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dimanche 11 avril 2021
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Fonds spécial Covid-19: les comptes à solder

A l’instar du ministère de la Santé et des affaires sociales, conformément à son engagement de tenir l’opinion nationale et internationale régulièrement informée de l’évolution de la Situation des détails du compte FONDS SPÉCIAL COVID-19, la Primature publie un tableau périodique du solde de compte très très spécial. Le tableau comporte des dates, des noms de donateurs et des montants. Apparemment aucun nuage ne s’amoncelle dans le ciel de la transparence imposée, non seulement par le devoir de redevabilité, mais également et surtout par la dose dérisoire de confiance envers les dirigeants en raison de précédents sulfureux.

Mais pour autant, il y a péril collectif de naufrage dans un verre d’eau du fait d’une manipulation nocive du terme ‘’SOLDE’’ qui ne signifie absolument rien dans les publications de la Primature.

Dans le domaine de la comptabilité, le solde désigne la situation d’un compte. Ce solde peut être positif (créditeur) ou négatif (débiteur) (www.journaldunet.fr).

En d’autres termes, le solde représente la différence entre les crédits et les débits (entre les dépenses et les recettes) à une date déterminée. Solde = recettes – dépenses.

Mais en quoi consiste l’entourloupe primatoriale ? Il s’agit de servir le caviar sans piper mot des dépenses, par conséquent, il devient impossible de connaître la situation du compte.

De la situation du compte, parlons-en puisqu’elle rendre dans une stratégie mal élaborée d’escobarderie.  De situation de compte : ce document atteste non seulement de l’existence de votre compte en banque, mais va également mettre l’accent sur votre santé financière, en attestant notamment d’un solde positif sur votre compte (www.banqueepargne.net). Encore une fois, impossible de savoir si le solde est positif, en raison de l’opacité qui entoure la situation des dépenses.

Il est vrai que la paresse intellectuelle devient congénitale de l’homme malien d’aujourd’hui et que beaucoup d’entre nous n’ont pas eu le luxe d’arpenter les travées des prestigieuses universités occidentale ou américaine ; mais il faut reconnaître aux Maliens, consubstantiel de la pauvreté, dans leur grande majorité qu’ils sont  bons comptables. Et là, il s’agit d’une comptabilité basique.




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