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mercredi 14 avril 2021
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Compagnies d’assurances-Presse: pour un partenariat gagnant-gagnant

Fidèle à sa politique de renforcement des compétences des partenaires des sociétés d’assurances du Mali, le Comité des compagnies d’assurances du Mali a organisé, hier mardi, à la Maison de la presse, une 2e session de formation à l’intention d’une quarantaine de journalistes sous le thème : « L’assurance vie, outil de développement ».

Ce nouveau partenariat que le Comité des compagnies d’assurances du Mali entend nouer avec les hommes de média résulte de la faible souscription des Maliens aux divers produits d’assurances (prévoyance, la retraite, l’assurance études ou éducation et le décès emprunteur, etc.)
Placée sous l’égide du président de la commission média du Comité des compagnies d’assurances du Mali, Mohamed COMPAORE, non moins directeur général de Allianz Mali, la cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du principal formateur, Constant Yao DJEKET, directeur général de NSIA Vie Mali et NSIA IARDT. Il était assisté, entre autres de Adama DIALLO, directeur général adjoint et de Mme DAOU de SONAVIE. On y notait également la présence du secrétaire général du Comité, Mamadou FOFANA.
Dans son mot de bienvenue, M COMPAORE a expliqué aux journalistes que la souscription à un contrat d’assurance vie est de nos jours incontournable, lorsqu’on cherche à réaliser un placement financier. Et pour cause ? L’assurance procure à son bénéficiaire a d’importants atouts sur le plan financier que fiscal et répond à la plupart des objectifs patrimoniaux.
Mieux, souligne Mohamed COMPAORE, l’assurance permet à l’assuré de se constituer une épargne, de faire face à un imprévu, de financer divers projets comme les études de ses enfants, de percevoir des revenus complémentaires à la retraite et de préparer sa succession pour protéger ses proches.
Avant le démarrage proprement dit de la formation, M COMPAORE a tenu à donner un avant-goût de la formation.
Ainsi, il définit l’assurance vie comme un contrat d’épargne (ou de placement) et de transmission. Au terme de ce contrat d’assurance vie, le capital (ou rente) sera versé à l’assuré s’il est toujours en vie ; au bénéficiaire désigné si l’assuré est décédé, a-t-il expliqué.
Par ailleurs, a-t-il fait savoir, la grande branche Vie comporte aussi l’assurance décès qui est un contrat de prévoyance ayant pour objectif de protéger les proches de l’assuré, s’il décède avant le terme du contrat. En tout état de cause, le montant du capital décès est toujours déterminé lors de la souscription.
Le directeur général d’Allianz-Mali, président de séance, a profité de l’occasion pour souligner que toutes les compagnies d’assurances peuvent être comprises comme des gardiennes des ressources collectées auprès de leurs assurés, mais placées dans des banques, des institutions internationales ou des États.
Quant au formateur, après avoir fait la distinction entre les 2 branches d’assurance, à savoir les assurances de personnes et les assurances des biens il a surtout consacré son intervention sur thème du jour, assurance vie qui fait partie des assurances de personnes. Cette dernière regroupe les bons de capitalisation, les assurances en cas de décès, de maladie ou d’accident.
Dans le jargon, il est dit qu’il s’agit de contrats pour lesquels l’exécution des prestations de l’assureur est liée à l’intégrité physique de l’assuré ou à sa durée de vie.
En tout cas, c’est avec pédagogie et des exemples précis qu’il a amené les nombreux journalistes à comprendre les produits proposés par les assureurs.
Le contrat d’assurance retraite, a-t-il défini, est un contrat qui garantit à l’assuré des revenus de retraite en contrepartie de primes payées à l’assureur.
L’assurance études ou éducation est un contrat d’assurance qui a pour objet en cas de vie de l’assuré au terme de la période de cotisation : le paiement d’une rente annuelle destinée à assurer la scolarité des bénéficiaires. En cas de décès ou d’invalidité permanente totale de l’assuré avant le terme de la période de cotisation, le paiement immédiat des rentes jusqu’au terme du contrat.
Le décès emprunteur permet en cas de décès de l’emprunteur à la compagnie d’assurance de payer le capital restant non encore remboursé.
Dans un autre registre, il a tenu à souligner que les assureurs sont des investisseurs institutionnels. Pour preuve, l’épargne gérée par les assureurs constitue une source de financement importante pour l’économie, à travers les obligations d’État ou bons du Trésor, les investissements directs dans des sociétés, les dépôts à terme qui permettent aux banques de financer les PME, les investissements immobiliers.
Parlant des assurances au Mali, il a révélé que les cotisations en 2015 des compagnies d’assurance vie étaient de 7 milliards de FCFA.
En conclusion, M DJEKET a rappelé que le marché malien des assurances comprend actuellement 12 compagnies d’assurances dont 3 compagnies Vie et 9 compagnies Non vie.
« L’assurance vie constitue un instrument indispensable de protection des ressources humaines, et également un outil de mobilisation de l’épargne longue qui permet de financer l’économie », a-t-il souligné.
Cependant, déplore-t-il, de nombreux obstacles enfreignent à son développement, notamment la fiscalité, la religion et l’absence d’obligation d’assurance à l’instar de l’assurance automobile.

Par Sékou CAMARA




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