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vendredi 26 février 2021
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Déontologie de l’agent public: le CDI lance la reflexion

Le ministre du Travail et de la fonction publique chargé des relations avec les institutions, Mme DIARRA Raky TALLA, a présidé, hier jeudi, l’ouverture des travaux des journées de réflexion et d’échanges sur les droits et obligations des fonctionnaires, au CICB. Placés sous le thème : «Quelle dé-ontologie pour l’agent public?», les travaux de ces journées visent à jeter les bases pour un renouveau de l’administration malienne encline à la corruption, au népo-tisme, à la partialité, à la lourdeur dans le traitement des dossiers, etc.

Initiées par le ministère du Travail et de la fonction publique, à travers le Commissariat au développement institution-nel(CDI), ces journées de réflexion ont regroupé, dans la salle Fanta DAMABA n°2 du CICB, des anciens ministres du Travail et de la fonction publique, des hauts cadres de l’administration, des représentants des structures de con-trôle de l’État, des responsables syndicaux, des professeurs d’université, des chercheurs autour de la problématique d’une administration publique plus performante au service du citoyen.
A l’ouverture des travaux, le Commissaire au développe-ment institutionnel, Abraham BENGALY, a souligné que l’objectif de cette rencontre est l’élaboration un code de dé-ontologie commun aux agents publics ainsi que de la relec-ture du statut général des fonctionnaires. À travers l’élaboration de ce nouveau code, le CDI entend redonner toute leur place aux agents publics et aux organisations syndicales dans le processus de modernisation de l’action publique.
Au cours de ces journées, plusieurs communications ont été présentées par d’éminents universitaires et cadres émérites de l’administration. Il s’agit, notamment de : « déontologie et prévention des conflits d’intérêt », présenté par le Pr Ma-kan Moussa SISSOKO ; « l’exemplarité des employeurs et agents publics », par Mamadou Namory TRAORE, etc.
Aussi, les présentes journées, selon les organisateurs, visent 3 objectifs complémentaires, à savoir : engager des ré-flexions approfondies en vue de permettre aux agents pu-blics de connaître et d’internaliser des valeurs d’éthiques et les principes déontologiques qui gouvernent la gestion des affaires publiques ; instaurer un dialogue constructif entre les agents publics de l’État sur la modernisation leurs droits, mais aussi de leurs obligations ; amorcer l’étape du para-chèvement du processus de relecture du statut général des fonctionnaires et l’élaboration du projet de code de déonto-logie commun aux agents publics.
De son côté, le ministre du Travail et de la fonction publique chargé des relations avec les institutions, Mme DIARRA Raky TALLA, a souligné que le président de la République accorde un intérêt particulier à la promotion d’une gouvernance ver-tueuse, transparente et efficace. De sons avis, l’organisation des présentes journées constitue un jalon important dans la constitution d’une administration qui répond aux exigences de l’émergence et du développement à condition d’être: compétente, diligente, efficace telle que défini à l’axe 1 du programme d’action gouvernemental pour la période 2013-2018.
Pour traduire en acte cette vision du Président IBK, le gou-vernement entend agir principalement sur 3 leviers, à sa-voir : les structures, les méthodes et procédures, les res-sources humaines.
Aussi, a-t-elle dit, la notion de qualité professionnelle rime davantage avec le respect d’obligations juridiques et mo-rales. Pour le ministre DIARRA Raky TALLA, la nécessité de mettre en place un code de déontologie commun aux agents publics est aujourd’hui devenue une exigence pour plusieurs raisons : les grèves récurrentes dans certains sec-teurs de l’administration qui mettent en péril la continuité du service public ; la récurrence des détournements de der-niers publics ; l’absentéisme ; la partialité et la lenteur dans le traitement des dossiers ; l’inefficacité de l’action publique en général, etc.
Ces multiples raisons font, à son avis, qu’il est impératif de se fixer un cadre de référence, constitué d’un ensemble de principes réellement fondés sur les valeurs morales de la société malienne et sur l’éthique professionnelle ayant pour socle le triptyque : probité, impartialité et efficacité.
Parlant de la relecture du statut général des fonctionnaires, elle a rappelé que le troisième qui est en vigueur a été adopté en 2002 après celui de 1961 révisé en 1978. Mais au regard des nombreuses évolutions qui ont transformé la sphère publique, les droits et obligations des fonctionnaires ont besoin d’être revisités de façon globale, a-t-elle indiqué.
Par ailleurs l’ouverture de l’ENA et les dispositions réglemen-taires prises au profit de ses sortants en matière de rémuné-ration méritent, selon elle, une attention particulière, a-t-elle indiqué.
Pour un renouveau de l’administration, l’action publique doit être fondée, selon le ministre, sur une éthique de la res-ponsabilité exigeant de tous ceux qui détiennent des charges et des responsabilités publiques un comportement exemplaire et réhabilitant le travail et le mérite.
Le projet de code de déontologie commun aux agents pu-blics sera l’occasion de réaffirmer les valeurs du statut géné-ral de la fonction publique en inscrivant dans le droit de la fonction publique les valeurs fondamentales communes aux agents publics : probité, impartialité, neutralité, laïcité et service de l’intérêt général, a-t-elle précisé.

Par Abdoulaye OUATTARA




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