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mercredi 14 avril 2021
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Filiale Ouest de la CMDT: Kita s’engage à dépasser les prévisions de coton

Dans le cadre de sa série de visites avec les producteurs de coton, le ministre de l’Agriculture, Kassoum DENON, s’est rendu, le lundi 23 mai à Kita, pour échanger avec les paysans sur les nouvelles orientations agricoles ; décliner la mise œuvre du plan de campagne et recenser leurs préoccupations.

La délégation était composée du directeur général adjoint de la CMDT, Cheick Oumar DOUCOURE ; du directeur national de l’Agriculture, Issiaka FOFANA ; du président de la Commission développement rural de l’Assemblée nationale, Idrissa SANGARE ; du directeur de l’OHVN, Mamadou KANE ; du président de l’APCAM, Bakary TOGOLA…
Après les mots de bienvenue du représentant du maire de Kita, l’Administrateur général de la filiale Ouest, Modibo TANGARA, a présenté le bilan de l’année passée et les perspectives pour la filiale qu’il dirige. Selon lui, la principale difficulté rencontrée, par sa filiale au cours de la campagne précédente, a été l’installation tardive de la pluviométrie et la décision prise pour interdire la culture dans certaines localités qui sont des forêts classées. Ce qui, selon M. TANGARA, a occasionné une réduction de la prévision des superficies cultivables de 43 500 ha à 41 100 ha avec une production de 33 755 tonnes de coton contre 36 270 initialement prévues.
En ce qui concerne la production céréalière, l’administrateur général a informé que la sécurité alimentaire était assurée dans le cercle de Kita avec 11 000 tonnes comme excédents céréaliers.
Pour la campagne agricole 2016-2017, la filiale Ouest prévoit 57 000 ha contre 51 300 tonnes de coton et 153 000 tonnes de céréales. Le responsable de la CMDT de Kita a beaucoup mis l’accent sur la vulgarisation de l’information dans les zones cotonnières pour permettre d’atteinte les prévisions.
Il a rassuré que 90 % des semences et intrants agricoles sont déjà sur place. N’eut été quelque difficultés en matière d’emmagasinement, tous les intrants et semences seraient déjà à la disposition des producteurs, selon lui.
M. TANGARA a évoqué la divagation des animaux en début d’hivernage comme une difficulté qui met les paysans en retard et la vente de l’engrais par certains producteurs qui contribue à la chute du rendement. Malgré les difficultés soulignées, l’administrateur général a pris l’engagement que la filiale Ouest de la CMDT fera tout son possible pour atteindre et même dépasser la prévision arrêtée.
Le directeur général adjoint de la CMDT, Cheick Oumar DOUCOURE, a, au nom du PDG empêché, adressé des messages aux paysans. Selon lui, le PDG compte sur les cultivateurs pour honorer l’engagement qu’il a pris devant les plus hautes autorités afin de booster la production cotonnière dans notre pays.
Aussi, au nom du PDG, il a appelé les producteurs à trouver des solutions efficaces et durables aux ‘’petites mésententes’’ à leur niveau et de se montrer reconnaissant envers le chef de l’État pour avoir fait tout son mieux en subventionnant les intrants et équipements agricoles et en augmentant le prix du kilogramme de coton à 250 FCFA. Et cela, malgré la chute du prix du produit sur le marché international.
Le DGA de la CMDT a rassuré que la compagnie était dans la dynamique de chercher les voies et moyens pour l’installation des usines pour la transformation sur place du coton en produit fini. Pour lui, cette innovation permettra à la CMDT d’être indépendant du marché international et de contribuer au développement du pays, à travers l’industrialisation et la création d’emplois.
« Aujourd’hui, seulement 2 % de la production de coton est transformé sur place contre 98 % exporté. Nous envisageons d’ici à 2020 de porter la transformation sur place de la production cotonnière à 25 % », a indiqué le DGA de la CMDT.
Le président de l’APCAM, Bakary TOGOLA, a largement expliqué aux paysans le poids des 15 % du budget national accordé à l’agriculture qui fait 300 milliards de FCFA. Pour amener les paysans à bien cerner les facilités accordées aux paysans par les autorités de notre pays, M.TOGOLA a fait une petite comparaison avec la situation au Burkina voisin. Selon lui, dans ce pays, le Kilogramme du coton est à 235 FCFA et le sac d’engrais est livré à 15 000 FCFA. Par contre, précise-t-il, au Mali le kilogramme du coton est à 250 FCFA et le sac de l’engrais est fourni à 11 000 FCFA.
Il a appelé les paysans à tout faire pour augmenter le rendement de la production à l’hectare, seule condition pour bénéficier de l’avantage des facilités accordées.
Aussi, le président de l’APCAM a expliqué que pour être membre d’une coopérative des cotonculteurs, le paysan doit avoir 5 ha ou 5 tonnes de coton ; pour figurer dans le bureau d’un secteur, il faut 7 ha ou 7 tonnes de coton ; pour le bureau de la fédération, il faut 10 ha ou 10 tonnes de coton et pour le bureau de la confédération il faut 15 ha ou 15 tonnes de coton.
Dans son intervention, le ministre Kassoum DENON a souligné que l’Agriculture, précisément la culture du coton, constitue le pilier de l’économie de notre pays. Selon lui, les paysans sont les premiers partenaires de son département pour honorer les engagements présidentiels en ce qui concerne le monde rural.
Le ministre a estimé que l’atteinte des prévisions de coton à Kita était possible, compte tenu de l’espace cultivable dont dispose la localité et l’abondance de la pluviométrie que le cercle enregistre. Pour ce faire, il a appelé les paysans à respecter les consignes pour aller au-delà des 800 kg à l’ha.
Dans leurs interventions, les producteurs ont, à l’unanimité, salué les efforts du président de la République, du ministre de l’Agriculture et de toutes les autorités agricoles en faveur du monde rural. Ils ont également rassuré le ministre que les cotonculteurs de Kita s’engagent tous à cultiver le coton. Pour eux, toute personne qui appelle les paysans à ne pas cultiver le coton se montre ingrat envers le président IBK qui a tout fait pour le monde rural. Comme difficultés, les interlocuteurs ont évoqué entre autres la divagation des animaux en début de l’hivernage et les rumeurs qui sont sources de certaines dissensions entre les paysans.
En plus de la subvention des tracteurs, les paysans de Kita ont demandé au ministre d’élargir le programme de subvention aux motoculteurs, motopompes, multiculteurs, les semoirs…
En répondant aux préoccupations des paysans, le ministre DENON a informé que son département avait fait recenser tous les besoins des paysans en termes de matériels agricoles dont le coût s’élève à plus de 121 milliards de FCFA. Il a appelé tous les acteurs à s’impliquer pour résoudre ensemble le problème de la divagation des animaux et à mettre fin au phénomène de la vente des intrants agricoles qui ne fait pas honneur à la cotonculture.
« Nous allons être très regardants sur cette question, car la gestion des intrants agricoles est importante. Ce sont des montants considérables que l’État, à travers le budget national, consacre à la subvention », a rassuré le ministre DENON. Tout en soulignant que son département est actuellement à pied d’œuvre pour concrétiser un ambitieux programme qui prend en compte l’essentiel des besoins des agriculteurs, éleveurs et pêcheurs.

PAR MODIBO KONE, ENVOYE SPECIAL A KITA




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