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lundi 17 juin 2019
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Le jeûn suivant l’enseignement de l’Imam Malik

I-La vie spirituelle

L’Islam organise la vie spirituelle ou morale de l’homme de façon à le pourvoir de toute la nourriture spirituelle nécessaire à la piété et à la droiture, au salut et à la paix. La prescription islamique de la vie spirituelle de l’homme, suivie fidèlement, donne un résultat positif maximum quand à la croissance et à la maturité spirituelles de l’homme. Les éléments principaux de cette prescription islamique sont:

1. Prières (salate)

2. Zakah ou Aumône

3. Le Jeûne (Saume)

4. Pèlerinage (Hadj)

5. Amour de Dieu et de Son Messager (PSL), amour de la vérité et de l’humanité à cause de Dieu.

6. Espoir et Foi en Dieu à tous moments et

7. Sacrifice pour Dieu grâce à l’abnégation.

La nature intellectuelle de l’homme est, comme déjà mentionné, constitué de l’esprit ou intelligence ou faculté de raisonner. L’Islam porte une attention exceptionnelle à cet aspect et édifie la structure intellectuelle de l’homme sur les fondations les plus saines qui peuvent être ainsi classifiées:

1. La vraie connaissance basée sur des preuves évidentes et des témoignages incontestables acquis par expérience ou expérimentation ou par les deux. A cet égard, on peut dire sans se tromper que le Coran est la première autorité à enjoindre la quête de la connaissance par expérience, aussi bien qu’expérimentation, méditation et observation. En fait, c’est un ordre de Dieu obligeant chaque Musulman, homme et femme, de chercher la science dans le sens le plus étendu du terme et de rechercher la vérité. La nature et tout l’univers sont des trésors exposés et apparents de science et de vérité, et le Coran fut le premier livre à signaler ses riches sources de science. Il n’accepte pas de vérités héritées ou des faits prétendus mais sans preuve ou évidence qui les justifie. Autant que nous avons pu apprendre, le Coran fut la première Écriture Sainte à dire intelligemment: «Pourquoi» et à réclamer du preuve à l’appui de toute conviction ou affirmation (Coran 2:111 et 21:24)

Le Coran est, lui-même, un défi intellectuel hors ligne; il défie l’intellect humain de disputer n’importe quelle vérité coranique ou de produire quelque chose de semblable au Coran et vous y trouverez l’invitation la plus chaleureuse à la quête de science à travers les sources infinies de la nature. La dévotion à la vraie connaissance est considérée en Islam comme une dévotion à Dieu au sens le plus compensateur.

2. La deuxième partie en est la foi en Allah. Une source intarissable de connaissance et une vue spirituelle intérieure dans d’innombrables domaines de la pensée. En Islam, la Foi en Allah est la pierre angulaire de toute la structure religieuse. Mais pour que la Foi en Allah soit valide, l’Islam exige qu’elle soit fondée sur une certitude et des convictions inébranlables.

Celles-ci, à leur tour, ne peuvent être acquises sans l’utilisation approprié de l’intellect. Nul esprit stagnant ou indifférent et nulle vision limitée ne peut possiblement atteindre le sommet de la Verité Suprême, Allah, ni la vraie profondeur de la Foi.

L’Islam ne reconnait pas la foi acquise par imitation aveugle acceptée aveuglement et sans contestation.

C’est un fait très important de la vie intellectuelle de l’homme. L’Islam réclame la foi en Allah; et le Coran réclame à nombreuses reprises la foi en Allah.

Mais l’important dans ces instructions ce n’est pas de les consigner sur une tablette du cabinet de travail ou même dans la mémoire. Ces instructions sont une cordiale invitation et un appel urgent à l’intellect à se réveiller et à penser, à pondérer et à méditer. C’est vrai que le Coran révèle la vérité et les faits essentiels sur Dieu; il est cependant également vrai que le Coran ne veut pas que l’homme agisse comme un héritier paresseux qui ne fait aucun effort personnel. Il veut que l’homme augmente sa richesse intellectuelle au moyen d’effort sérieux et d’acquisition honnête, afin qu’il jouit de la sécurité intellectuelle. L’Islam condamne la foi acquise avec facilité qui doit se perdre avec facilité.

