébrée chaque année le 20 novembre, la Journée mondiale de l’enfance vise, d’une part, à rappeler que des millions d’enfants sont toujours privés de leur droit à la santé, à une alimentation saine, à l’éducation et à la protection, et, d’autre part, à rendre la voix des jeunes indispensables dans tout débat touchant à leur avenir.
Pour marquer cette journée importante, différents événements et célébrations ont été organisés à travers le pays et particulièrement à Bamako et dans les régions de Tombouctou, Kayes et Mopti.
La voix et le regard des enfants sur les enjeux des changements climatiques et de l’éducation ont été mis en avant dans le cadre d’un programme national multidimensionnel d’exposions, de débats, d’démissions, d’actions et d’événements de plaidoyer.
De Mopti, Gao et Bamako, dix enfants ont participé à un débat virtuel en direct sur l’environnement et le changement climatique, avec une centaine d’autres jeunes du Sahel.
Les jeunes ont pris le contrôle d’institutions gouvernementales, de sections de l’UNICEF et d’organes de presse pour exercer leur leadership et exprimer leurs points de vue sur les questions et enjeux qui affectent leurs droits et leur avenir.
Dans son allocution, la représentante résidente de l’Unicef au Mali, Mme Sylvie FOUET, a appelé à l’action pour davantage impliquer les jeunes dans les prises de décisions et les politiques et programmes qui affectent leur situation et leur avenir.
Elle a souligné que dans le cadre d’un partenariat, son organisation et ses partenaires avaient initié quelques actions.
Celles-ci étaient entre autres : l’opération « retour à l’école » ; l’éducation à distance ; et l’appui à la réouverture d’écoles fermées.
Aussi, dans la même veine, l’Unicef a lancé le « projet changement pour les enfants » qui offrira l’opportunité aux adolescents et aux jeunes de 21 pays (inclus le Mali), de faire entendre leurs voix.
« Cette célébration a été également mise à profit pour amener les enfants à exercer les responsabilités par simulation » a-t-elle conclu.
De son côté, Nouhoum Cherif HAÏDARA du parlement des enfants, a reconnu les efforts des plus hautes autorités du pays dans la promotion des droits de l’enfant au Mali.
Tout en faisant une plaidoirie en faveur des enfants privés de leurs droits par le fait de l’insécurité, il a reconnu l’engagement de Mme la ministre de tutelle, pour avoir réalisé l’une de leurs doléances exprimées lors de l’édition précédente, à savoir, la réhabilitation et l’équipement des locaux du parlement des enfants.
Comme à l’accoutumée, le président de la Coalition malienne pour les droits de l’enfant (COMADE) a d’abord dressé un bilan macabre de certaines pratiques de notre société, auxquelles les enfants sont soumis et exposés.
Il a ensuite profité pour exprimer un vœu, celui de l’organisation d’un forum national sur la protection des enfants.
Au Mali, a-t-il fait savoir, des millions d’enfants ne se sentent pas en sécurité à cause de la présence des groupes armés terroristes dans une grande partie du territoire. Ainsi, plus de 1500 écoles sont encore fermées après l’ouverture de l’année scolaire.
Dans son adresse, la ministre Wadidiè Founè COULIBALY a d’abord remercié les plus hautes autorités du pays à travers le président de la Transition pour les efforts déployés dans le respect des droits et le bien-être des enfants.
Parlant des acquis enregistrés en 2020, dans le cadre de la promotion des droits de l’enfant, Mme la ministre a cité entre autres : l’adoption de 247 ; la prise en charge de 2898 enfants vulnérables et de 1220 enfants en mobilité. S’y ajoutent la pris en charge de 658 cas de mariage d’enfants et 144 enfants sortis des groupes armés.
Ce qu’a fait que les taux bruts de scolarisation sont passés de 75% pour les filles au fondamental en 2019-2020.
Outre ces acquis, des défis restes à relever au sujet de l’insécurité, avec pour conséquence la fermeture des milliers de classes et d’enfants non scolarisés, pour cause de déplacement.

Par Abdoulaye OUATTARA




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