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samedi 21 octobre 2017
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Enseignement fondamental: le SYNEB en grève de 72 heures

Depuis le mercredi, le syndicat national de l’enseignement de base, (SYNEB) est en grève de 72 heures. Motif: échec des négociations engagées avec le gouvernement, lundi dernier, sur ses 7 points de  revendication, selon le bureau syndical dirigé par Amadou COULIBALY.

Dans son préavis de grève, le SYNEB avait soumis au gouvernement, un cahier de doléances en 7 points: le paiement immédiat de tous les arriérés liés à la hiérarchisation, à l’intégration, à l’avancement, à la titularisation, à la correction d’indice et aux salaires des recrues de 2014; la finalisation du processus d’intégration de la session de 2010; la mise à jour des sessions d’hiérarchisation, d’avancement et de titularisation; du paiement immédiat des primes de retour et d’installation de certains enseignements des régions de Kidal, Gao, Tombouctou et Mopti; le paiement des salaires suspendus de certains enseignants du Nord; la relecture immédiate de l’arrêté 3282, du 11 Août 2011, portant sur la mobilité et les congés de formation ; et enfin de l’arrêt et le remboursement immédiat des cotisations prélevées au titre de l’Assurance maladie obligatoire (AMO). L’une des revendications non moins importantes du SYNEB est aussi, l’intégration de tous les enseignants dans  une même fonction publique, de l’Etat.

Enseignement supérieur: Vieillissement des ressources humaines

Dans la leçon inaugurale de la Rentrée solennelle des institutions de l’Enseignement supérieur, mardi dernier, le recteur de l’Université des sciences sociale et de gestion, le Pr Samba DIALLO, a déploré le vieillissement des ressources humaines de ce sous-secteur.

Selon lui, l’ensemble des effectifs des étudiants des universités de Bamako est estimé actuellement à plus de 100.000 universitaires. Alors que l’effectif du personnel enseignement, en 2013 n’était estimé qu’à 1 300 personnes, toutes catégories confondues. Le vieillissement constaté du personnel enseignant et de recherche de rang magistral, pose avec acuité, le problème de la relève, dit-il. Car, d’ici à 5 ans, 401 enseignants du supérieur, soit 30% de l’ensemble du personnel enseignant de cet ordre, devront faire valoir leurs droits à la retraite,.

Dans le même temps, l’augmentation des heures supplémentaires liée en grande partie à l’insuffisance du personnel d’encadrement et à celle des infrastructures d’accueil, grève progressivement les ressources affectées à la formation de la relève, c’est à dire les assistants d’aujourd’hui. La question des heures supplémentaires qui est très sensible est étroitement liée à la problématique tout aussi sensible des conditions de travail des enseignants, singulièrement celles de leur revenu salarial, a expliqué le Pr DIALLO. En effet, les heures supplémentaires constituent un complément indispensable des revenus des personnels enseignants. Toute mesure visant la rationalisation de la gestion de ces heures supplémentaires devrait s’accompagner d’une révision du statut des personnels de l’Enseignement supérieur dans le sens de l’amélioration des conditions de travail des enseignants et notamment celle de leur traitement salarial.

17 000 nouveaux bacheliers à inscrire, en 2014-2015

Les questions d’infrastructures, d’équipements et même de ressources humaines se posent avec beaucoup d’acuité, à notre enseignement supérieur, malgré les multiples efforts consentis par le gouvernement. De l’autre côté, nous faisons face à une demande sociale d’enseignement supérieur et de recherche, en constante progression, face à  une offre  stagnante.

Ainsi, le ministère de l’Enseignement supérieur paye annuellement 650 millions de FCFA de loyers pour des infrastructures très souvent inadaptées aux besoins de la cause.

Le ministre a soutenu que des mesures vont être prises pour sortir rapidement de ce cercle vicieux qui consiste à payer des loyers, sans se donner les moyens de construire.

TIC à l’Enseignement supérieur: Un étudiant, un ordinateur

C’est désormais, la volonté du Président de la République de doter chaque étudiant malien d’un ordinateur portable avec connexion à Internet haut débit.

Mais l’accès à cet équipement de plus en plus indispensable pour un universitaire sera conditionné à un certain nombre de critères. Il s’agit, selon le ministre «d’une participation symbolique» des bénéficiaires qui devraient donc avoir obtenu au moins 10,50 de moyenne  et accepter de payer 20 % du prix de revient de l’outil, soit 50.000 FCFA par ordinateur, étalés sur 2 années, en raison de 2.000 FCFA par mois.

Cette initiative accompagnera utilement le Campus numérique France et d’autres projets sur l’utilisation des TIC dans l’Enseignement supérieur et la recherche (ESR) et comblera dans une certaine limite, l’absence de bibliothèque universitaire centrale dont la création est si chère au Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, a rapporté Me TALL.

Par Sidi DAO

 




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