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jeudi 25 février 2021
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Equipement et des transports: plus de 200 milliards de FCFA d’investissements

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale des transports, infrastructures de transports et du désenclavement (PNTITD), adoptée par le gouvernement, en octobre 2015, le ministère de l’Equipement, des transports et du désenclavement a tenu, le vendredi dernier dans ses locaux, l’atelier de validation de la revue sectorielle 2015 du département.

Présidée par le ministre de l’Equipement, des transports et du désenclavement, Mamadou Hachimi KOUMARE, la cérémonie d’ouverture de la rencontre s’est déroulée en présence du président de la Commission Travaux publics, habitat et transport de l’Assemblée nationale, l’honorable Yiri KEÏTA ; du chef de file des PTF, Hélène N’Garnim GANGA, la Représentante résidente de la BAD.
On y notait la présence des membres du cabinet, des responsables des services rattachés, des représentants du ministère de l’Economie et des finances, etc.
La revue sectorielle a pour objet de faire le diagnostic de l’état d’exécution physique et financière du portefeuille de l’ensemble des projets et programmes de développement du département de l’équipement, des transports et du désenclavement.
Aussi, vise-t-elle à identifier les principales entraves dans la mise en œuvre desdits projets et programmes et à proposer des mesures appropriées en vue d’améliorer leurs performances et accroître significativement leurs impacts sur les bénéficiaires.
Selon l’honorable Yiri KEÏTA, la revue sectorielle est un outil indispensable de planification des actions dans le domaine des transports, du désenclavement et de mesure des performances dans ledit secteur. Ainsi au regard des enjeux, il a souhaité une augmentation de l’enveloppe allouée à ce secteur et encourage la recherche du financement innovant.
Pour sa part, le ministre KOUMARE a fait un tour d’horizon de l’ensemble des activités réalisées jusque-là par son département avant de dégager les perspectives très prometteuse pour le désenclavement de notre pays.
Durant la période écoulée, a-t-il fait savoir, le département a mis en œuvre 10 projets pour un montant de 200 milliards de FCFA ; réalisé 300 km de pistes rurales ; et crée plus de 3523 emplois. En perspective, il est prévu la mise en œuvre de 10 nouveaux projets.
En termes d’entretien routier, le département a investi 35 milliards FCFA en 2016 et attend encore 68 milliards de FCFA dans cette 2è partie de l’année dont les travaux ont déjà démarré.
Le secteur fluvial est marqué par l’exploitation de 2 nouveaux bateaux en cours et le département est à la recherche de ressources pour assurer le dragage du fleuve Niger.
Le transport ferroviaire a connu un grand changement à travers l’application de la résiliation pour «fait de prince» de la convention de concession de l’activité ferroviaire sur l’axe Dakar – Bamako et la création d’un organe de gestion de la phase transitoire devant aboutir à la mise en place du nouveau chemin institutionnel. L’ambition du département est de disposer d’un chemin de fer du futur. Au niveau du secteur aéronautique et de la météorologie, il a souligné les travaux de rénovation, d’embellissement, de finition du terminal 2 et de nouvelles constructions sont en cours. Par ailleurs, les pluies provoquées pour assurer un bon hivernage sont en cours de préparation en collaboration avec le CNREX, l’IGM et l’INFP/BIP.
Toutefois, le ministre regrette de constater que les changements introduits ne sont pas du goût de certains acteurs, car ils les privent de leur gain mal acquis.
Le ministre a profité de l’occasion pour parler des difficultés rencontrées par son département dans le cadre de l’exécution des grands travaux. Ces difficultés ont pour noms: la sécurité sur les chantiers ; la faiblesse des capacités techniques et financières au sein des services et des prestataires de services ; le taux d’intérêt élevé au niveau des banques ; la lourdeur des procédures administratives, etc.
Ainsi, le ministre a invité les uns et les autres à l’efficacité, à la performance, au pragmatisme et à la crédibilité.
«Nous devons être plus à l’écoute des populations pour que leurs préoccupations et besoins soient pris en charge dans la planification, l’exécution et le suivi-évaluation des projets et programmes», a-t-il insisté. Pour ce faire, nous devons innover constamment et éviter l’immobilisme, a-t-il préconisé.
Par ailleurs, il a exhorté la Cellule de planification et de statistique à plus d’initiatives et de pro activité pour que des statistiques fiables soient produites à temps.

Par Abdoulaye OUATTARA




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