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mardi 9 mars 2021
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Haro sur les forces de sécurité

Depuis quelques jours, Bamako est plongée dans une insécurité indescriptible. Dans la journée du lundi dernier, la ville a enregistré au moins trois attaques de bandits armés ayant dépouillé des personnes et une banque de leurs biens. Dans la panique générale, des habitants lèvent les griefs contre les forces spéciales contre la criminalité, à l’image de cette déclaration du chercheur Baba Dakono « Pendant que la criminalité urbaine se développe de façon spectaculaire- la BAC (brigade anti criminalité) contrôle les “cartes grises” et vignettes en circulation. Il n’y a aucune magie dans le succès, le résultat dépend du travail, et ce, suivant les priorités identifiées ». Cette déclaration a été largement partagée et commentée par des internautes très indignés du comportement de la police et très spécifiquement de la brigade anti criminalité. Pour beaucoup, la mission de protection de la population et de leurs biens a été reléguée au second plan.

Salif Diakité Salfón D’ôr : C’est vrai, si tu les vois poursuivre quelqu’un pour une affaire de Vignette ou de vitre teintée, on dirait que c’est Amadou Koufa. Ils sont en train de pourchasser, il est temps que leur hiérarchie redresse la ligne.

Kibili Demba : C’est malheureux ! Une situation merdique…. pendant ce temps, des citoyens sont dépossédés quotidiennement de leurs biens.

Baba Dembélé : Malick Konaté demande aux autorités de mettre la BAC en condition pour faire face à leurs missions, car tout passe par la criminalité.

Sylvin Sawadogo : Baba Dembélé, oui frère, mais quel moyen ?

Coulibaly Oncle de Youssouffa : Malick Konaté, tout d’abord le moyen humain, ensuite les équipements adéquats.

Moussa Gambiga : Baba Dembele, ils sont en conditions.

Kalilou Tirera : Baba Dembélé, on n’a pas besoin d’être en condition pour faire son travail. Le Mali est le seul pays où on refuse de faire le travail sous prétexte qu’on n’est pas dans les conditions. Ils ont le carburant, la moto pour poursuivre les gens en circulation, mais invisibles quand on se fait braquer en circulation.

Baba Dembele : Tu sais mon frère Kalilou Tirera, tu ne peux pas comprendre. La motivation dans le service, c’est très important et les moyens humains surtout. Dans la motivation, il y a un peu de tout. On met le moyen à la lutte contre le terrorisme et par contre, c’est la criminalité grandissante à Bamako.

Kalilou Tirera : Baba Dembele, tu fais d’abord ton devoir après tu peux demander.

Baba Dembele : Kalilou Tirera, tu me donnes la date de création de la BAC et les multiples interventions sur les attaques à Bamako et environ.

Seydou Oumar Cissé : Baba Dembele, donc ils sont dans les conditions pour contrôler les pièces de nos véhicules ?

Baba Dembele : Seydou Oumar Cissé, si vous vous focalisez sur ça, on ne se comprendra pas. Je veux que vous chercher à savoir ce qui pousse les agents à faire ce que vous dénoncez.

N’golo Dit Amadou Traore : C’est le costume vestimentaire qui compte de nos jours, s’habiller bien pour attirer les femmes, à travers ces tenues militaires tout en ignorant l’engagement pour le bien de la population.

Oumar Diarra : Rien pour la sécurité, rackets seulement, nulle part ailleurs.

Kevin Oliver : La police seule ne peut pas tout faire. Il faut qu’on les aide en leur fournissant des enseignements.

Sefyu Diouwara : Je valide mon grand. La mission régalienne de la police est d’assurer la sécurité et la protection des personnes et leurs biens.

Diaby Mamady : pendant que l’acte d’hier se déroulait, la BSI était au niveau du canal de Magnabougou pour des contrôles inutiles.

Moussa Bakou : Dansoko, le Mali a besoin de responsables et non des gens qui occupent des postes de responsabilité seulement.

Dansoko : Tout à fait, Mr Kanté, on devrait même prendre l’initiative de faire une marche contre l’insécurité grandissante dans le pays.

Mohamed Keita : Merci vraiment, ils passent tout leur temps à racketter les gens.

Nanakasse Zoumana : J’ai fait la même observation. C’est pratiquement les mêmes choses presque toutes les unités de la police ne vont que là où elles peuvent avoir de l’argent, ou encore mettre tout un réseau et système informel pour avoir de l’argent aux yeux de tous y compris les cadres oubliant leurs prérogatives et missions. Quand les médias en parlent, on les voit courir partout faire du semblant comme si c’est nouveau et qu’ils demandent aux usagers de dénoncer. Pauvres et impuissants nous sommes.

Mamadou Daba Diawara : On ne sait plus ce qu’on doit faire encore après tout ce qui se passe actuellement.

Abou Traore : très clair, vraiment le chemin est long pour sortir ce pays si chacun ne pense à sa poche.

Oumar Toure : Si c’est pour remplir les remorques de motos en direction du GMS, ça, ils savent le faire. Faire déplacer la forsat à Badalabougou, Kayes et Sikasso, ils savent le faire.




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