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samedi 23 octobre 2021
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Choguel Kokalla Maïga: un Premier ministre clivant, mais convergent

Nommé le lundi 7 juin 2021, dans la foulée de l’investiture du président de la Transition comme chef du gouvernement avec pour mission de mettre en place un gouvernement le plus inclusif possible, le Dr Choguel Kokalla MAIGA souffle demain mardi ses 100 jours à la Primature.
L’aventure n’a rien à voir avec celle de Bonaparte du 20 mars au 28 juin 1815, mais la tradition journalistique exige qu’on s’y arrête pour jeter un regard sur le parcours et s’assurer de la perspective pour une nation qui a tant besoin d’écrire une nouvelle page d’accomplissement de ses attentes légitimes contrariées par les errements et les incuries politiques.
Nul ne conteste au locataire du 4ème étage de la Cité administrative la compétence et légitimité à conduire l’action gouvernementale à la tête d’une équipe qui a besoin de constants réglages. Le parcours du politique est éloquent, et son éloquence est primatoriale. En dépit des oiseaux de mauvais augures et arpenteurs de couloirs, le tandem Assimi-Choguel a survécu au-delà de 100 jours.
Celui qui avait été annoncé comme clivant, parce que président du Comité stratégique du M5-RFP mettra en place une équipe qui n’est ni militarisée et politisée. En 100 jours de gestion, le front social se tasse, tandis qu’aucune force politique majeure ne se proclame contre la Choguélisme qui ratisse au-delà de l’ex-mouvement contestataire. En réussite à accorder l’ensemble des composantes de la nation sur l’impératif de la réussite de la Transition, le clivant s’est illustré comme le plus convergent possible, disons rassembleur. Donnant raison ainsi 10 ans plus tard à Bénoit Hamon qui avait essuyé les quolibets lorsqu’il avait présenté le programme du parti socialiste à travers un oxymore, en avril 2011, comme clivant à droite et rassembleur à gauche.
Tout n’est pas parfait. Mais, l’essentiel est là pour la rectification de la Transition gage d’une refondation vertueuse du pays, à travers des Assises Nationales qui sont une exigence nationale et non un choguelienne de mauvais aloi. Sa tenue avait été exigée dans les mêmes termes, lors de la rencontre du 6 mai du M5-RFP avec le président de la Transition d’alors : « l’organisation des Assises Nationales pour la Refondation devant aboutir à un large consensus national sur les grandes préoccupations de la Nation ainsi qu’à la conclusion d’un Pacte national de stabilité sociale, sécuritaire et de croissance, afin d’obtenir une trêve globale (politique, sécuritaire, syndicale, sociale et économique, etc.) et créer un climat d’apaisement, de sérénité, de confiance mutuelle ; cette stabilité permettra de consacrer les énergies et les ressources de la Nation à la lutte contre le terrorisme et à la conduite consensuelle dans la paix des réformes politiques et institutionnelles nécessaires à la Refondation du Mali»
Quid de l’organe unique et indépendant de gestion des élections pour la mise en place duquel l’ensemble de la classe politique avait acquiescé…. ?

PAR BERTIN DAKOUO




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