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samedi 8 mai 2021
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Gestion efficace des ressources en eau: vers l’application du dispositif, le ‘’pollueur Paie’’…

Les acteurs de la chaine de la gestion des ressources en eau étaient en conclave, hier jeudi, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), pour valider le rapport provisoire de l’étude prospective de la faisabilité et de la productivité de la Contribution Financière GIRE. L’étude évoque l’instauration du principe « préleveur payeur, utilisateur payeur et pollueur payeur » de l’eau pour une meilleure gestion de cette ressource précieuse menacée, notamment par les effets du changement climatique.

La rencontre était présidée par le Secrétaire général par intérim du ministère de l’Énergie, de l’eau et des mines, Drissa SAMAKE ; en présence du premier secrétaire de l’ambassade du Royaume des Pays-Bas au Mali, Antje Van DRIEL. Ils avaient à leurs côtés le directeur de l’hydraulique, Yaya Boubacar, et la coordinatrice du Programme conjoint pour la Gestion intégrée des ressources en eau (PCA-GIRE), Mme Cissé Youma COULIBALY. Ont également pris part à cet atelier les responsables des services du secteur de toutes les régions, de la société civile, des élus…
L’objectif de la journée d’échanges était de valider le rapport provisoire de l’étude prospective de la faisabilité et de la productivité de la Contribution financière GIRE (CF-GIRE), d’enrichir son contenu et d’obtenir un consensus autour dudit document. L’enjeu de la rencontre est d’aboutir à préserver les ressources en eau qui sont épuisables, comme souligné par le Directeur de l’hydraulique. Selon M. Yaya Boubacar, face aux conséquences néfastes du changement climatique et du comportement de l’homme sur les ressources en eau, il urge de prendre des dispositifs pour maîtriser cette richesse de la nature afin de la gérer de façon concertée et intégrée.
À l’image du Burkina Faso, l’étude dont les conclusions sont soumises aux acteurs propose sur l’application du principe : « contributeur payeur, utilisateur payeur et pollueur payeur ». Ce, afin d’obtenir une contribution financière de l’usage qu’ils font de l’eau. Aussi, l’atelier de validation de ladite étude participe-t-il également à la concertation avec l’ensemble des acteurs de la chaine pour leur adhésion en vue d’une meilleure réussite de cette opération.
« Nous devons prendre toutes les dispositions afin d’informer et de sensibiliser que désormais tout usager (utilisateur, préleveur ou pollueur) doit s’acquitter d’un montant du volume d’eau utilisé, prélevé ou pollué », a expliqué directeur de l’hydraulique qui soutient que ce dispositif contribuera à une gestion efficace et à une répartition équitable des ressources en eau disponibles pour sa préservation.
Selon le consultant, dont le cabinet a élaboré l’étude, Amadou SANGARE, ces trois catégories d’utilisateurs doivent s’acquitter d’un paiement pour préserver les ressources en eau et en assurer sa durabilité.
« L’étude montre que ce dispositif est faisable au Mali et permet de financer à hauteur d’un milliard de FCFA au minimum par an pour un départ. Cette contribution peut aller à 16 milliards de FCFA », a affirmé M. SANGARE.
De son côté, Mme Cissé Youma COULIBALY estime qu’il n’y a pas d’alternative plus durable que l’application de ce principe de paiement pour protéger et préserver les ressources en eau. À cet effet, elle est optimiste en ce sens que les acteurs mesurent les enjeux de la démarche et seront disposés à l’accompagner. « Déjà, le code de l’eau avait parlé de contributeur payeur et de pollueur payeur. Mais ce code en relecture va intégrer les utilisateurs de l’eau pour obliger certains services à s’acquitter de leur contribution financière comme l’EDM Sa », a-t-elle indiqué.
Quant au Secrétaire général par intérim, il est d’avis que diversifier les ressources de financement permettra de garantir la gestion intégrée des ressources en eau.

Par Sikou BAH




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