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lundi 17 décembre 2018
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Célébration de la Journée africaine de la statistique: plaidoyer pour des grandes opérations en cours

À l’instar de la communauté africaine, notre pays a célébré, le samedi 18 novembre dernier, la 27e édition de la Journée africaine de la statistique, à l’hôtel Maeva Palace (ACI2000). Cet événement a été lancé en 1990 par l’Organe subsidiaire de la Commission économique pour l’Afrique de l’Organisation des Nations Unies (CEA) et la Conférence africaine conjointe des planificateurs, des statisticiens et des démographes. Chaque année, l’Afrique célèbre cette journée pour sensibiliser le public à l’importance des statistiques dans tous les aspects de la vie sociale et économique d’un pays en tant qu’outil de prise de décision.

L’Édition de 2017 était placée sous le thème : « Améliorer les vies en améliorant les statistiques économiques », se concentre sur le rôle critique des statistiques économiques en ce sens qu’elles sous-tendent la bonne gouvernance économique génératrice de croissance durable et qu’elles lient la croissance économique à des conditions de vie meilleures.
La cérémonie de lancement des activités de cette édition était présidée par le ministre de l’Aménagement du territoire et de la population, Adama Tiémoko DIARRA ; qui avait à ses côtés son homologue l’Environnement, de l’assainissement et du développement durable, Mme KEITA Aïda MBO ; le directeur général de l’Institut national de la statistique (INSTAT), Harouna KONE ; le représentant de l’UNFPA, Mantala TRAORE ; le président de l’Association malienne des statistiques (AMSTAT), Bakary SACKO, etc.
Selon les organisateurs de cet événement, le thème de l’édition 2017 a été choisi pour attirer l’attention des décideurs, des partenaires techniques et financiers, des producteurs de données, des chercheurs, ainsi que du public en général sur l’importance des statistiques économiques.
À travers le choix de ce thème, il s’agit pour la JAS de développer le plaidoyer, en faveur du rôle que jouent les statistiques économiques dans l’amélioration, la production statistique de tous les secteurs de l’économie nationale ainsi que les vies humaines pour l’atteinte des objectifs de l’Agenda 2030 pour le développement durable et de l’Agenda 2063 de l’Afrique.
Dans son mot de bienvenue, le Directeur général de l’INSTAT, Harouna KONE, a présenté la JAS comme une journée mémorielle visant à créer un cadre de dialogue entre les producteurs et les utilisateurs de données statistiques.
De même, a-t-il dit, le développement de statistiques économiques de bonne qualité est une question de choix public, et fait partie des investissements de base incontournables, qui conduiront à une prospérité rapide et inclusive pour les pays et leurs citoyens.

Engagement salué
La JAS, a-t-il fait savoir, sert donc de tribune d’explication de ces enjeux aux services de production statistiques ainsi que les autres structures étatiques, les collectivités territoriales, les acteurs du secteur privé et la société.
Pour couvrir les besoins statistiques de l’ensemble des utilisateurs dans les secteurs socio-économiques, le gouvernement du Mali, a dit M. KONE, n’a ménagé aucun effort pour accompagner les services techniques en charge de leurs productions. Pour illustrer ses propos, il a cité en exemple l’adoption de la deuxième génération du Schéma directeur de la statistique (SDS) dont le plan d’action couvre la période 2015-2019.
A cela s’ajoute, la création du Fonds national de développement de la statistique (FNDS) ; du Centre de formation et de perfectionnement en statistique (CFP-STAT) ou encore la signature de l’accord d’établissement Etat-INSTAT.

Nécessité de la formation
Dans son intervention, le président de l’Association malienne de la Statistique (AMSTAT), Bakary SACKO, a tenu à saluer tous efforts déployés par le gouvernement pour développer le système statistique national. De son avis, la démocratie et l’amélioration du système de gouvernance à laquelle aspirent les Maliens ne peuvent être bâties que sur un socle commun d’informations statistiques fiables et crédibles au service de la bonne gouvernance, du débat et du dialogue entre les acteurs institutionnels.
Pour ce faire, il a invité le gouvernement à résoudre les déficits institutionnels majeurs qui existent au niveau du SSN dont entre autres : l’insuffisance quantitative et qualitative du personnel opérant dans le système ; la motivation du personnel ; l’opérationnalisation rapide du FNDS afin de permettre le financement adéquat et régulier des activités statistiques.
Il s’agit aussi de créer un mécanisme opérationnel de financement des bourses en faveur des lauréats au concours d’entrée dans les différentes écoles sous régionales de formation statistique ainsi que le recrutement des diplômés de ces différentes écoles, à l’image des pays de la sous-région.
Par la même occasion, l’AMSTAT, Bakary SACKO, a sollicité l’appui de l’UNFPA, chef de file des PTF du groupe statistique, pour le financement des bourses des lauréats aux concours d’entrée dans les écoles de formations statistiques et sensibiliser ses pairs à participer au financement de la formation des acteurs du système.

Appel
Pour sa part, le représentant de la Représentante résidente de l’UNFPA, Mantala TRAORE, a indiqué que si les statistiques constituaient un outil indispensable pour une bonne planification, il est important, de son avis, d’en faciliter l’accès afin de maximiser l’usage et améliorer l’utilité pour toutes catégories d’utilisateurs.
Au passage, il a tenu, au nom du groupe statistique, à saluer le leadership du chef du département en charge des questions statistiques qui a conduit une série d’initiatives parmi lesquelles, il a cité la tenue de la table ronde sur la mobilisation des ressources en faveur du cinquième RGPH.
Avant de terminer, il a réitéré l’engagement des PTF à appuyer le gouvernement pour le développement de la statistique et pour une meilleure utilisation des données dans la prise de décision.
Par ailleurs, il a invité ses pairs (PTF) à apporter une attention particulière aux grandes opérations statistiques dont le budget n’a pas encore été bouclé, notamment le RGPH prévu en 2019 et le Recensement général agricole et du Recensement général des Unités économiques.

Les urgences
Dans son discours de lancement, le ministre Adama Tiémoko DIARRA a insisté sur l’urgence du financement de ces différentes opérations en cours au niveau de son département.
« Ces opérations de recensement représentent des défis majeurs pour le l’économe malienne », a insisté le ministre.
Déjà le département est en phase de mise en œuvre de multiples projets tels que l’Enquête démographique et de santé (EDS), l’Enquête modulaire permanente auprès des ménages (EMOP) ; l’Enquête par grappe à indicateur multiple (MICS) ; l’Enquête nutritionnelle anthropométrique et de mortalité de type SMART ou encore l’Enquête agricole de conjoncture (EAC). Le gouvernement du Mali, selon ses représentants, tient à honorer tous ses engagements visant à produire des données de qualité et à jour. À cet effet, conformément à la vision du président de la République, Ibrahim Boubacar KEÏTA, le gouvernement, a dit le ministre DIARRA, ne ménagera aucun effort pour mobiliser toutes les énergies utiles à la réalisation des projets ci-dessus énumérés.
De même, il a tenu à saluer la mobilisation des PTF autour des activités des différentes structures du SSN notamment le RGPH, dont le coût total est estimé 19,7 milliards de F CFA.
Outre ladite cérémonie d’ouverture officielle, des communications sur des thèmes pertinents, des expositions et quelques publications du Système statistique national (SSN) ainsi qu’un match de football étaient au programme des activités commémoratives de cette journée.

Par Abdoulaye OUATTARA




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