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dimanche 28 février 2021
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Fama : la fierté retrouvée

Après l’effondrement de notre outil de défense lors de la double crise politico-sécuritaire de 2012, les efforts et les prouesses des forces armées et de sécurité, en pleine reconstruction, sont aujourd’hui magnifiés jusqu’à l’extérieur de nos frontières grâce à ses résultats probants. Une fierté retrouvée qui s’est manifestée une fois de plus lors de la tenue du 27ème sommet Afrique-France que notre pays vient d’abriter. En assurant la sécurité de cet événement sans incident majeur, les FAMAS ont sauvé l’honneur du Mali en lui redonnant sa fierté.

C’est demain vendredi 20 janvier 2017 que l’armée malienne soufflera sur ses 56 bougies. Plus d’un demi-siècle marqué par des hauts (les FAMAS étaient considérées comme l’une des armées la plus redoutable et redoutée dans la sous région) et des bas (l’effondrement de notre outil de défense lors de la double crise politico-sécuritaire de 2012). Ce 26e anniversaire intervient dans un contexte marqué par la refondation de la Grande muette.
Les défis auxquels doit faire face le Mali demeurent certes nombreux. Mais nombreux aussi, ils sont, ceux qui pensent que l’une des priorités qui doit être le leitmotiv du régime IBK, en cette période de péril djihadiste et de la montée en puissance de l’extrémisme religieux, est celle de la sécurité nationale. Un enjeu de taille qui comporte deux volets essentiels : la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, mais aussi et surtout la lutte contre le terrorisme. L’un des raccourcis pour y arriver reste la sécurisation de nos frontières, le renforcement des capacités de nos forces armées et de sécurité en développant leur capacité de mobilité et d’intervention rapide. Sur ce plan, les FAMA, grâce à la volonté politique du Président de la république, sont en passe de réussir cette mission avec courage, abnégation et dans un esprit de sacrifice. Toutes choses qui font d’elles des exemples en matière de lutte contre le terrorisme et d’être enviées.
Constant et fidèle sur ses engagements envers la grande muette qui retrouve progressivement son lustre et son honneur, le président IBK a engagé, avec des résultats appréciables, le réarmement moral de nos troupes, et conduit, avec le soutien décisif de nos partenaires, le renouveau de l’armée, de même que la réforme du secteur de la sécurité (RSS).
Aujourd’hui, comme promis, la vaillante armée malienne, lâchement attaquée de façon quotidienne, dans l’honneur et la dignité, remplit sa mission régalienne de défense et de protection des populations ainsi que dans la lutte contre le terrorisme.
Plus de fuite déguisée, de repli stratégique ou tactique, plus de refus de combattre, et surtout plus de peur de l’ennemi. Maintenant, les soldats maliens restructurés et disciplinés sont « résolus de mourir » pour le pays.
Dans les zones où elles sont déployées, elles restent maître des lieux, veillent aux incursions djihadistes et vont jusqu’à déterrer l’ennemi souvent du fond de son retranchement.
Des qualités qui ne riment pas avec l’état dans lequel se trouvait cette armée en 2012.
« L’armée malienne d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celle d’il y a trois ans », avait reconnu publiquement le ministre français des Affaires étrangères lors de son passage dans notre pays en compagnie de son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier.
Jean-Marc Ayrault dit avoir la conviction que cette armée qui a vocation à être une armée nationale, au service des Maliens, va y arriver, mais qu’il faut poursuivre l’effort pour faire en sorte que les accords d’Alger puissent être réalisés concrètement.
Ce jugement flatteur de nos amis français montre si besoin en était que le Président IBK, le chef suprême des armées, est sur la bonne trajectoire qui lui permettra de réaliser ses engagements présidentiels : rendre à l’armée malienne son lustre d’antan.
Malgré de nombreuses autres lacunes à combler, il convient de reconnaître que les FAMA ont opéré, depuis plus deux ans, une heureuse métamorphose qui leur permet d’être à la hauteur des combats auxquels elles sont contraintes de mener face aux attaques asymétriques que leurs imposent les narco-djihadistes.
Par ailleurs, en s’apercevant que les FAMA sont en mesure d’assurer la sécurité du sud du pays », la France et les pays voisins ont été agréablement surpris en découvrant les merveilles de la DGSE malienne en matière de traque et de neutralisation des combattants ou les éléments liés aux filières djihadistes.
Aussi, nos hommes de l’ombre auront-ils été particulièrement efficaces dans l’anticipation et dans la réaction. Voilà pourquoi ils ont, à chaque fois, réussi à arrêter les auteurs et/ou complices des attaques terroristes que notre pays et certains de ses voisins ont subi ces derniers mois.
Par ailleurs, au moment où l’armée célèbre son 26ème anniversaire, les FAMAS, toutes obédiences confondues, se sont fait distingués par leur professionnalisme et leur efficacité dans la sécurisation du pays, plus particulièrement, la capitale lors de la tenue du 27ème sommet Afrique-France que notre pays vient d’abriter.
En somme, la réussite de la couverture sécuritaire du sommet Afrique-France est le résultat, d’une part, d’une bonne planification appuyée par une vision claire des responsables en charge de la sécurité au Mali. D’autre part, la mise en œuvre cohérente du plan opérationnel et la motivation inébranlable des agents déployés sur le terrain qui se sont attelés au respect strict des consignes données. L’un des éléments moteurs aura sans nul doute été la coordination, assurée par le Centre de Coordination et de Commandement en collaboration avec l’opération « Faba lakana », initiée par les forces armées pour appuyer le dispositif sécuritaire du sommet, à travers la mobilisation de plus de 10 000 éléments.
A la lumière de cette prouesse, les forces de sécurité du Mali doivent plus que jamais maintenir le cap du professionnalisme sans lequel il leur serait difficile de se rapprocher des populations pour la quiétude desquelles elles existent.
Bravo aux forces armées et de sécurité pour avoir relevé ce grand défi et pour avoir sauvé l’honneur du Mali en lui redonnant sa fierté.

Par Mohamed D. DIAWARA




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