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jeudi 25 février 2021
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Cours à distance: quand le Mali devient Toto-bougou

L’expérience est en train de tourner au tragique. Toutes proportions gardées, le seuil du tolérable et de l’acceptable est largement dépassé. Il faut mettre fin à ce mimétisme suicidaire. Pour certains, l’enseignement à la télé n’est ni réaliste ni équitable par rapport aux inégalités des zones de résidence et d’accès à l’électricité et les médias. Mieux, il ne cadre pas avec ce que la Constitution du pays stipule au sujet de l’éducation en ses articles 17 et 18 : « l’éducation, l’instruction, la formation, le travail, le logement, les loisirs, la santé, et la protection sociale constituent des droits reconnus » ; « tout citoyen a droit à l’instruction. L’enseignement public est obligatoire, gratuit et laïc. L’enseignement privé est reconnu et s’exerce dans les conditions définies par la loi ».

Pour les adversaires et les saboteurs de l’expérience, l’erreur est humaine et l’orgueil est mauvais conseiller. Les apprenants maliens ne sont pas des surdoués pour s’accommoder à cette nouvelle méthode particulière. Quels sera le mode et la fréquence d’évaluation de la méthode quand on sait que d’habitude les évaluations sont mensuelles au 1er cycle et trimestrielles au 2e cycle et au lycée ?

En dépit des soutiens fermes de ses défenseurs, la nouvelle méthode d’apprentissage étale malheureusement ses failles, disons la faiblesse de ses dispensateurs, faiblesses qui vont au-delà de l’humain et des fautes d’inattention, qui réagissent sur l’honneur, le crédit et le sérieux de toute la nation.

D’où, les cris de cœur de certains parents : ne les laisser pas remplir la tête de vos enfants avec des fautes, car tel enseignant tel élève. Les vrais enseignants voient leurs erreurs, mais les élèves ne voient pas ces erreurs. Pour les élèves, c’est correct alors que c’est Faux. Ils vont apprendre aux élèves à faire des fautes comme eux. Donc, qu’on arrête cette comédie-là avant que le Mali ne devienne Toto-bougou !

Boubacar Koumaré : Cours à distance du PM. Malick Konate, on corrige ou on passe ? La condition de la trêve n’est pas remplie encore hein. Vos profs numériques là aussi kaiiii. Ils n’ont qu’à ‘’sciencer’’ heinnn.

Tenons le flambeau : des leçons touffues de fautes publiées sur nos chaînes nationales. Ne devient pas enseignant qui le veut. Arrêtez de massacrer nos enfants. Corrections gratuites.

1- Équilibre : nom masculin singulier. Donc, il fallait dire : équilibre horizontal. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que l’adjectif qualificatif s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il qualifie.

2- Formule : nom féminin singulier. Ceci étant, il doit être précédé du déterminant : la. Donc : la formule au lieu de : le formule.

Conseil : Pour enseigner peu, il faut connaître beaucoup.

Boubacar MAIGA, Enseignant malien

Mahamane Zacka Ario Maiga : les Profs de science doivent être assistés par des profs de lettre pour la correction des fautes grammaticales et autres.

Laurent Dena : vraiment, quel mas

Malick Konate : c’est une erreur de frappe. Avec la machine, ce n’est pas facile.

Boubacar Koumare : Malick Konaté, pourquoi vous prenez des bras cassés qui ne maîtrisent pas la machine ? Ma fille qui suivait m’a appelé de Bamako ko monsieur a fauté à la TV et j’ai eu honte.

Ibrahim Generalcompa : Malick Konate, le prof d’anglais ne maîtrise pas non plus. C’est une boucherie.

Ibrahim Generalcompa : Malick Konate, c’est Boubou. Il n’a aucun respect pour les textes de la République. Aucune déclaration de politique générale, déni de justice (article 39), blocage illégal des salaires et une haine incomparable et gratuite contre les enseignants.

Chaque fois, il attend le moment de paiement des salaires pour bloquer les financiers dans leur travail. J’attends impatiemment la colère divine.

Ibrahim Generalcompa : on doit arrêter cette pièce de théâtre. Sinon, la réputation du pays va en pâtir. Nous sommes regardés sur satellite, à travers le monde. Vive les vrais enseignants !

Justice transparente : à mon avis, il n’y a aucun problème de niveau chez ces enseignants, du moins pour le moment. Mieux, la dame que certains ont voulu discréditer, avait bien posé l’équation et l’avait bien résolue contrairement à ce que l’on a voulu nous faire croire. Que les enseignants revendiquent leurs droits, cela est une chose, mais de là à vouloir jeter l’opprobre sur leurs collègues qui veulent poursuivre l’éducation des enfants, il y a à mon avis un pas à ne pas franchir. Un tel lobbying ne grandit pas la noble profession que la plupart des ‘’criticards’’ n’ont embrassé que par nécessité plutôt que par conviction.

Justice transparente : Boubacar Koumare, vous avez raison de revendiquer vos droits et d’ailleurs je crois que cela ne se devait même pas que vous soyez obligés de débrayer pour que l’État applique une loi qu’il a librement fait voter. Cela dit, ça ne vous grandit nullement d’agir comme vous le faites actuellement puisque vous n’êtes pas à court de moyens pour faire plier l’État. Ça, on le dira et on le maintiendra. Ça peut vous plaire ou pas, c’est votre problème. Et croyez-le ou pas, vous êtes loin, très loin de détenir le moindre monopole en quoi que ce soit. Pour le reste, nous sommes solidaires du mouvement des enseignants, mais on gardera aussi notre droit de dire ce que l’on pense.

