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jeudi 4 mars 2021
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Femmes et législatives: perceptions et approches !

Le Mali, à l’instar de la communauté internationale, a célébré hier dimanche la Journée internationale des droits de la femme.   Qu’elles soient ministres, femmes candidates ou électrices, elles se sont toutes prononcées sur ces échéances électorales qui se tiendront dans un climat extrêmement tendu. Elles sont unanimes sur le rôle prépondérant des femmes dans le processus de paix au Mali, particulièrement dans le contexte électoral. Pour les femmes interviewées, faire de ces législatives une véritable fête est un challenge que les femmes du Mali se doivent de relever. D’ailleurs, la coïncidence de l’ouverture de la campagne électorale avec la célébration de la femme est perçue comme un bon présage. Interviews.   

Dr DIAKITE Aïssata Kassa TRAORE, Ministre de la

Promotion de la femme, de l’enfant…

‘‘Les femmes ont des défis à relever’’

C’est par ces mots de cohésion, que Mme DIAKITE Aïssaiata Kassa TRAORE s’est adressée aux femmes du Mali, en se prononçant sur les législatives dont la compagne pour le premier tour s’ouvre le 08 mars, également journée internationale des droits de la femme. Cette journée dont le thème national est ‘’8 Mars, Soutien aux FAMa’’, a été célébrée en toute sobriété, vu le contexte dans lequel est notre pays depuis un certain temps. 

ans un entretien qu’elle a bien voulu nous accorder, la Ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille a expliqué les raisons pour lesquelles son Département et ses partenaires ont décidé de faire de cette journée une occasion de prise de conscience de toutes les femmes du Mali de Kayes à Kidal. Elle  a appelé les femmes du Mali d’être au chevet de notre pays qui, selon elle, a plus que besoin de toutes ces filles en ces moments de crise.                                                                                                          

Il y a deux évènements qui coïncident cette année.

Le premier évènement est la célébration de la Journée internationale de la femme, qu’est le 8 Mars. Ce même jour coïncide avec l’ouverture de la campagne électorale des législatives, et nous savons que là aussi le Département de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille a des défis à relever à ce niveau. Nous pouvons citer le défi de la participation des femmes à cette élection, le défi de la plus grande représentativité des femmes au niveau de l’Assemblée nationale. Pour les femmes qui briguent des postes de responsabilité politique, il faut d’abord qu’elles se présentent, qu’elles aient confiance en elles-mêmes et surtout qu’elles soient soudées. Les femmes doivent rester en rang serré. Restons soudées et évitons le rang dispersé. Le rang dispersé affaiblit.  Nous devons rester solidaires et essayer de nous supporter pour que nous puissions avoir beaucoup de places méritées au niveau de l’Assemblée nationale. Tout le monde sait le rôle important que joue la femme dans les instances de prise de décision. Une femme à l’Assemblée, c’est toutes les femmes du Mali qui gagnent. Donc, nous devons tout faire pour gagner ce pari.

Deuxièmement, le 8 Mars est célébré d’habitude par des manifestations folkloriques, des conférences-débats. Mais cette année, le Mali est confronté à des problèmes sécuritaires, des problèmes de l’insécurité alimentaire ; des problèmes de paix, des problèmes de terrorisme, entre autres. Et, combien d’hommes dans les rangs des Forces armées ont perdu la vie ? Combien de femmes sont devenues des veuves et combien d’enfants sont devenus des orphelins à cause de cette crise sécuritaire ? Vu cette situation, notre Département, en collaboration avec la société civile, a décidé de célébrer autrement cette journée, de Kayes à Kidal.  C’est pour cela que nous avons déjà commencé, depuis le mois de février, à faire des rencontres avec les femmes journalistes, avec les Forces armées et de Sécurité, avec les groupements de femmes, avec nos partenaires, pour leur expliquer que cette année, nous ne voulons pas de tapage. Au contraire, nous voulons des espaces d’échanges et de sensibilisations pour que les femmes s’impliquent dans la recherche de la paix. S’impliquer au soutien des FAMa. Nous avons beaucoup femmes dans les rangs des FAMa. Nous devons les galvaniser, les encourager et leur montrer que le combat qu’elles mènent chaque jour est le nôtre. C’est le combat de toutes les Maliennes.

Chaque femme peut apporter une contribution à une veuve, chaque femme pour apporter une contribution à un enfant orphelin.  Donc, essayons de nous rapprocher de la famille de ces Forces armées, essayons de nous rapprocher de ces Forces armées pour parler, et discuter. Parce ce que là où le Mali est, seuls, le Président de la République et le Premier ministre, ne peuvent pas ! Il faut des efforts conjugués et dans l’intérêt du pays. Donc, nous les femmes, nous sommes interpellées à tous les niveaux dans le contexte actuel du pays. Que cela soit dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la paix et de la sécurité, entre autres, nous devons être au rendez-vous, pour que ce rôle qui nous est attribué ne soit une vaine parole.

Je sais que les femmes du Mali sont à la hauteur et nous allons relever le défi de la paix et de la cohésion sociale dans notre pays.

Bonne fête à toutes !         




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