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dimanche 28 février 2021
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Distributions gratuites de 11 428 T de céréales: l’Etat au secours des populations vulnérables

11 428 tonnes, c’est la quantité de céréales prévue par l’Etat et ses partenaires pour être distribuée gratuitement à des populations vulnérables et en difficultés alimentaires dans toutes les régions du pays et dans le District de Bamako. Le top départ de l’opération ayant été donné samedi dernier à Ségou par le Commissaire à la sécurité alimentaire, le ministre Oumar Ibrahim TOURE

Le commissaire à la Sécurité alimentaire, Oumar Ibrahim TOURE, a présidé samedi à Ségou le lancement officiel des opérations de distributions alimentaires gratuites (DAG-2016). Tradition bien ancrée depuis plusieurs années, cette opération traduit la solidarité des hautes autorités avec les populations les plus démunies.
Cette année, elle intervient dans une conjonction de deux difficultés majeures pour nos populations : le mois de carême et la période de soudure. D’où l’urgence pour l’Etat et ses partenaires pour apporter vite une assistance alimentaire aux populations vulnérables.
Cependant, faut-il préciser, contrairement aux années précédentes qui ont vu le Commissariat à la sécurité alimentaire mobiliser beaucoup d’énergies et de ressources pour accompagner les couches vulnérables, cette année, notre pays, grâce à Dieu, est à l’abri de la gestion d’une crise alimentaire et nutritionnelle d’envergure.
Voilà pourquoi cette relative accalmie a été consacrée à trouver des solutions plus durables pour renforcer la résilience des populations, notamment dans les zones les plus vulnérables afin d’orienter les ressources limitées vers le développement durable et la lutte contre l’insécurité alimentaire structurelle et la malnutrition.
En tout cas, cette année, l’opération de distributions alimentaires gratuites concerne 11 428 tonnes de céréales composées de mil, de sorgho et du riz. Toutes les régions du pays sont concernées par l’opération y compris Kidal et Ménaka. Le District de Bamako n’est pas en marge de l’initiative, ce d’autant plus qu’il est prévu une quantité de 2 682 tonnes qui sera distribuée en faveur des couches vulnérables ciblées dans les six Communes.
C’est le ministre Commissaire à la sécurité alimentaire alimentaire qui a donné le top départ à travers la remise de documents officiels à la représentante de l’ONG chargée de la distribution des vivres dans la capitale.
Partenaires stratégiques de proximité de terrain, les ONG locales sont des acteurs d’appui incontournables du Commissariat pour la mise à disposition des populations très pauvres et vulnérables l’aide alimentaire dans les meilleures conditions.
Voilà pourquoi en raison de leur expérience de terrain et leur capacité d’adaptation aux situations difficiles, certaines ONG locales leaders des différentes régions ont été choisies, selon le ministre-commissaire, pour mener à bon port l’étape finale de distribution qui constitue le couronnement de l’opération dans la transparence.
S’agissant des conditions de transport, Oumar Ibrahim TOURE de rassurer que toutes les dispositions ont été prises en amont pour que les céréales arrivent à destination dans les chefs lieux de Cercle en toute sécurité.
En plus de cette opération de distribution gratuite, l’Etat, a révélé Oumar Ibrahim TOURE, mobilisera 25 000 tonnes de riz local qui sont mis sur le marché pour renforcer l’approvisionnement des différents marchés en vue de maintenir une certaine stabilité des prix.
L’opération fait suite à une recommandation du Système d’alerte précoce (SAP) qui, dans son évaluation définitive, a révélé que, malgré la situation alimentaire et nutritionnelle globalement bonne au titre de 2016, 423 246 personnes sont en phase de crise ou d’urgence lesquelles auront besoin d’une assistance alimentaire et nutritionnelle de l’Etat et de ses partenaires pour passer le cap de la période de soudure.
En dehors de ces personnes qui ont un besoin d’assistance alimentaire et nutritionnelle, il a été révélé aussi que 2 605 895 autres personnes sont sous-pression, par conséquent auront besoin de renforcement de leur capacité de résilience.
Le rapport signale également l’existence d’une insécurité résiduelle dans les régions du nord, qui continue à affecter les activités économiques, la mobilité et l’accès aux marchés pour l’approvisionnement correct des populations.
S’y ajoute le constat de la faiblesse de la biomasse fourragère et de l’insécurité qui affectent aussi les mouvements des troupeaux en direction des pâturages de saison sèche, particulièrement dans les cercles de Youwarou, Douentza, Ténenkou (Mopti) et dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal.
C’est au regard de tous ces constats que le SAP a recommandé la nécessité pour tous les acteurs d’accompagner la disponibilité en aliment bétail par des ventes à prix modérés destinées aux vaches laitières.
Sur cette base, le Commissariat à la sécurité alimentaire, les partenaires techniques et financiers et les ministères sectoriels, se sont mobilisés autour d’un Plan national de réponses aux difficultés alimentaires qui a été adopté par la 13è session, du Conseil national de sécurité alimentaire.
Outre l’Etat, le PAM (programme alimentaire mondial) assistera également, sur le Plan alimentaire, 205 140 bénéficiaires planifiés et le CICR (Comité international de la Croix Rouge) 120 000 bénéficiaires.
Somme toute qui donnera un cumul de 810 000 personnes planifiées pour les distributions alimentaires gratuites en 2016 par le CSA, le CICR et le PAM.
A cela s’ajoutent 833 000 enfants et 93 000 femmes enceintes et allaitantes planifiés pour la prévention et le traitement de la malnutrition et 1 700 000 enfants planifiés pour le dépistage de la malnutrition.
En s’alignant sur l’objectif du gouvernement, qui a placé la sécurité alimentaire au centre de ses préoccupations, les partenaires techniques et financiers ont rappelé que cette question se doit d’interpeller tous ceux qui ont pris l’engagement d’améliorer la nutrition afin d’atteindre l’objectif de «FAIM ZERO» d’ici 2025.
En tout état de cause, ils ont renouvelé une fois de plus leur engagement et leur disponibilité à accompagner le gouvernement dans le cadre d’une meilleure prise en charge de la sécurité alimentaire des populations vulnérables.

Par Mohamed D. DIAWARA




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