L’Islam veut que la foi en Allah soit effective et permanente, qu’elle illumine tous les coins du coeur de l’homme et qu’elle se manifesté dans tous les aspects de la vie. La foi facilement acquise ne peut le faire et l’Islam n’accepte rien de moins que cela.

Quand l’Islam réclame la Foi en Allah sur la base de connaissance et de recherche il ouvre grandement toutes sphères de la pensée à l’intellect d’y pénétrer aussi loin qu’il peut. Il n’impose aucune restriction au libre penseur qui cherche à s’instruire afin d’agrandir sa vision et d’élargir son esprit. Il l’encourage à avoir recours à toutes les méthodes de connaissance, fussent-elles rationnelles ou expérimentales. En faisant un tel appel à l’intellect, l’Islam manifeste sa haute estime pour et sa confiance en les capacités intellectuelles de l’homme et désire libérer son esprit des entraves et limites de la tangibilité. Il veut élever l’individu et le fortifier de confiance et d’autorité divine pour agrandir le domaine de son esprit dans toutes les sphères de la pensée: physique et métaphysique, scientifique et philosphique, intuitive et expérimentale, organique et autres. C’est ainsi que la Foi en Allah nourrit l’intellect et rend la vie intellectuelle prospère et productive. Quand les activités spirituelles de l’homme sont organisées selon les enseignements de l’Islam comme mentionnés plus haut, la nature interne de l’homme devient saine. Et quand l’homme est intérieurement sain et sauf, sa vie externe sera de la même nature.

II- La vie personnelle

La nature externe de l’homme est aussi complexe, subtile et vaste que sa nature interne. Le bon état de la première dépend en grande partie de celui de la dernière et vice versa, car la nature complète de l’homme comprend les deux aspects. Pour le bien comprendre, il faut diviser et subdiviser la nature externe de l’homme tout en retenant que tout déséquilibre du système de la nature humaine peut être destructif et fatal. Le fait est que les natures interne et externe de l’homme agissent et réagissent par reflexe, et l’Islam a étendu sa touche divine aux aspects interne et externe de la vie.

L’Islam traite la vie personnelle de l’homme de façon à assurer sa pureté et sa propreté; à lui offrir un régime sain et lui enseigner les manières convenables de s’habiller, d’agir, de se parer, de pratiquer les sports, etc.

1. Pureté et Propreté

C’est une injonction islamique qu’avant de faire la prière, le Musulman doit faire l’ablution, à moins qu’il en ait fait plus tôt et l’ait conservée.

2. Régime Alimentaire

Les boissons que l’Islam considère comme nocives et destructives à l’esprit et à la moralité aussi bien qu’au physique et au moral de l’homme sont incluses dans le verset Coranique qui interdit les intoxicants et toutes formes de jeux de hasard. (5: 03- 94)

L’interdiction de ces nourritures et ces boissons n’est aucunement une action arbitraire ou un décret dictatorial de Dieu. C’est avant tout une intervention divine dans le meilleur intérêt de l’homme et en sa faveur. En déclarant que ces choses interdites sont mauvaises, impures et malsaines, le Coran à un oeil vigilant sur la moralité et la sagesse de l’homme, sur sa santé et sa richesse, sur sa piété et sa conduite général, qui sont toutes des biens inestimables selon l’Islam. Les raisons de cette intervention divine sont nombreuses. Elles sont de nature intellectuelle et spirituelle, morale et mentale, physique et économique.

Et l’unique but en est d’apprendre à l’homme comment se développer selon un mode de vie correct afin d’être un membre honorable et respectable de la famille, et de la société, et éventuellement de toute l’humanité. Les médecins et les sociologues compétents peuvent maintenant vérifier les bienfaits de ces législations islamiques.

L’Islam est aussi orthodoxe et intransigeant sur la qualité de la nourriture de l’homme que sur sa santé spirituelle et sa croissance intellectuelle.

Les choses licites pour le Musulman doivent être consommées en quantités modérées obligatoire est parfois partielle, parfois complète, selon la condition du Musulman. Le Musulman doit faire au moins cinq prières obligatoires chaque jour avec un cœur et un esprit purs, un corps et des vêtements propres, dans un lieu sain et une intention pure – nous pouvons très bien réaliser l’effet vital et les résultats bénéfiques de ce seul acte pour l’homme. (Coran 4:43, 5:7)

Pour maintenir un coeur pur et un esprit sain, pour nourrir une âme ambitieuse et un corps propre et bien portant, il faut porter une attention particulière à la nourriture de l’homme. Et c’est ce que fait exactement l’Islam.

