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mardi 16 juillet 2019
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Intox et désintox: le pari perdu…

Exaspération, rupture de confiance, gestion impossible des passifs, incertitudes sur les promesses, la tension est à son paroxysme chez les amis du Président, et l’avenir s’écrit désormais en pointillés. Face à l’INTOX de destruction massive, nous vous proposons la DÉSINTOX de construction massive. Lisez les croustillantes PÉPITES de la semaine.

Le catastrophisme

INTOX

Selon le confrère ‘’Le Républicain’’, l’honorable Issiaka SIDIBE, a alerté, lors de la 6ème conférence de la Fédération régionale du Rassemblement pour le Mali (RPM) de Koulikoro : « si rien n’est fait avant le 30 juin (Ndlr, date de la fin de la 1re prorogation du mandat des députés), ceux qui sont venus nous aider, que ça soit les soldats étrangers ou n’importe quel autre partenaire technique et financier, il se peut qu’ils quittent le Mali parce qu’en ce moment ils ne sauront plus à quoi s’en tenir ».

DÉSINTOX

Sacré Isaac ! Le Président de la représentation du peuple (Assemblée nationale) n’entend donc pas les clameurs, les cris, les récriminations de la population. Ses yeux ne voient donc pas les inscriptions sur les pancartes ‘’A bas la MINUSMA’’, ‘’A bas BARKHANE’’, ‘’Vive l’Armée malienne’’. Le lundi 17 juin, à Sévaré, une foule composée des personnes de tous les âges, a battu le pavé avec des slogans anti Barkhane et Minusma. La manifestation était plus retentissante, parce que Mopti est l’épicentre de la violence armée qui emporte des villages, des biens, hypothèque les activités économiques des populations. Mais, l’hostilité va bien au-delà. La farouche opposition à la présence du Quartier général du G5 Sahel est un succédané de ce sentiment de rejet des Forces étrangères qui ont globalement failli à leur mission de stabilisation du Mali (MINUSMA), de lutte anti-terroriste (BARKHANE et FC G5 Sahel). Mais, ces messages, sacré Isaac ne les entend pas. Il donne l’impression de vivre sur une autre planète. Le Mali est devenu le point de convergence des armées du monde entier. Et paradoxalement, c’est maintenant plus que jamais que le sang des civils maliens coule. Isaac est probablement parmi les rares Maliens qui ne s’interrogent pas sur cette incongruité. Il est probablement de ceux qui ne prennent pas la pleine mesure du ras-le-bol généralisé de la population. Il peut donc aller chercher ailleurs on argument en faveur de la prorogation du mandat des députés. D’ailleurs, a-t-on demandé leur avis pour déclencher l’Opération Serval ? N’est-ce pas une résolution du Conseil de sécurité qui nous a valu la MINUSMA ? Il n’y a aucun lien de cause à effet entre cette Assemblée et cette myriade de forces qui écument notre territoire.

L’inféodation

INTOX

« Si l’État nous dit de quitter aujourd’hui l’Assemblée, nous partirons ».

DÉSINTOX

Sacrilège ! Voici le président de la plus haute représentation du peuple qui croit devoir son mandat au Gouvernement qui peut le maintenir ou le congédier à sa guise. C’est le comble de l’inféodation. Même le sursis de 6 mois accordé aux députés (janvier à juin 2019) n’émane pas d’une magnanimité de l’État, mais réponse sur la force d’une loi organique (Loi No 2018-067 du 6 Décembre 2018) que le Gouvernement était contraint de soumettre au vote des députés pour qu’il entre en vigueur. Cela, suite à un avis favorable de la Cour Constitutionnelle (Avis No 2018-02/CCM du 12 Octobre 2018).

En plus, c’est devant l’Assemblée nationale que le Gouvernement engage sa responsabilité. A cet effet, l’article 54 de la Constitution du 25 Février 1992 dispose :’’le Gouvernement est responsable devant l’Assemblée nationale dans les conditions et suivant les procédures prévues aux articles 78 et 79’’.

Aussi, faut-il l’indépendance du député au moment du vote : ‘’tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres de l’Assemblée nationale est personnel. La loi organique peut autoriser exceptionnellement la délégation de vote. Dans ce cas, nul ne peut recevoir délégation de plus d’un mandat’’. (Cf article 64 de la Constitution).

Pour tout couronner, il y a le principe de la séparation des pouvoirs.

Il est clair que le mandat d’un député n’est pas l’émanation des desiderata d’un exécutif, mais de la confiance des électeurs d’une circonscription donnée. S’aplatir, tel que l’a fait sacré Isaac ne grandit pas son institution et n’est d’aucun apport à la prorogation du mandat des députés de Vème législature jusqu’au 2 mai 2020.

Le délire complotiste

INTOX

L’honorable DIARRASSOUBA, lui fait étale de l’étendue de sa panique : « des membres de l’EPM sont en train d’organiser un complot contre le RPM ».

DÉSINTOX

En plein délire complotiste. Dans un état désespéré et désespérant, il plante des banderilles à ses alliés. L’offensive est loin d’être banale, parce que la panique s’empare de la troupe. On fait du bruit, aussi fort que possible, pour masquer le silence sur le fond ; déchaîner, partout, la fureur en prenant l’opinion à témoin d’une pseudo-traîtrise des alliés. Redoutable stratégie de la terre brûlée ! Une stratégie simple et même simpliste pour défendre sa petite entreprise : la victimisation. Après tout, c’est un exercice auquel l’on est rompu derrière le métier à tisser.

La faillite

INTOX

« (…) j’invite le président fondateur, président de la République à s’occuper de son parti, car ceux avec lesquels nous travaillons aujourd’hui sont provisoirement nos amis ».

DÉSINTOX

Il flotte un parfum délétère au sein de EPM et les tentatives d’infléchir la ligne semblent vaines. « Les erreurs du parcours réelles, les frustrations, les querelles de positionnement commencent à s’ouvrir », un catalogue que DIARRAS étrenne qui sont autant de pièces à conviction pour condamner les héritiers du Président IBK pour délit d’incapacité à reprendre le flambeau. Par son énormité, cet appel au secours ne peut qu’interpeler. Et pour cause, Ibrahim Boubacar KEITA a dirigé le Rassemblement Pour le Mali de sa création, en 2001, à 2013, date de son élection à la magistrature suprême de l’État. Il n’a jamais ployé sous le fardeau, pour lancer un SOS à qui que ce soit. Pourtant, pour lui, la donne était plus compliquée puisque qu’en tant qu’adversaire politique redoutable à la présidentielle, il était en permanence dans la ligne de mire du pouvoir. Aujourd’hui, ses héritiers qui sont au pouvoir, avec le pouvoir, se fabriquent des adversaires, pardon des ennemis, partout pour justifier leur faillite.




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