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samedi 19 juin 2021
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Discours d’investiture du président Assimi Goïta: « l’espoir est permis »

A l’issue de la cérémonie de solennelle de prestation de serment devant les membres de la Cour suprême du Mali, le Colonel Assimi GOITA, s’est adressé à la nation, ce lundi 7 juin 2021, au CICB. Le nouveau président de la transition a d’abord eu une pensée pieuse pour tous les morts civils et militaires, étrangers et maliens tombés lors de cette crise multidimensionnelle que nous traversons depuis plusieurs années avant d’inviter le peuple malien à l’union sacrée. «L’histoire de notre cher Mali est faite d’épreuves qui nous ont endurcies et nous ont montré également qu’il fallait faire preuve de sens de responsabilité et d’engagement patriotique. Chaque fois que notre peuple s’est dressé comme un seul homme, il a su vaincre toutes les adversités», a-t-il déclaré.
Lisez le discours.

Monsieur le président du Conseil national de transition ;
Monsieur le secrétaire général du Gouvernement ;
Monsieur le président de la Cour suprême ;
Monsieur le président de la Cour Constitutionnelle ;
Monsieur le président du Haut conseil des collectivités territoriales ;
Madame le Médiateur de la République ;
Monsieur le Grand chancelier des ordres nationaux ;
Monsieur le maire du District de Bamako ;
Monsieur le Chef d’Etat-major général des armées ;
Messieurs les Chefs de missions diplomatiques et consulaires et des organisations internationales ;
Mesdames et messieurs les secrétaires généraux des départements ministériels et assimilés ;
Mesdames et messieurs, distingués invités ;

Je voudrais, à l’entame de mes propos vous inviter à avoir une pensée pieuse pour tous les morts civils et militaires, étrangers et maliens tombés lors de cette crise multidimensionnelle que nous traversons depuis plusieurs années.
Pour tous ces morts au Mali, au Burkina-Faso, dans le Sahel, je vous prie d’observer avec moi une minute de silence…

Mesdames et messieurs, distingués invités
L’histoire de notre cher Mali est faite d’épreuves qui nous ont endurcies et nous a montré également qu’il fallait faire preuve de sens de responsabilité et d’engagement patriotique.
Chaque fois que notre peuple s’est dressé comme un seul homme, il a su vaincre toutes les adversités.
Oui, nous sommes forts quand nous sommes unis, et divisés, nous devenons extrêmement vulnérables.
Aujourd’hui, nous avons une responsabilité historique, celle de transcender nos divergences pour sécuriser notre pays, pour préserver son intégrité territoriale, et pour créer les conditions d’un développement socioéconomique nous permettant d’offrir un avenir meilleur à notre postérité.

