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dimanche 28 février 2021
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Jugement de Mohmad Al Faqi le 22 aout 2016: le Mali témoigne de son soutien à la CPI

Ahmad Al Faqi Al Mahdi, le premier présumé djihadiste à comparaitre devant la CPI pour des crimes de guerre et de destruction de neuf mausolées et une des plus importantes mosquées de la ville de Tombouctou, Sidi Yahia, entre le 30 juin et le 10 juillet 2012, sera bel et bien jugé, le 22 aout 2016, à la Cour Pénale Internationale.

L’information a été donnée, hier mardi, par Mme le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier sur le renforcement de la chaine pénale malienne pour la Cour pénale internationale. Après une première comparution devant les juges de la CPI pour la confirmation des charges, Al Faqi fera l’objet d’un procès devant la CPI.
À travers cette information hier, notre pays, à travers son ministre de la Justice a réaffirmé son engagement à mener une lutte implacable contre les graves violations des droits de l’homme, au Mali et particulièrement au nord.
Aujourd’hui, la lutte contre l’impunité, dans notre pays, fait l’objet de la composante 2 du programme d’urgence pour le renforcement du système judiciaire, de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et de la Réconciliation. En outre, de cet engagement, Mme le voulait également a affirmé des bonnes relations qui lient notre pays à la Cour Pénale Internationale (CPI). Selon le ministre de la Justice, notre pays est le premier État africain à signer, avec les Nations Unies, dès 1998, un accord concernant l’exécution des peines prononcées par la juridiction pénale internationale.
« À ce titre, 20 personnes condamnées par le Tribunal pénal international pour le Rwanda ont été accueillies dans les maisons d’arrêt du Mali, depuis décembre 2001. Une des personnes condamnées a entièrement purgé sa peine au Mali. 16 personnes sont actuellement détenues dans un quartier spécial de la maison d’arrêt de Koulikoro. Au regard de cette expression réussie, la CPI a signé avec le Mali un accord similaire le 13 janvier 2012 », a-t-elle révélé.
Avant cet accord, notre pays a ratifié le Statut de Rome de la CPI le 16 août 2000. Plus tard, le 5 septembre 2014, le protocole d’accord concernant les conditions d’installation et de travail du personnel de la CPI sur le territoire national. Ce protocole est lié à la saisine de la CPI par le Mali dans le cadre de la répression des graves violations des droits de l’homme survenues dans notre pays pendant la crise multidimensionnelle, en 2012.
Ainsi, faut-il rappeler qu’à l’occasion des enquêtes ouvertes par la CPI en janvier et février 2016, le Mali a conclu avec le bureau du procureur un accord de coopération judiciaire qui fixe les modalités pratiques des investigations au Mali. Rappelons que dans ce cadre, des points focaux ont été désignés dans des différents ministères pour faciliter le travail des enquêteurs sur place. De nombreuses requêtes d’assistance ont été formulées et le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme y a donné suite favorable, conformément aux stipulations de l’accord de coopération.
Le ministre a loué toutes ces bonnes relations entre notre pays et cette haute juridiction internationale : « le transfèrement du Malien Ahmed Al Faqi en septembre 2015 est la preuve concrète de l’engagement des hautes autorités à mener une lutte sans relâche contre les graves violations de droit de l’homme. L’affaire de crime de guerre, d’attaque contre les monuments culturels et religieux concernant Al Faqi Al Mahdi a déjà fait l’objet d’une audience de confirmation des charges. Le démarrage du procès est prévu pour le 22 août 2016. Et notre pays apporte à la Cour, toute l’assistance requise ».
En tout cas, les plus hautes autorités de notre pays sont engagées dans une lutte contre l’impunité, sous toutes ses formes, gage d’une paix effective et durable.

Christelle KONE




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