Au-delà de ce principe général, il y a certaines nourritures et certaines boissons que Dieu a spécifiquement interdites. Parmi il y a: la chair des bêtes et d’oiseaux morts, la chair du porc et de tout animal infâme. Il lui permet ce qui sied à sa nature et, en même temps, la met en garde contre tout ce qui pourrait abuser de sa nature ou bouleverser sa nature.

La façon dont les femmes doivent s’habiller, s’embellir, marcher et même regarder est une question très délicate, et l’Islam y porte une attention particulière. En cette matière l’Islam vise le bien-être général de la femme. L’Islam conseille à l’homme et à la femme d’aider surtout la femme à maintenir et à développer sa dignité et sa chasteté, à se garder d’être le sujet de cancan ou de rumeurs vicieuses et des pensées louches. Le conseil est contenu dans ces versets du Coran: «Prescris aux croyantes de tenir leurs yeux baissés et de dominer leurs sens, de ne laisser paraître de leurs charmes que ce qu’elles ne peuvent dissimuler, de couvrir leur gorge d’un voile, de ne laisser voir les parties découvertes de leur corps qu’à leurs époux, à leurs père et mère, au père et mère de leurs époux, à leurs enfants, à leurs beaux-enfants, à leurs frères, à leurs neveux, à leurs amies, à leurs esclaves, à leurs domestiques dépourvus de besoin sexuel et aux enfants non initiés aux rapports charnels. Prescris-leur de ne pas frapper du pied pour découvrir leurs bijoux cachés. Soumettez-vous tous à la loi de Allah, 0 croyants, si vous voulez faire votre salut.» (24: 30-31)

L’Islam est très sensible aux manières de s’habiller et de se parer. Il précise très clairement que l’homme et la femme doivent tous deux se cantonner dans leur nature propre afin de préserver leurs instincts naturels et les pourvoir de modestie et de haute moralité.

On rapporte que le Prophète (PSL) Mohamed (PSL) a dit sans indulgence ni excès (Coran 7:31).

Après avoir évité les éléments interdits en nature et degré, le Musulman est invité par Dieu à jouir de Ses gracieuses provisions et d’être reconnaissant au Pourvoyeur Miséricordieux (2:168, 172; 5:90-91)

3. Vêtements

et Parures

Pour ce qui est des vêtements et des parures de l’homme, l’islam prend sérieusement en considération les principes de la décence, de la modestie, de la chasteté et du caractère mâle. Tout vêtement et toute parure incompatibles à la réalisation, au maintien et au développement de ces qualités sont interdits par l’islam.

Les tissus et les modes qui stimuleraient l’arrogance ou la fausse fierté et la vanité sont strictement prohibés. Le sont aussi les parures qui affaibliraient la moralité de l’homme ou saperait son caractère mâle.

L’homme doit rester fidèle à sa nature mâle, que Dieu a choisie pour lui, et s’abstenir de tout ce qui pourrait affaiblir ou mettre en danger son caractère. C’est la raison pour laquelle l’Islam avertit l’homme de ne pas utiliser certains tissus, telle que la soie pure, et certaines pierres précieuses, telles que l’or, comme parure, ce sont des choses qui siéent à la nature de la femme seulement. La beauté mâle ne réside pas dans le port des pierres précieuses ou la soie pure et naturelle mais dans la haute moralité, la nature douce et la bonne conduite.

