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dimanche 9 août 2020
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JEP sur l’APR: où est la polémique ?

Sous l’égide de l’honorable Président Moussa TIMBINE, l’Assemblée Nationale, dans le cadre de la commémoration du cinquième anniversaire de l’Accord pour la Paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, organise au Centre international de conférence de Bamako, ce mardi 7 juillet et ce mercredi 8 juillet 2020 des journées d’échanges parlementaires sur l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus.
Pourquoi s’évertuer à commémorer un acte dont on n’a pas été associé à la conclusion ?
En tout cas, les trois honorables mousquetaires de YELEMA ont tenu à informer qu’il a été régulièrement déploré que l’Accord pour la Paix n’ait jamais été présenté devant l’Assemblée Nationale, ne serait-ce que pour connaitre la position de l’Institution sur un sujet aussi majeur.
Nuance. Pour l’honorable Moussa TIMBINE, les espoirs nés de la signature de l’Accord chez les populations maliennes font que l’Assemblée nationale est obligée de suivre constamment et avec un intérêt particulier toutes les questions se rapportant à son application idoine. Cela est d’autant plus normal que des membres de l’Institution ont eu à participer à tout le processus de dialogue et de négociation à l’Hôtel « El Aurassi » d’Alger.
Pourquoi ces journées d’échange parlementaire sur l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus ? Simple. Le parlement a « souhaité que toutes les composantes de l’Accord soient passées en revue au cours de ces deux jours d’échanges ; cela, pour permettre non seulement aux députés de la 6èmeLégislature et aux autres participants d’être au même niveau d’information et de s’approprier le contenu du document afin de mieux appréhender leurs rôles dans la mise en œuvre des réformes envisagées », explique le président Timbiné. Il reste entendu, ajoute-t-il, que l’Assemblée nationale se réjouit de toutes les avancées déjà enregistrées dans l’application de l’Accord parmi lesquelles l’arrêt des combats entre l’armée malienne et les groupes armés, le retour progressif de l’administration dans les régions du Nord, la mise en place des autorités intérimaires et le démarrage du processus de DDR.
En tout état de cause, l’Assemblée Nationale demeure plus que jamais déterminée à s’acquitter, avec diligence, de toutes ses obligations visant à accélérer le processus. Le vote de la loi sur l’entente nationale et celui relatif au développement des régions du nord du Mali, entre autres, rentrent d’ailleurs dans ce cadre.
Selon les élus de YELEMA qui ont choisi de boycotter les journées parce qu’il n’y a rien à commémorer, l’Accord reste très faiblement appliqué et les résultats escomptés sont loin d’être atteints. Au surplus, les Maliens, lors du dialogue national inclusif, ont unanimement demandé la relecture du document. Il aurait été, de ce fait, plus indiqué pour l’Assemblée Nationale d’organiser des discussions préparatoires de la relecture de l’Accord plutôt que d’employer des moyens importants pour juste le célébrer.
Aux dires du Président de l’Assemblée nationale, « le sens profond du présent atelier, pour chacun de nous, doit être une invite à plus d’actions, à plus d’engagements et à plus de sacrifices pour recoudre notre tissu social et amorcer sereinement le chemin du développement national. Par ailleurs, je garde espoir que le renouvellement du mandat de la MINUSMA, jusqu’au 30 juin 2021, avec une redéfinition de ses priorités, contribuera à un appui plus efficace à l’État malien face à cette épreuve ».




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