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dimanche 28 février 2021
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Cohésion sociale et culture de la paix au Mali: partenariat entre volontaires Maliens et Onusiens

Le document de «Projet d’appui au renforcement des capacités des jeunes pour une meilleure inclusion dans la consolidation de la paix au Mali» (PARC) a été signé, hier jeudi, au Grand Hôtel de Bamako par les responsables maliens et onusiens.

La partie malienne était représentée par le ministre de l’Emploi, de la formation professionnelle, de la jeunesse et de la construction citoyenne, Mahamane BABY, et celle des Nations unies par la Coordinatrice humanitaire pour le Mali, Mme Mbaranga GASARABWE, chef du bureau d’OCHA au Mali. C’était en présence de la chargée de «Programme Jeunesse et Education à la Paix des Volontaires des Nations-Unies », Irène BRONZINI, et du Directeur du Centre national de promotion du volontariat au Mali, Sékou Oumar COULIBALY.
Selon les organisateurs de cette cérémonie, les objectifs du PARC sont, entre autres, la consolidation de la paix à travers : le renforcement des capacités de résolution non violente des conflits, basée sur la compréhension des origines et conséquences du conflit, et l’acquisition des techniques de négociation et de médiation pour résoudre les situation de crise ; l’appui au dialogue autour des valeurs démocratiques et des droits de l’homme, à travers la sensibilisation et le renforcement des capacités ainsi que les campagnes de communication et des débats autour de la question citoyenne, facteur indispensable pour atteindre une paix durable et la réconciliation nationale. En effet, ce projet est le fruit d’une longue collaboration entre le Programme des volontaires des Nations unies et le Centre national de promotion du volontariat de notre pays.
«En permettant aux communautés de s’engager volontairement dans le processus de développent local, de gestion et de maintenance des initiatives d’impacts rapides, l’utilité du projet sera prolongé et la population verra les dividendes de paix tangible, ainsi qu’une meilleure cohésion sociale », a indiqué Mme GASARABWE.
Elle a préconisé le renforcement des mécanismes traditionnels de médiation et de résolution de conflits, à travers la prise en compte des questions de genre, de droits de l’homme et à travers le renforcement des capacités des communautés. Toutes choses qui donnent aux communautés, selon elle, «la possibilité de planifier et de mettre en œuvre des initiatives de réduction des violences et de promouvoir une culture de paix permettant de baisser la prévalence des violences, de renforcer la capacité à les contenir et de prévenir l’enlisement des violents incidents».
«En renforçant le rôle des citoyens et en leur octroyant la possibilité de participer au processus de paix en tant que volontaires, agents de changement, représentants communautaires et interlocuteurs permanents, la cohésion sociale sera renforcée au niveau des citoyens et des communautés et la relation société-Etat est revigorée et conduite à une paix durable», a martelé Mme GASARABWE qui a insisté sur la dynamique partenariale à ce sujet.
Pour sa part, le ministre BABY a exprimé toute sa fierté de voir le partenariat entre le Mali et les Nations-unies se renforcer. C’est également un défi parce que ce projet suscite beaucoup d’espoir chez les bénéficiaires directs, à savoir les jeunes.
Le PARC cible les jeunes maliens entre 15 et 35 ans des zones urbaines et rurales, mais aussi, des jeunes leaders des Associations de jeunes, dont les actions vont indirectement bénéficier aux communautés, aux familles et aux institutions, a-t-il expliqué.
Par ailleurs, a-t-il rappelé, la signature de ce document intervient quelques jours après, avec le 1er anniversaire de l’Accord pour la paix, célébré le 20 juin dernier, par notre pays. Pour le ministre BABAY, cet accord a fortement contribué à rétablir le dialogue inclusif entre Maliens et restaurer progressivement un climat de confiance entre le gouvernement et les groupes armés. Selon lui, malgré les vicissitudes de sa mise en œuvre, l’Accord est en bonne voie, car le Mali a honoré l’essentiel de ses engagements pour sa mise en œuvre.
Aussi, a-t-il engagé le CNPV à mieux encadrer ces jeunes volontaires afin de leur permettre de s’approprier les outils de la paix et d’être sensibles aux questions de citoyenneté et de droits de l’homme pour pouvoir véhiculer les valeurs de paix, de tolérance et de non-violence.
Quant aux jeunes femmes leaders, elles doivent également être accompagnées pour « prendre conscience de leur statut de leaders féminins et s’approprier les instruments leur permettant d’agir en tant que leaders », conclu le ministre BABY.

Par Abdoulaye OUATTARA




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