Quand l’Islam permet à la femme l’emploi des choses interdites à l’homme et qui ne conviennent qu’à la nature féminine, l’Islam ne permet pas à la que Allah condamne les hommes efféminés et les femmes hommasses. Néanmoins, il faut retenir que l’Islam n’impose pas de restriction sur les habits et les parures appropriés. En fait, le Coran les appelle les beaux cadeaux de Dieu et reproche à ceux qui les considèrent comme étant interdits. (7: 32-33)

4. Sports

et Distractions

Il est agréable de constater que la plupart des formes de culte islamiques, par exemples les offices, le jeûne, le pèlerinage, démontrent des caractéristiques sportives, quoiqu’elles soient fondamentalement et de par leur nature, spirituelles. Mais qui peut nier l’interaction constante entre le physique et la morale de l’homme? Et ce n’est pas tout ce que l’islam a à dire au sujet de sports et d’amusements, Tout ce qui encourage le raisonnement sain ou qui rafraichit la mémoire et revivifie le corps pour maintenir l’homme en bonne santé est encouragé et accepté par l’Islam aussi longtemps que cela n’anticipe pas ou n’implique pas un péché, ou ne cause pas de mal ou de délai et empêche l’accomplissement d’autres devoirs.

Le précepte général dans cette affaire est la parole du Prophète (PSL)  que tous les croyants en Allah ont de bonnes qualités mais le fort est meilleur que le faible. On dit aussi qu’il approuvait les sports et distractions qui fortifient le corps et la morale.

C’est une erreur regrettable d’associer aux sports et distractions ce qui n’est pas réellement sport et distraction. Par exemple, certains considèrent les jeux de hasard et l’alcoolisme comme sports et distractions, mais l’islam n’est pas de cet avis.

La vie vaut la peine d’être vécue et elle nous est accordée dans un but précis… Personne n’est supposé d’en abuser en la laissant sans contrôle ou en se fiant uniquement au hasard. Il y a donc ni intrusion, ni violation des droits personnels de l’homme quand l’Islam applique la loi divine pour organiser la vie même dans ses aspects les plus personnels. La vie étant la possession la plus chère de l’homme et conçue pour des buts nobles, l’islam montre à l’homme comment la vivre convenablement et en jouir. Parmi les mesures préconisées dans ce sens, il y a la prévention du jeux de hasard qui en fait tende à monter la tension davantage au lieu de la baisser. C’est un abus grave de la vie que de l’assujettir au simple hasard. C’est une déviation du cours normal de la vie que de confier son sort à la roue folle des jeux et d’investir ses aptitudes dans les coups les plus imprévisibles sur une table de jeu. Pour protéger l’homme contre toutes ces tensions mentales et ébranlement des nerfs, et pour le permettre de mener une vie naturelle, tant au point de vue moyens que buts, l’Islam à interdit toutes formes de jeu de hasard.

Aussi, c’est fuir honteusement la réalité et insulter la meilleure qualité que l’homme possède, c’est à dire, l’esprit, que de s’empêtrer dans l’intoxication ou être acculé dans le tourment vicieux de l’alcoolisme.

Les menaces et les tragédies de l’intoxication sont trop manifestés pour être élaborées. Il y a chaque jour perte de plusieurs vies à cause de ces intoxications… Plusieurs milliards de dollars sont noyés dans la boisson alcoolique chaque année. D’innombrables portes se ferment sur la misère et le chagrin dû à l’alcool. En plus de la détérioration de la santé, de la dépression mentale, de la lourdeur spirituelle, l’engloutissement de la richesse, la désintégration des familles, l’abus de la dignité humaine, le sabotage de la moralité, l’humiliation de fuir la réalité; chacun de ces sois-disant buveurs sociaux est un alcoolique potentiel.

L’Islam ne peut tolérer ces menaces, ni permettre à l’homme d’abuser du sens de la vie de cette façon tragique. C’est la raison pour laquelle l’Islam n’associe pas le jeu de hasard et l’alcoolisme aux bons sports et distractions, et les a bannis une fois pour toutes.

Pour apprécier le point de vue islamique, à cet égard, on a qu’à jeter un coup d’oeil sur les informations, lire un rapport médical, visiter une agence de service social ou suivre une affaire en cour. De tous les problèmes sociaux angoissants, l’alcoolisme est de loin le plus sérieux. Ce sont des millions d’hommes qui deviennent alcooliques chaque année. Une sur dix ou douze personnes qui prennent leur premier verre en n’importe quelle année est destinée à devenir alcoolique. Toutes ces tragédies pénibles et pertes véritables parlent plus haut que tout argument théologique ou professionnel.

III* La vie maritale et familiale

Il y a plusieurs définitions et descriptions de la famille. Pour notre besoin, nous adopterons la définition simple suivante : la famille est un groupe social humain dont les membres sont unis par les liens de sang et/ou par les liens matrimoniaux.

