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mercredi 14 avril 2021
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Cinéma: « O KA » (notre maison) à la conquête du public Bamakois

L’Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique de l’Ouest (UCECAO), en partenariat avec le ministère de la Culture, les maires des six communes de Bamako et du District, présente le film «O KA» (Notre maison) de notre compatriote Souleymane Cissé. Réalisé entre 2008 et octobre 2015, ce film d’1h30 mn retrace l’histoire de l’expropriation de 4 sœurs aînées de la maison familiale, dans un quartier populaire de Bamako. Il est programmé pour être présenté au grand public de Bamako, conformément à calendrier concocté par l’UCECAO et ses partenaires.

Hier 18 mai, la Faculté de droit public a eu droit à une projection du film dans son amphithéâtre aux environs de 10 Heures.
Le soir, aux environs de 20 heures le public de Kalaban-coro était invité à suivre le film devant Carlosse terrain, sur initiative de la mairie.
Demain 19 mai, le Conservatoire Balla Fasseké Kouyaté organise une projection à 10 heures dans sa salle et le soir, c’est le tour de la mairie de Daoudabougou en CV du District de faire sa projection.
Le 20 mai, une projection est programmée à Banconi plateau, vers 20 heures.
Enfin, le 21 mai, le film « O KA » est prévu au terrain de Djélibougou près de la mairie.
Ce film, tiré d’un fait réel, traite de la problématique du foncier au Mali et raconte le parcours de 4 vieilles femmes qui se battent pour récupérer leur patrimoine.
À travers ce documentaire, il est surtout mis en exergue le combat de la famille Cissé contre cette expropriation, surtout la corruption et l’injustice qui, telle une mauvaise plante, sont allées s’enracinant chaque fois davantage pendant les années qu’a duré le procès.
Le titre « Notre maison » a plusieurs figures symboliques. C’est d’abord, la propriété individuelle, que le voisin convoite ou que l’homme chargé de diriger la contrée, le village, la nation, s’en accapare avec ses sbires.
«O KA», la maison, quelle richesse ! Riche de sens, riche de beautés, riche d’enseignements.
Il veut montrer au public que le mal ne vient pas seulement de l’autre, mais du fait que l’on ne réagisse pas. Au préalable, il est impératif que le lésé prenne conscience. Sinon il ne peut réagir.
« O ka », cette maison individuelle, privée, est aussi par extension le bien public, la nation. Son détournement crée des troubles et des guerres effroyables qui sèment, à leur tour, des situations d’injustices pérennes.
Le film met sur scène, un frère qui aide ses sœurs à récupérer la maison familiale que leurs parents leur ont laissée : c’est le rappel des valeurs culturelles du vieux continent où, contrairement au cliché négatif véhiculé aujourd’hui, on a toujours eu un respect pour la femme. Cette femme a plusieurs attributs : «mère porteuse de l’embryon de l’humanité ; cette sœur aînée dont on craint autant que la mère ou cette sœur cadette que l’on protège, enfin, cette femme, partenaire du couple».
Il y a dans ce geste une portée féministe, qui vient naturellement, oui, qui est naturelle, pour ne pas dire innée, qui peut sembler incongrue pour des ignorants et qui vient du fin fond de cette culture africaine.
Venez donc nombreux découvrir ce film afin de vous enrichir et de faire part, si possible vos critiques et suggestion pour sa réussite. Comme il a été dit plus haut, le malheur n’arrive pas qu’aux autres.

Par Sidi Dao




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