Mesdames et messieurs,
À la proclamation de l’Arrêt de la Cour constitutionnelle, et cette cérémonie solennelle devant la Cour suprême qui m’installe dans la fonction de Président de la transition, j’entends imprimer une nouvelle dynamique.
La nouvelle situation nous offre l’opportunité de remettre le processus de la transition dans le sens souhaité par le peuple.
Les défis sont immenses et les attentes légitimes du peuple grandes. Nous devons, cependant renforcer notre résilience et notre espérance pour une meilleure vie. Cela est d’abord de ma responsabilité en tant que chef de l’Etat. Et j’en mesure l’ampleur.
Aussi, voudrais-je vous réaffirmer solennellement, ici et maintenant, ma ferme détermination à relever ces défis.
Mais tout cela n’est possible que dans la cohésion et la solidarité qui ont toujours caractérisé notre nation qui sont mises à rude épreuves.
Il s’agit en effet, sur la base de la feuille de route, de conduire la mise en œuvre des actions prioritaires nécessaires à la réussite de la transition, notamment l’organisation des élections crédibles, justes, transparentes aux échéances prévues.
Je m’emploierai également à la réduction du train de vie de l’Etat. D’ores et déjà, j’ai décidé d’allouer les 2/3 du fonds de souveraineté du président, soit un milliard 800 millions (1 800 000 000) F CFA aux œuvres socio-sanitaires, notamment, pour faciliter l’accès à l’eau potable et aux soins de santé primaires dans les zones difficiles de notre pays.
Face à ces impératifs, aucune couche, ni aucun groupe ne sera écarté. Car, le Mali a besoin de chacun et de tous.
Mesdames et messieurs, je comprends vos inquiétudes devant les difficultés qui nous assaillent depuis plusieurs années.
Comme nous le savons tous, il y a des moments difficiles où se joue le destin d’une nation. La nôtre éprouvée depuis des décennies devra trouver les ressorts nécessaires pour rebondir et pour assumer pleinement son destin historique.
Ceci est notre devoir de génération, oui, c’est notre dette envers les générations futures.
Je félicite les forces de défense et de sécurité pour leur courage et les engagent à plus de détermination. L’Etat, dans les limites de ses moyens, fournira les ressources nécessaires à l’accomplissement de leurs missions.
Aussi, voudrais réaffirmer mon engagement pour assurer une meilleure gouvernance et une meilleure distribution des services publics au bénéfice des populations sur l’ensemble du territoire.
Mesdames et messieurs, l’apaisement du climat social demeure un gage de succès pour réussite de la transition.
L’amélioration des conditions de vie des Maliens sera un souci constant pour le nouveau Gouvernement à venir.
Elle sera recherchée de façon intelligente pour ne pas fragiliser l’équilibre budgétaire et ne pas compromettre les investissements.
Ainsi, je vais demander au nouveau qui sera mis en place d’engager un dialogue France et sincère avec l’ensemble des syndicats pour une résolution durable de la crise actuelle.
C’est l’occasion pour moi d’exprimer ma reconnaissance à l’ensemble des personnes qui bâtissent notre pays par leur labeur quotidien, chacun dans sa sphère et à sa manière.
Qu’il s’agisse des paysans, des éleveurs, des pêcheurs, des opérateurs économiques, des artisans, de fonctionnaires, des communicateurs, et des légitimités traditionnelles et religieuses.
Je n’oublie pas également les femmes et les jeunes auxquels une attention particulière sera accordée.
Ma conviction profonde est que les filles et les fils de ce pays, dans un élan de solidarité et engagement commun ne pourraient nullement échouer s’ils se donnaient la main ; en transcendant les divergences et leurs contradictions lorsqu’il s’agit du Mali. Ce pays qui nous été légué par nos devanciers.
Ce pays que nous devons, à notre tour transmettre à nos enfants dans la continuité légendaire notre peuple.
Mesdames et messieurs, le Mali est resté actif au plan international et a bénéficié de la solidarité d’autres pays, particulièrement en ses moments de crise multidimensionnelle.
Je voudrais, en votre nom, exprimer notre gratitude et notre attachement à cette solidarité internationale pour la stabilité du Mali.
Nous apprécions à leurs justes valeurs les sacrifices qui consentent pour notre pays. Toutes choses qui renforcent notre détermination et notre engagement pour le combat pour le développement durable et la justice sociale.
Je voudrais, en votre nom, rassurer les organisations sous régionales, régionales, et la communauté internationale en générale, que le Mali va honorer l’ensemble de ses engagements pour et dans l’intérêt supérieur de la nation.
Mesdames et messieurs, avant de clore mes propos, je voudrais rappeler que nous continuerons le travail entamé dans le cadre la mise en œuvre intelligente et efficiente de la mise en œuvre de l’Accord paix et la réconciliation au Mali issus du processus d’Alger en vue, toujours, de créer les conditions optimales d’une paix durable.
Aussi, les conclusions du dialogue national inclusif (DNI) continueront-elles à être mise en œuvre de façon judicieuse.
L’espoir est permis, et c’est ensemble que nous relèverons le défi.
Vive le Mali dans une Afrique unie et prospère !

Qu’Allah bénisse notre pays !




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