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vendredi 26 février 2021
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Défi sécuritaire du sommet: bravo aux forces de sécurité

À quelques encablures du rendez Afrique-France de Bamako, la question sécuritaire était l’une des préoccupations les plus pressantes. Grâce à la mobilisation de nos forces armées et de sécurité, avec en première ligne, nos forces spéciales, le Sommet de Bamako a pu répondre aux attendes des participants et de nos autorités. Même si elles ont bénéficié d’appuis de la part de nos partenaires, nos forces se seront montrées à la hauteur de leurs missions pour cette rencontre.

C’est sous une haute surveillance sécuritaire que le Sommet Afrique-France de Bamako s’est tenu sur les bords du Djoliba, les 13 et 14 janvier dernier. Contrairement aux pronostics de beaucoup d’observateurs sceptiques, notre pays s’est montré à la hauteur de la confiance placée en lui par ses pairs africains. Les responsables sécuritaires ont mis le paquet pour multiplier les mesures de sécurité dans la capitale et ses environs. Plus de 10 000 agents de sécurité, tout corps confondu, ont été mobilisés pour la couverture sécuritaire et pour assurer la sécurité des personnalités de marque qui ont bravé la menace sécuritaire, dont fait face notre pays, pour répondre présent à la rencontre de Bamako. Ces forces ont su faire preuve de professionnalisme. Toute chose qui les a d’ailleurs permis de déjouer et de démanteler un réseau de fossoyeurs.
Au regard du travail de fourmi abattu, qui a permis d’étouffer dans l’œuf les plans en sourdine des ennemis de la paix, une motion spéciale doit être adressée aux éléments des forces de sécurité lors de ce sommet. Face à leur ingéniosité et leur perspicacité, notre capitale, à la veille et durant les deux jours du sommet, était comme un bunker impénétrable pour toute personne de mauvaise foi.
Les agents des services de renseignement français et maliens ainsi que les agents de sécurité des deux pays, selon nos sources, ont travaillé main dans la main pour pouvoir relever ce défi.
Face à ce professionnalisme de nos agents de sécurité, des chefs d’État n’ont pas manqué de dire bravo au Mali pour les gros moyens déployés en hommes et en logistiques pour leur sécurité.
Il s’agit notamment des présidents Guinéen, Alpha Condé, ou encore le Nigérien, Mahamadou Issoufou, qui ont déclaré à la fin de la rencontre : « Bravo au Mali pour avoir relevé le défi sécuritaire de l’organisation du sommet ». C’était aux micros de nos journalistes qui assuraient eux aussi la couverture sécuritaire. Pouvait-il en être autrement ? En tout cas, il s’agissait de l’image de notre pays profondément touché par une crise multidimensionnelle, depuis 2012, qui fait le serment de relever désormais la tête d’être au rendez-vous des nations respectées et respectables.
Ce qui est indéniable et dont les populations de Bamako et les hôtes qui ont fait le déplacement de Bamako ont été témoins, c’est que rien n’a été laissé au hasard pour la sécurisation du sommet de Bamako. Les agents de sécurité ont sorti la grosse artillerie, à l’image de l’événement. Des dispositifs sécuritaires impressionnants étaient visibles au niveau du Centre international de Conférence de Bamako qui a abritait la rencontre et ses alentours et au niveau des hôtels où les hôtes étaient hébergés. Ce n’est pas tout, au niveau de toutes les grandes artères du district et principalement tout au long de la route de l’aéroport international Modibo KEITA de Sénou, des porteurs d’uniforme, armés jusqu’aux dents, étaient visibles.
Les entrées et sorties des ponts reliant les deux rives de la capitale et les principales entrées n’ont pas été dégarnies. Les forces de sécurité étaient visibles sur place avec des agents vigilants et attentifs.
Des agents bien formés pour la cause
Les milliers d’agents de sécurité, qui ont réussi à relever le challenge sécuritaire, qui était redouté par pas mal de Maliens, ne sont pas venus du néant. Ils ont au préalable suivi des formations conséquentes. Des formations au cours desquelles des centaines de policiers ont été initiés aux techniques de garde rapprochée pour la sécurité des chefs d’État.
Des semaines avant le Sommet les Bamakois ont été témoins de la fréquence des patrouilles mixtes constituées de policiers, de gendarmes et de gardes qui sillonnaient la ville en permanence. Un autre constat qui sautait à l’œil de tout visiteur de la capitale, c’est la présence des forces de sécurité bien équipées et stationnées au niveau des carrefours stratégiques de la ville.
En tout cas, conformément à la vision du président de la République, l’organisation de ce Sommet dans notre pays aura permis de donner une nouvelle image à la sécurité dans notre pays. L’image de nos services de sécurité avait été ternie par des séries d’attentats à Bamako et dans plusieurs localités, à travers le pays. C’est pourquoi pour les besoins de sécurisation du Sommet, les capacités des forces de sécurité ont été renforcées, le système de communication entre les forces de sécurité a été redynamisé et la coordination entre les porteurs d’uniformes (police, gendarmerie, forces armées, gardes et protection civile) a été renforcée. Aussi, y a-t-il eu la création d’une force spéciale antiterroriste à savoir la force des trois C (coordination cohérence complémentarité), de même que la création d’un Centre de fusion et d’analyse ainsi que la coopération entre les forces étrangères.
Tout ce dispositif ingénieusement mis en place, avec la collaboration indispensable de la population civile, a permis de détecter et de démanteler des nids criminogènes, à la veille de la rencontre. Dans leurs fouilles, des armes à feu ont été appréhendées par les forces de l’ordre.
L’on apprend que, d’octobre 2015 à aujourd’hui, 169 véhicules pick-up, 26 ambulances médicalisées, des camions-citernes, des bateaux et pirogues, des centaines de motos tout-terrain, des appareils de reconnaissance, et des habits ont été donnés aux forces de l’ordre.
Aujourd’hui, les résultats de ces efforts colossaux déployés pour réussir la sécurisation du sommet sont là et positifs. Aucun incident sécuritaire n’a été enregistré. Chapeau donc aux forces de sécurité pour leurs prouesses.

PAR MODIBO KONE




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