Le lien familial donne lieu à des attentes mutuelles de droits et d’obligations prescrits par la religion, imposés pas la loi et observés par les membres du groupe. Par conséquent, les membres de la famille se partagent certaines obligations. Elles se rapportent à l’identité et aux provisions à l’héritage et au conseil, à l’affection pour les jeunes et à la sécurité pour les vieux, et à l’effort maximum pour assurer la continuité de la famille dans la paix.

Comme on peut en déduire, les fondements de la famille en Islam sont les liens de sang et/ou les obligations matrimoniales. L’adoption, l’assistance mutuelle, la protection, le consentement privé à l’intimité sexuelle, et «le droit commun» ou les mariages d’essai ne fondent pas une famille dans le sens islamique. L’Islam bâtit la famille sur des fondations solides capables d’assurer la continuité raisonnable, la vraie sécurité et l’intimité mûre. Les fondations de la famille doivent être assez fermes et naturelles pour nourrir la réciprocité sincère et la gratification morale.

L’Islam reconnaît qu’il n’y a pas de relation plus naturelle que celle du sang, et pas de modèle plus sain d’intimité sexuelle que celle où se rencontrent la moralité et la gratification.

L’Islam reconnaît la vertu religieuse, la nécessité sociale et l’avantage moral du mariage. La conduite normale du musulman doit être polarisée vers la famille et le fondement de sa propre famille.

Le mariage et la famille sont au centre du système islamique. Plusieurs passages du Coran et paroles du Prophète (PSL) vont aussi loin jusqu’à déclarer que lorsqu’un Musulman se marie il parfait la moitié de sa foi; qu’il soit donc conscient d’Allah et qu’il fasse attention à l’autre moitié.

Les érudits ont conclu que selon le Coran le mariage est une obligation religieuse, une garantie morale, et un engagement social. En tant qu’obligation religieuse, elle doit être remplie; mais comme toutes les autres obligations en Islam, elle est enjoint seulement à ceux qui peuvent supporter les responsabilités qu’elle incombe.

1. La Vie Familiale de l’homme

L’approche de l’Islam concernant les enfants peut être résumée en quelques principes.

Premièrement, c’est une injonction divine qu’aucun enfant ne doit causer du tort aux parents. (Coran 2:233) Deuxièmement, cela implique que les parent aussi ne doivent pas faire du tort à l’enfant. Le Coran reconnaît que les parents ne s’abstiennent pas toujours de se montrer trop protecteurs ou négligents.

Troisièmement, le Coran a établi que les enfants sont les joies de la vie aussi bien que les sources de fierté, graines de vanité et de fausse sécurité, et des fontaines de détresse et de tentation. Mais il se hâte d’appesantir sur les plus grandes joies spirituelles et met les parents en garde contre l’excès de confiance, la fausse fierté ou les méfaits qui pourraient être dû aux enfants. Le principe moral de la religion dans ce cas est que chaque individu, parent ou enfant, est directement et indépendamment responsable de ses actes envers Dieu. Nul enfant ne pourra absoudre un parent le Jour du Jugement. Ni parent pourra intercéder en faveur de son enfant. Finalement, l’Islam est très sensible à la dépendance cruciale de l’enfant des parents. Leur rôle décisif dans la formation de la personnalité de l’enfant est clairement reconnu par l’Islam.

Le Prophète (PSL) a très implicitement dit que chaque enfant nait avec une vraie nature malléable (c’est à dire l’état naturel pur de l’Islam), ce sont ses parents qui font de lui un juif, un chrétien ou un païen.

Selon ces instructions, et plus spécifiquement, un des droits inaliénables de l’enfant en Islam est le droit à la vie et aux chances égales de la vie. La préservation de la vie de l’enfant est le troisième commandement en Islam. (6:151; 17:23 … )

Un autre droit également inaliénable est le droit à la légitimité, qui veut que chaque enfant ait un père, un seul père. Un troisième groupe de droits se rapporte à la socialisation, ou l’éducation et aux soins généraux. Prendre grand soin des enfants est un des actes les plus louables en Islam. Le Prophète (PSL) aimait beaucoup les enfants et il avait exprimé sa conviction que la communauté musulmane sera célèbre parmi les autres communautés pour sa gentillesse envers les enfants.

