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dimanche 11 avril 2021
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Front social: la CSTM a marché hier

À l’appel du bureau exécutif de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), des mouvements : « Réveil citoyen », « Ras-le-bol » et « An tôrôla », plusieurs manifestants (un millier environ) étaient dans les rues de Bamako (entre 9 heures et 10 heures) dans la cadre d’une marche pacifique pour dénoncer et protester contre la mauvaise gouvernance des affaires publiques par le gouvernent.

Sur initiative de la CSTM et de ses alliés de la société civile, cette marche pacifique est partie de la Place de la liberté (en face de la Mairie du District de Bamako) pour prendre fin aux pieds du Monument de l’indépendance, en passant par le cinéma Babemba.
Selon ses initiateurs, cette marche vise à protester contre les nombreuses violations des droits, des libertés syndicales ainsi que les licenciements massifs et abusifs en cours dans notre pays.
Sur les différentes banderoles et pancartes brandies par les manifestants, on pouvait lire : « Non au chômage » ; « Non à la vie chère » ; « Non à l’insécurité », « Non aux violations des Droits et libertés », « Non à la Fonction publique des Collectivités des enseignants », « An tôrôla », etc.
À travers cette marche, ses organisateurs entendent demander au gouvernement de changer de fusil d’épaule et de faire face aux attentes des Maliens.
Selon Zoumana KALAPO, responsable de la CSTM, et l’un des organisateurs, qui évalue le nombre de marcheurs à quelques milliers, la mobilisation a été bien au rendez-vous ; cela, malgré l’état d’urgence, l’intoxication, la désinformation, et les pressions de toutes parts.
Quant au secrétaire général de la CSTM, Hamadoun Amion GUINDO, il a souligné que cette marche a été organisée par sa centrale et ses alliés pour dire Non à la mauvaise gouvernance, aux violations des droits et libertés, à la corruption, non au bradage de l’école et de la santé.
Quant à la suite des évènements, il a expliqué qu’une réunion d’évaluation aura lieu, dès ce vendredi, au siège de la CSTM. Et qu’à l’issue de cette réunion, d’autres mesures seront préconisées et les actions de revendications des droits vont continuer jusqu’à la satisfaction totale des doléances.
« Nous resterons mobilisés davantage aux prochaines marches », a-t-il dit.
Face à la mobilisation qui a perturbé, par moment la circulation tout au long de l’itinéraire de la marche, M. GUINDO a répondu que : « notre ambition n’est pas de paralyser la ville, mais de réclamer des droits. Et nous estimons qu’en tant que citoyen, nous devons le faire… »
Dans la Déclaration finale lue au Monument de l’indépendance, il ressort que la CSTM a organisé cette marche pacifique pour protester contre : le mépris du gouvernement dans le traitement de son cahier de doléances ; les mauvaises conditions de vie et travail des masses laborieuses ; le non-respect des engagements pris par l’État.
Il s’agissait aussi de dénoncer les multiples violations des lois, ainsi que des Conventions internationales, ratifiées par le Mali, des droits humains, et des libertés individuelles et collectives ; l’état de dégradation de la situation scolaire et de la santé ; l’accaparement des terres et l’expropriation des paysans de leurs champs et même parfois de leurs villages.
Autres griefs de la CSTM contre le régime : les licenciements massifs et abusifs des travailleurs, notamment dans le secteur des mines ; l’accroissement du taux de chômage des jeunes ; la cherté de la vie et la paupérisation galopante de la population pendant que les dirigeants vivent dans un luxe insolent.
Par ailleurs, la CSTM dénonce aussi : la gabegie, la corruption, le népotisme, le clientélisme, la discrimination qui ont atteint un niveau inquiétant et qui constituent aujourd’hui les piliers de la mauvaise gouvernance.
L’insécurité grandissante qui s’est étendue à l’ensemble du territoire ; la perte progressive d’une partie de la souveraineté du Mali préoccupe aussi les organisateurs de la marche d’hier jeudi. Pour preuve, le Secrétaire général de la CSTM, Hamadoun Amion GUINDO, a souligné la tenue du Forum de Kidal sans l’État et la récente célébration de l’anniversaire de l’Azawad par la CMA.
Face à toutes ces dérives, la CSTM réaffirme son attachement à unité territoriale du Mali et sa souveraineté entière et condamne fermement l’attitude du gouvernement face aux problèmes des Maliens.
C’est pourquoi la CSTM, selon son secrétaire général, dit Non à ces dérives et a décidé d’agir en tant que citoyenne de ce pays dans le respect des lois et des droits.
Cette marche, a-t-il fait savoir, est le point de départ d’une série d’activités que la CSTM entend exécuter jusqu’au changement tant attendu par l’ensemble des Maliens et comme il été promis par le Président de la République.
« Mobilisons-nous tous pour que le Mali soit debout », a-t-il conclu.

Par Abdoulaye OUATTARA




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