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jeudi 14 décembre 2017
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Développement des communautés locales: l’engagement du reseau AGA khan a mopti

Les Agences du Réseau Aga Khan pour le développement dans la région de Mopti ont ouvert leurs portes à la presse, depuis le début de cette semaine. Il s’agit des services du Trust Aga Khan pour la Culture (AKTC), de la Fondation Aga Khan (AKF) et de l’Agence Aga Khan de micro finance (AKAM) pour mieux faire connaitre leurs réalisations dans les localités d’intervention du Réseau.

La journée du lundi a été essentiellement consacrée à une rencontre avec les responsables du réseau, à la présentation du projet nutritionnel (Equinut), la visite de l’Agence de micro finance (AKAM) et du centre d’architecture de terre (CAT) avec son nouveau centre de formation en architecture.

Cette première rencontre a enregistré la présence de M. Zana KONE, Coordinateur régional du Réseau Aga Khan de Mopti; du Dr Cheick Bady DIALLO, responsable du projet Equinut et du Pr Abdel Kader TRAORE, président du comité scientifique dudit projet. Pour le compte du Centre d’architecture, il y avait Salif KONE. L’AKAM était représenté par Mme CISSE Djeneba BARRY et Youssouf SAMAKE.

Le projet Equinut ou DI-dèkè est conduite par une équipe de chercheurs de notre pays dont le comité scientifique est présidé par le Pr Abdel Kader TRAORE de la Faculté de médecine de l’Université des Sciences et des techniques de Bamako (USTTB). Il vise à perfectionner le Di-dèguè traditionnel de chez nous, avec des produits à base de céréales et de plantes locales, pour en faire une alimentation pouvant corriger les malnutritions sévère et modérée chez les enfants, selon le responsable du projet.

Le projet qui a commencé, depuis plus d’une année, s’étend sur trois ans sur financement Aga Khan, Orange-Mali et l’Agence française de développement (AFD). Pour la mise en œuvre du projet, les chercheurs travaillent avec Icrisat, l’IER, et la Faculté de médecine.

Le projet vise essentiellement à rentabiliser certains produits locaux, notamment les céréales et l’arachide et à améliorer le revenu des productrices locales de Di-dèguè, selon le président du comité scientifique.

Le projet Di-dèguè est localisé dans les localités de Kita et de Djenné. Déjà à Kita, une dizaine de médecins ont été formés en plus de 500 femmes. Le même scénario sera fait à Mopti dans les jours à venir.

Le Centre d’architecture de terre de Mopti qui a été la deuxième structure visitée est engagé dans l’appui à la formation de jeunes évoluant dans le domaine du bâtiment, la maçonnerie, et l’assainissement.

À notre passage, de jeunes élèves de deux centres de formation professionnelle de la place s’affairaient à améliorer leurs connaissances sur les techniques de réalisation du banco stabilisé.

La dernière activité de la journée du lundi a été consacrée à la visite de la première agence de micro finance AKAM ou (PAMF).

La PAMF, dit-on, est membre du Réseau Aga Khan de développement installé en Afrique de l’Ouest, depuis 2005, spécialisé dans le micro crédit aux femmes et homme, commerçants, éleveurs, artisans et petits entrepreneurs.

La PAMF de Mopti offre des crédits et des comptes d’épargne, selon M. SAMAKE. Trois types de crédits sont offerts aux clients: le crédit «groupe solidaire», ce prêt est attribué à un groupe de personnes de 3 à 7 membres et n’exige des bénéficiaires aucune garantie matérielle, selon la responsable de la Caisse. Les membres acceptent de se porter caution l’un pour l’autre, a-t-elle expliqué. Le montant du prêt varie entre 25 000 francs CFA à un million/ personne.

Le crédit individuel est accordé à une seule personne qui décide de déposer une garantie matérielle réalisable plus un aval. Enfin, «le crédit groupement» est octroyé au groupement de 5 à 15 membres qui exercent leurs activités ensemble ou individuellement.

Les taux d’intérêt de ces différents produits sont conformes aux normes de la BCEAO (24 %), selon M. SAMAKE.

Les services de l’Agence couvrent toutes les localités de la région de Mopti. Contrairement aux autres institutions financières (banques et micro finances), la PAMF n’a pas fermé ses portes pendant la crise qui a secoué notre pays, malgré les multiples risques y afférentes, a expliqué Mme CISSE.

La proximité de la PAMF avec ses clients a été confirmée par deux clients venus des environs de Mopti.

Selon Diadiè NIANTAO, son premier pas à la PAMF remonte aux années 2006.

«Quand je venais ici, j’avais tout perdu. Aujourd’hui, avec les bénéfices de mes prêts, j’ai pu me procurer de trois moulins. Je fais mon commerce de poisson également et je parviens à prendre en charge ma famille», nous a confié Diadiè NIANTAO.

Son compagnon Yaya NIANTAO également témoigne qu’il a tout eu dans ses relations avec la PAMEF.

«J’ai pu m’acheter des bœufs, une pirogue et bien d’autres», s’est-il réjoui.

Au départ de la collaboration, le village de N’Goni n’avait que 15 clients et aujourd’hui, le nombre d’adhérents a atteint les 400 personnes.

De 125 000 francs de prêt par personne, ces clients peuvent contracter jusqu’à 450 000 francs CFA/personnes actuellement.

Par Sidi DAO,

Envoyé spécial à Mopti




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