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mercredi 18 octobre 2017
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champ hippique : la relance des courses sur fond de division

Les chevaux vont de nouveau galoper à partir du 2 novembre prochain pour l’ouverture de la saison, selon plusieurs sources. Le risque de prendre l’engouement en otage est garanti avec le refus de certains propriétaires de chevaux de participer aux compétitions parce qu’ils estiment être lésés avec le retrait du mandat de la Fédération malienne d’hippisme par le ministre Housseini Amion GUINDO.

Après plusieurs mois de vacances, les chevaux sont attendus pour reprendre les courses à l’hippodrome de Bamako pour l’ouverture des compétitions de la ligue de district de Bamako.

Ce faisant, il a été envoyé par des responsables du département des sports une lettre de levée de suspension de la ligue régionale du district de Bamako d’hippisme. L’information a été confirmée par l’entourage de ladite ligue. La lettre associe ainsi cette dernière à l’organisation des courses à côté du comité de transition. En effet, depuis plusieurs mois, ce comité dirigé par l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Adama KONE coordonne les activités. Il a été mis en place par le ministère des Sports avec comme mission de mettre fin notamment aux rides rivalités entre propriétaires, d’une part, et les fans de chevaux, d’autre part.

Ce comité, malgré qu’il ait pu réussir à organiser les courses, est confronté au défi de regrouper tous les acteurs autour de leur passion commune. En ce que les chevaux, qui ont couru avant la trêve, sont presque tous de ceux opposés à la fédération dissoute. Cela dit que le foyer de tension reste perspectif entre des acteurs. Toute chose ayant contribué à baisser l’engouement qui régnait les dimanches à l’hippodrome de Bamako.

Malgré la levée de suspension de la ligue du district de Bamako, des partisans de la fédération malienne d’hippisme dissoute par le ministre des Sports sont réticents à prendre part aux compétitions.

L’un des membres de la ligue que nous avons pu joindre au téléphone explique que la lettre de levée de suspension est un piège que le ministère est en train de leur tendre. De l’avis de notre interlocuteur, ce n’est pas le comité qui doit organiser les compétitions avec le soutien de la ligue. Par contre, selon lui, c’est la ligue du district de Bamako qui doit organiser ses courses, à l’instar des autres ligues régionales du pays.

D’autre part, la ligue de Bamako cautionnerait l’illégalité du comité de transition créée de toutes pièces pour la satisfaction de l’égo, en acceptant d’être associée aux compétitions organisées par celui-ci, a  précisé notre interlocuteur.

Par ailleurs, apprend-on d’autres sources, sur la même affaire que la Fédération malienne d’hippisme a introduit une action en justice contre la décision du ministre des Sports. Les mêmes sources proches du dossier indiquent que la Cour suprême, qui statue sur le différend, est en train d’analyser l’affaire.

Par contre, des membres d’un mouvement de fans de chevaux ont salué la décision de levée de suspension de la ligue de Bamako. Sans renter dans un jeu de clan, ils affirment que la décision est un pas pour décrisper la situation. Par conséquent, ils n’entreront pas dans le jeu de pro ou de contre fédération dissoute, ont-ils ajouté.

Aussi, il a été créé une direction pour le champ hippique de Bamako, à l’instar des autres disciplines sportives dans le pays. L’objectif de la création de cet organe est de veiller au développement et à la promotion d’hippisme.

Par Sikou BAH

 




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