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jeudi 25 février 2021
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Comité de suivi de l’accord: les divergences persistent

La tension était perceptible, hier lundi, à la reprise des travaux du comité de suivi de la mise en œuvre de l’accord. A l’origine de cette situation, la divergence entre le gouvernement et les groupes armés sur les contours de la mise en place des autorités intérimaires, prévue dans l’annexe 1 de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.

En effet, toutes les difficultés sont nées de l’interprétation des termes de l’Accord. Dans son annexe 1, l’accord prévoit «la mise en place, le cas échéant et au plus tard, trois mois après la signature de l’Accord, des autorités chargées de l’administration des communes, cercles et régions du Nord durant la période intérimaire. Leurs désignations, compétences et modalités de leur fonctionnement seront fixées de manière consensuelle par les parties».
Selon Mohamed OUSMANE de la CMA, c’est l’interprétation du terme «le cas échéant» qui divise les parties maliennes.
Si pour le gouvernement, la mise en place des autorités intérimaires à la tête des collectivités territoriales doit être étudiée au cas par cas, pour les groupes armés, il s’agit de les généraliser compte-tenu de l’absence d’administration dans la majorité des collectivités du nord.
A la suite de ces divergences, des délégations étaient à Alger, le mois dernier, pour de nouvelles discussions.
Cette 9è réunion initialement prévue pour le 31 mai a été reportée dans un premier temps pour les 3 et 4 juin derniers. Et entre temps, les groupes armés signataires de l’Accord avaient suspendu leur participation aux travaux du CSA (Comité de suivi de l’accord) en attendant, disaient-ils, la fin de ces nouvelles discussions.
Aujourd’hui, le constat, qui se dégage, est que ces nouvelles discussions n’ont pas permis aux parties maliennes d’accorder leurs violons.
Et hier, à la reprise des travaux, la tension est montée d’un cran et les représentants de la communauté internationale, membres de la médiation, ont décidé de suspendre les travaux pour permettre aux acteurs maliens de se concerter en apartheid. Toujours selon Mohamed OUSMANE, si le gouvernement et les groupes armés ne parviennent pas à se comprendre sur l’interprétation de cette disposition de l’accord, ils se remettront à l’arbitrage de la médiation.
Depuis quelques temps, les groupes armés de la CMA et de la Plateforme ont fait de la mise en place des Autorités intérimaires une condition préalable pour les autres sujets de discussion, notamment le DDR, les patrouilles mixtes.
Si ces derniers ont exigé la concrétisation de cette question avant toute autre avancée, de son côté, le gouvernement a toujours privilégié les aspects sécuritaires tels que le cantonnement et la démobilisation des combattants.
Après cette suspension forcée, la reprise des travaux est prévue pour aujourd’hui, mardi à 11 heures au CICB. En attendant, espérons que les discussions d’hier après-midi, puissent permettre aux parties maliennes de s’accorder sur certains principes concernant ces autorités intérimaires.

Par Abdoulaye OUATTARA




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