Search
mercredi 24 février 2021
  • :
  • :

Excès de vitesse sur les routes: des radars mobiles en patrouille

Dans le cadre de la célébration du 8 mai, Journée nationale de l’Organisation pour la sécurité routière en Afrique de l’Ouest (OSRAO), l’ANASER (Agence nationale de la sécurité routière), en partenariat avec le Conseil national de la sécurité routière, a organisé des opérations d’information et de sensibilisation sur les excès de vitesse au Rond-point Kwamé KRUMAH ; sur l’avenue de la CEDEAO, à Salibabougou ; et dans la Faya sur la Route de Ségou.

Conduites par le directeur général de l’ANASER, le chef d’escadron Mmaadou Sidiki KONATE, les opérations de contrôle étaient dirigés en centre-ville par des policiers et en rase campagne par les gendarmes, deux structures partenaires de l’ANASER qu’elle vient de doter en équipements (radars de vitesse portatifs, des éthylotests, des engoues buccaux, des testeurs de drogue, des juillets fleurissants, des panneaux de signalisation, des torches, des sifflets et des bâtons lumineux, pour un coût total de 50 millions de FCFA) en vue de renforcer leurs capacités opérationnelles sur le terrain.
On y notait également la présence de plusieurs agents de l’ANASER et des membres du Conseil national de la sécurité routière.
Dans son message aux usagers, à l’occasion de la célébration de la journée OSRAO, le ministre de l’Équipement, des transports et du désenclavement, Mamadou Hachim KOUARE, a rappelé qu’au Mali, 5944 accidents corporels ont été recensés en 2015 ayant enregistré 8 617 victimes, dont 589 tués.
Il est démontré que les facteurs d’accidents, dans notre pays, sont repartis entre le Comportement humain (85 %) ; l’état du véhicule (7 %) ; la route et environnement (8 %). Et que plus de 60 % des accidents de la circulation routière touchent les jeunes et les scolaires.
Aussi, a-t-il révélé, l’excès de vitesse représente la 1re cause de ces accidents avec 28,3 % ; suivi du non-respect de la signalisation pour 15,28 %. Or, la vitesse est limitée sur l’ensemble du réseau routier. Le Code de la route prévoit 50 km/h dans les villes et traversées d’agglomérations et 90 km/h en rase campagne. En outre, la vitesse doit être adaptée aux conditions météorologiques comme la pluie, le brouillard, la mauvaise visibilité, le mauvais état de la route, du véhicule et l’intensité du trafic.
Par ailleurs, il a invité les usagers à éviter la vitesse excessive sur les routes pour la protection des usagers vulnérables comme les piétons, les personnes en situation de handicap et les personnes âgées. À son avis, l’augmentation de la vitesse ne permet pas un gain de temps, mais augmente les risques d’accidents et leurs gravités.
En effet, l’idée d’organiser une journée dédiée à l’OSRAO est née de la volonté des pays membres de la CEDEAO à fédérer leurs efforts et actions en vue de combattre l’insécurité routière, devenue un fléau mondial.
L’Organisation pour la sécurité routière en Afrique de l’Ouest est une organisation ayant pour objectif de contribuer à la réduction du nombre et de la gravité des accidents de la circulation routière en Afrique de l’Ouest. Lors de la 5e Assemblée générale de l’organisation, tenue du 14 au 18 octobre 2013, à Ouagadougou (Burkina Faso), il a été décidé d’organiser, le 8 mai de chaque année, une journée de la sécurité routière pour surtout amener les États de l’espace CEDEAO à s’intéresser davantage aux questions de sécurité routière.
Un radar de contrôle routier est un instrument servant à mesurer la vitesse des véhicules circulant sur la voie publique à l’aide d’ondes radar. Ce type de cinémomètre est principalement utilisé afin d’identifier les contrevenants aux limites de vitesse.
Ces radars utilisent le principe de l’effet Doppler-Fizeau pour mesurer la vitesse. Ils émettent une onde entretenue (ou continue) qui est réfléchie par toute cible se trouvant dans la direction pointée. Par effet Doppler, cette onde réfléchie possède une fréquence légèrement différente de celle émise : plus grande fréquence pour les véhicules s’approchant du radar et plus petite pour ceux s’éloignant. En mesurant la différence de fréquence entre l’onde émise et celle retournée, on peut calculer la vitesse de la cible. Ceci se fait en trouvant le battement entre les deux ondes.
En tout cas, après cette phase de sensibilisation, il est prévu des contrôles inopinés de vitesse sur les grands axes routiers.
Ainsi, en cas de délit de dépassement des vitesses autorisées (50 km/h et 90 km/h), les contrevenants seront verbalisés et soumis au paiement d’une amende de 2000 FCFA pour les véhicules légers ou les motos ; ou de 3000 FCFA pour les véhicules lourds.
En tout cas, si rien n’est fait, le fléau de l’insécurité routière continuera à endeuiller des familles et à handicaper à jamais des personnes. Car la sécurité routière s’acquiert par un bon comportement de tous les jours.

Par Sékou CAMARA




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *