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lundi 27 juin 2022
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Examens de fin d’année: les mises en garde de la synergie

La ministre de l’Éducation nationale, Mme Sidibé DEDEOU OUSMANE, a procédé ce lundi 20 juin 2022, au lancement officiel des épreuves du Certificat d’Aptitude professionnelle (CAP), au lycée technique de Bamako. Plusieurs responsables et acteurs de l’école malienne dont des directeurs nationaux, la directrice de l’académie, rive gauche, le président de l’association des parents d’élèves, y étaient présents.

Après la montée des couleurs, suivie du lancement des épreuves au lycée technique de Bamako, la ministre de l’Éducation a fait le tour des salles d’examen, pour encourager les candidats et leur prodiguer des conseils.
Elle a aussi lancé un appel à plus de vigilance et de clairvoyance afin de lutter efficacement contre les cas de fraude.
Ainsi, depuis la veille des examens, la ministre a rencontré l’ensemble des partenaires de l’école pour demander leur appui au bon déroulement des épreuves.
Le centre du lycée technique accueille, ainsi, 601 candidats de la filière aide-comptable.
Au plan national, les candidats au CAP 2022 sont au nombre de 23 434 pour 76 centres, et 1949 surveillants sur l’ensemble du territoire national contre 19 795 en 2021.
Après ce lancement officiel des épreuves du CAP, les syndicats de l’éducation signataire du 15 octobre 2016, à travers un communiqué rendu public ce lundi 20 juin, ont invité les enseignants et militants de l’article 39, à une participation active et efficace aux examens de fin d’année.
Fidèles à leur serment, et respectueux de leur engagement pris le 10 janvier 2022, «eu égard au maintien encore des sanctions sur le pays, les syndicats de l’enseignement, ont ainsi invité leurs militants et militantes à participer activement et efficacement aux examens de fin d’année scolaire 2021-2022», indique le communiqué.
Dans le même document, la synergie a aussi dénoncé le manque de volonté politique des autorités nationales qui, de son avis, n’ont pas mis à profit cette trêve pour continuer le dialogue avec les syndicats, notamment ceux de l’éducation en vue de trouver un accord définitif.
«De la suspension à aujourd’hui, aucune action véritable n’a été engagée par le gouvernement pour trouver une issue favorable à la question qui oppose aux syndicats de l’éducation», a vivement critiqué la synergie qui rappelle d’ailleurs que l’accalmie observée dans le domaine scolaire est due à leur bonne volonté d’aider le pays.
En tout cas, pour les syndicats, il est clair qu’aucun accord n’a été conclu entre eux et le gouvernement pendant cette période d’hibernation de leurs doléances.
Pour rappel, après les sanctions illégales et inhumaines infligées à notre pays par les chefs d’État de la CEDEAO, la synergie des syndicats d’enseignants, à l’image de plusieurs autres organisations syndicales, avait suspendu l’ensemble de ses actions en guise de bonne foi et surtout pour manifester de leur fibre patriotique.
«Les syndicats de l’éducation signataire du 15 octobre 2016 rassurent les militants, que la lutte pour l’application de l’article 39 se reprendra dès que les conditions seront réunies», ont-t-ils prévenu.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que pour une des rares fois depuis quelques années, en 2022 les cours se sont déroulés au niveau des différents ordres d’enseignements dans notre pays et les examens de fin d’année se déroulent également dans un climat apaisé.

PAR AMINA SISSOKO




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