C’est une plus grande charité que de s’occuper de leur bien-être spirituel, leur éducation et leur bienêtre général. Il est primordial de s’intéresser au bienêtre de l’enfant et en prendre la responsabilité. Selon les instructions du Prophète (PSL), dans les sept jours suivant sa naissance, il faut donner un beau nom à l’enfant, lui raser la tête et prendre les autres mesures hygiéniques nécessaires à sa croissance saine. Cela doit être une occasion de se réjouir et de faire de la charité.

Responsabilité et compassion pour l’enfant est une affaire d’importance religieuse aussi bien que sociale. Que les parents soient vivants ou décédés, présents ou absents, connus ou inconnus, l’enfant doit recevoir le maximum de soins. Quand il existe des exécuteurs testamentaires ou des parents assez proches qui peuvent être tenus responsables du bien-être de l’enfant, on leur demandera d’accomplir ce devoir.

Mais quand il n’y a pas de proche parent, s’occuper de l’enfant devient une responsabilité conjointe de la communauté musulmane entière, qu’on soit officiers désignés ou gens ordinaires.

  

La relation parents – enfants est complémentaire.

En Islam, parents et enfants sont unis par des obligations et des engagements mutuels et réciproques. Mais l’écart d’âges est parfois si grand que les parents deviennent physiquement faibles et séniles. Cela s’accompagne souvent d’impatience, d’affaiblissement d’énergie, d’hypersensibilité et peut être de jugement erroné.

Il peut en résulter des abus d’autorité des parents ou l’aliénation et le malaise entre générations, quelque chose qui ressemble à ce qu’on appelle «l’écart des générations.» C’est probablement en tenant compte ces considérations que l’Islam a reconnu certains faits et a établi des règles fondamentales régissant les relations de l’individu avec son père et sa mère.

Le fait que les parents sont plus âgés et sont généralement considérés être plus expérimentés n’établit pas la validité de leurs points de vue ou leur jugement. De même, la jeunesse n’est pas l’unique source d’énergie, d’idéalisme ou de sagesse. Dans plusieurs contextes, le Coran cite des instances où il fut démontré aux parents qu’ils avaient tort vis-à-vis de leurs enfants et aussi où les enfants avaient mal jugé les positions de leurs parents. (Voir Coran 6:74; 11:42-46; 19:42-48).

Ce qui est plus important c’est le fait que les coutumes, les moeurs, les traditions, ou les normes des parents ne constituent pas la vérité et la droiture. Dans plusieurs passages, le Coran fait des reproches à ceux qui peuvent s’égarer de la vérité simplement parce qu’elle leur est nouvelle, ou contraire à ce qui leur est familier, ou incompatible aux normes de leurs parents.

L’accent est de plus mis sur le fait que si la loyauté ou l’obéissance aux parents peut éloigner l’individu de Allah, il doit s’allier à Allah. C’est vrai que les parents (père et mère) méritent de la considération, de l’amour, de la compassion et de la bonté. Mais s’ils s’écartent de leur domaine pour empiéter sur les droits de Dieu, il faut tirer et maintenir une ligne de démarcation.

Le Coran résume tout le problème dans le concept de «Ihsane», qui signifie ce qui est bien, bon et beau. Les implications pratiques du concept du «ihsane» envers les parents donne lieu à la sympathie et la patience, la gratitude et la compassion, respect pour eux, aux prières pour leurs âmes, à honorer leurs engagements légitimes et à leur donner des conseils sincères.

Un aspect fondamental de «ihsane» est la déférence.

Les parents ont le droit à l’obéissance de leurs enfants si ce n’est que pour une partie de ce que les parents ont fait pour eux. Mais si les parents exigent ce qui est mal ou malhonnête, il n’est pas seulement juste mais aussi impérieux de leur désobéir. Obéir ou désobéir, l’attitude des enfants envers les parents doit être ni de soumission catégorique, ni de défi irresponsable. La dernière partie intégrante de «Ihsane» à être mentionnée ici est que les enfants sont responsables de soutenir et d’entretenir les parents. C’est un devoir religieux de pourvoir aux besoins des parents si nécessaire et de les aider à vivre aussi confortablement que possible.

 




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