Boubacar Koumare : Justice transparente, mon cher, nous avons entendu dans le passé des plus fortes certitudes que les vôtres dans le bras de fer entre le gouvernement et nous, mais on a vu la suite. Donc, vous pouvez continuer à jouer le devin là-dessus, mais ce qui est sûr et on en est convaincu, l’arrogance, l’orgueil et l’autoritarisme du PM ne sont rien en face de nos convictions et il le sait déjà.

Il n’a aucun plan et il n’en aura pas sans nous. Au contraire, il crée les conditions de son propre échec et son système de volontariat en est l’exemple. Personne ne vous empêche de parler et sachez que notre répondant aussi existe et vous n’y pourrez rien.

À chaque fois qu’ils feront une erreur, on va les jeter en pâture et celui qui n’est pas content, peut aller pousser koukouba, on s’en fout.

Justice transparente : Boubacar Koumare, on n’a pas la force pour pousser le Kilimandjaro, mais on en a pour donner notre point de vue sur une question existentielle pour le pays, qu’est l’éducation de ses enfants. Conséquemment, on soutiendra tant ceux qui revendiquent leurs droits que ceux qui fournissent des efforts pour encadrer les enfants tant bien que mal.

Boubacar Koumare : Justice transparente, on n’a pas besoin de semblant de soutien en fait. On se suffit à nous même, car on se sait capable d’aller jusqu’au bout. Personne ne vous empêche de vous exprimer, mais nous, c’est notre naturel aussi. Tu m’étonnes quand tu essaies de fermer les yeux sur cette injustice qui est pire que de la discrimination à l’égard de la majorité des enfants maliens. Ce n’est encore et une fois qu’une bêtise pour faire endormir le peuple.

Quand vous aurez décidé de traiter l’éducation à la source au Mali, on s’en sortirait mieux, mais ne comptez pas sur nous pour légitimer le non-sens.

Boubacar Koumare : Justice transparente, quand je disais nous, ce n’était pas de moi, mais du monde enseignant sinon, singulièrement je ne t’ai pas demandé un soutien aussi. Maintenant, je te le répète, votre avis importe peu quant au jugement que nous faisons des erreurs que sont en train de commettre ces profs numériques. Ce ne sont pas des collègues à nous, mais des bureaucrates utilisés en palliatif alors on ne leur fera aucun cadeau. Je serai avec ma loupe, et quand je vois je publie.

Diabate Mamadou : critique inutile et non essentielle. Ces fautes n’ont aucune gravité pédagogique. C’est la science et non la littérature. Soyons quand même sérieux.

Jacob Kassogue : l’’erreur a été que le gouvernement s’est penché sur les enseignants bureaucratiques qui ont négocié le fauteuil, honte à eux tous !

Mamadou Bouaré : donc, vous pensez que ces enseignants sont des machines, qu’ils ne commettent pas d’erreurs ? Détrompez-vous, ce sont des humains, signalez ces fautes c’est tout, les prochaines fois, ils feront attention aux orthographes. Ça peut arriver à tout le monde, ce ne sont pas des erreurs de frappe, sinon ils connaissent les règles.

Pascal Néguéba Traoré : on s’en fout, même s’il écrit pappa avec 3 P. Vous avez apporté quoi aux élèves ?

Sana Sira : cette comédie a trop duré, mais c’est la faute à nous les parents d’élèves. Enseignement télé, foutaise waï.

Adama Samake‎ : en anglais, lorsqu’on conjugue un verbe au présent de l’indicatif avec la troisième personne du singulier on ajoute un (s-es ou ies) selon la terminaison du verbe. NB: la commission doit réviser les leçons avant leur diffusion. N’importe qui ne peut pas enseigner.

Abdoul Karim Koné : voilà un soi-disant conseiller, après c’est pour aller nous emmerder en classe ko suivi pédagogique…

Maraka Ivo Sylla : Abdoul Karim Koné, on appelle ça des erreurs de frappe. Sinon, ce monsieur a la tête sur les épaules.

Kéké Barry Le Choco : les enseignants, il est temps qu’on se dise vérité quoi. Il n’y a pas un enseignement qui ne fait pas de faute.

Laissez-moi vous dire une chose. Si vous commencez à dénigrer ce Monsieur-là, qu’il a fait faute, ce que vous oubliez, ce monsieur seul représente tous les enseignants maliens. Soyez solidaire entre vous, c’est mieux. Conseil d’un étudiant, je vous remercie. Je suis désolé.

Fouss Sangare : Kéké Barry Le Choco, c’est le travail de quatre personnes au moins. Donc, il y’a lieu de les critiquer, et ça leur permettra aussi de prêter attention désormais. Une leçon diffusée sur la télévision est suivie partout.

Elhaj Abdou Maïga : allez-y vous expliquer chez lui au bureau. Il est le conseiller anglais au cap de Banankabougou. On verra bien, il a très bien suivi la démarche méthodologique, et c’est ce qui est demandé.

Yacouba Baky Cissouma : vous là, vous n’avez pas d’autres choses à faire au lieu de saboter les autres ?

Sory Diakite Dit So-Dia : ceux qui pensent que nous n’avons pas d’autres choses que de critiquer ou nous concentrer sur ces cours qu’ils sachent que ses organisateurs aussi ne font que marginaliser les enseignants. Alors, c’est pour leur montrer notre importance et notre sens élevé.

Edey Diarra : ici, la leçon du jour, ‘’adverbs of frequency’’et le monsieur manque des notions. He isn’t efficient.

Alassane Cisse : Monsieur, l’une des forces d’une langue est aussi la grammaire, l’exposant ne s’y connaissait pas. Être conseiller et avoir la main dans la pâte font deux.

Souleymane Diassana : on ne peut jamais sauver l’école sans les enseignants. C’est comme coiffé la tête de quelqu’un à son absence et ça c’est impossible.




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