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jeudi 4 mars 2021
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Environnement et lutte contre la pauvreté: le Mali opte pour les énergies renouvelables

En vue d’enrichir sa Stratégie de communication et de gestion des connaissances sur les énergies renouvelables au Mali, la Direction nationale de l’Énergie a initié, la semaine dernière, à l’ex-CRES de Badalabougou, un atelier de validation du projet de document dans ce sens qui a pour but de promouvoir les énergies renouvelables dans notre pays.

Présidée par le représentant du ministre de l’Énergie et de l’eau, Tezana COULIBALY, la cérémonie d’ouverture des travaux s’est déroulée en présence du Coordinateur du PAPERM (Projet d’appui à la promotion des énergies renouvelables au Mali), Birama DIOURTE ; du représentant de la Banque africaine de développement, principal bailleur du projet Alain Pierre M’BONAMPEKA ; du chargé à la communication du projet, Sidi Modibo COULIBALY.
On y notait également la présence des représentants d’autres structures et organes de presse, pour un partage d’expériences.
Dans son discours introductif, le représentant du ministre de l’Énergie et de l’eau s’est appesanti sur les multiples avantages des énergies renouvelables sur l’environnement, à la différence des énergies fossiles.
« Les avantages des énergies renouvelables ne sont plus à démontrer de nos jours, elles représentent 18 % de la production mondiale d’électricité : elles constituent des ressources inépuisables et permettent de sécuriser notre approvisionnement en énergie, contrairement aux énergies fossiles, dont les réserves sont limitées. Elles offrent des avantages environnementaux, car n’émettant pratiquement pas de gaz à effet de serre, à la différence des énergies fossiles qui sont responsables d’une grande partie de l’effet de serre, des pluies acides, de la pollution des sols, de l’air et des eaux. Elles sont utilisées pour la production de la chaleur et de l’électricité et permettent de réduire significativement les factures d’énergies », a-t-il expliqué.
Le Mali, a noté M COULIBALY, est un pays à forte potentialité d’énergies renouvelables qui, depuis plus de vingt ans, a expérimenté et mis en œuvre des projets au bénéfice des populations maliennes.
En effet, soutient-il, c’est au regard de ces expériences réalisées que le Mali a été sélectionné en 2010 comme pays pilote pour la mise en œuvre du Programme de valorisation à grande échelle des énergies renouvelables (SREP), exécuté par le Projet d’appui à la promotion des énergies renouvelables au Mali (PAPERM).
Quant au représentant de la BAD, il s’est réjoui de l’intérêt que les Maliens ne cessent d’accorder aux énergies renouvelables, lesquelles se sont avérées aujourd’hui, comme des vecteurs de développement pour les pays comme le Mali.
Ensuite, les participants ont eu droit à deux brèves présentations sur le PAPERM et le projet de stratégie de communication, de gestion et de partage des connaissances sur les énergies renouvelables, faites respectivement par Birama DIOURTE et Sidi Modibo COULIBALY.
Il ressort de la première présentation que l’objectif du SREP est de mettre à l’essai des stratégies à faible intensité de carbone dans le secteur énergétique afin de faire face aux changements climatiques.
Dans ce cadre, soutient-on, il s’agit de démontrer la viabilité de ces approches aux plans économique, social et environnemental, en générant de nouvelles opportunités économiques et en élargissant l’accès aux services énergétiques via l’utilisation des énergies renouvelables.
D’un coût total de 1 232 millions de FCFA, réparti entre don SREP : 710 322 581 FCFA, soit 58 % du financement ; don SEFA: 250 980 645 FCFA, soit 20 % ; la part du gouvernement du Mali : 187 051 613 FCFA, soit 15 %, contre 83 818 065 FCFA pour les bénéficiaires, soit 7 %, pour une durée de 3 ans. Le Projet d’appui à la promotion des énergies renouvelables au Mali (PAPERM) a pour objectif de favoriser l’essor des énergies renouvelables dans notre pays. Aussi, vise-t-il à améliorer le cadre politique, juridique, réglementaire et institutionnel favorable à la promotion des investissements en énergies renouvelables au Mali ; renforcer les capacités des acteurs, la gestion des connaissances, la communication et le plaidoyer en faveur desdites énergies, etc.
Quant à la stratégie de communication, de gestion et partage des connaissances des énergies renouvelables, elle se fixe comme objectifs spécifiques de diffuser et communiquer les résultats du Programme de valorisation à grande échelle (SREP), notamment les obstacles rencontrés et les bonnes pratiques ; appuyer la gestion des connaissances acquises par le programme SREP en matière d’énergies renouvelables et leur partage aux niveaux local, régional et national ; mobiliser, à travers des activités de plaidoyer, des ressources financières pour assurer le cofinancement des projets et favoriser l’émergence de nouveaux investissements dans le secteur des énergies renouvelables au Mali, les années à venir.

Par Sékou CAMARA




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